Le Tourisme Vegan se développe en France!

Parce que le Véganisme a toujours attiré  des créateurs talentueux au sein de son sillage, Vegan France est parti à la rencontre d’Alice Barousse, jeune femme pleine de spontanéité, qui a décidé de développer le Tourisme Vegan dans notre beau pays. Embarquons tous ensemble sur le Vegan Food Tour, et partons à la découverte des mille-et-une richesses du « véganisme à la française »…

1 – Le tourisme vegan est une activité plutôt novatrice. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à développer ce concept?

De base je connaissais déjà le principe du Food-Tour classique, qui est largement répandu aux États-Unis notamment. Étant végane depuis de nombreuses années, j’ai tout simplement décidé d’apporter ma touche «éthique» au concept, et de développer le tourisme végane. Initialement, mon projet de départ était d’ouvrir un magasin. Mais la complexité des financements étant très grande (un local commercial coûte cher), je me suis tout naturellement tournée vers un développement d’entreprise moins coûteux, et plus conforme à mes valeurs.

2 – À l’heure d’aujourd’hui, trois itinéraires sont disponibles sur votre site. L’un, déjà bien développé (Paris), et deux autres en cours de confection (Bordeaux et Toulouse). En quoi consiste un parcours de découverte « vegan » ?

Les itinéraires s’articulent autour d’une découverte culinaire, mais également culturelle! Pour ce qui est de Paris, mes circuits se concentrent principalement autour du quartier du Marais et de Belleville. Comme c’est moi-même qui organise les itinéraires, je fais en sorte d’emmener le visiteur hors des sentiers battus et de lui fournir moult anecdotes sur le quartier visité. Sur le plan culinaire, la découverte s’oriente tout d’abord sur un petit déjeuner, ensuite sur un déjeuner en deux parties (afin que la pluralité des saveurs soit au rendez-vous), pour finalement être ponctuée par un dessert. Toutes les informations sont disponibles sur mon site, n’hésitez-pas à venir y jeter un coup d’œil: www.veganfoodtours.fr

3 – Comptez-vous ajouter d’autres destinations à votre site?

Proposer d’autres parcours en France afin d’accroître la découverte du véganisme fait en effet partie de mes projets futurs. Car la demande est là! Et au risque de vous surprendre, j’ai actuellement beaucoup de client omnivores, ou flexitariens, qui s’intéressent au mouvement végane ! C’est un engouement qui ne peut que m’encourager à développer le concept un peu partout en France!

4 – En parcourant votre site avec attention, nous avons pu nous rendre compte que celui-ci est entièrement bilingue (anglais et français). Est-ce une manière pour vous d’attirer la curiosité des touristes anglo-saxons?

Le principe du bilinguisme permet surtout d’étendre mon champs d’action afin de promouvoir le véganisme «à la française» en dehors de l’Hexagone! De ce fait, c’est un large éventail de touristes qui se présente à moi lors de nos excursions. Comme je vous le disais précédemment, beaucoup d’entre eux ne sont même pas véganes mais montrent de l’intérêt pour ce mouvement. Ensuite, concernant les touristes étrangers, les américains y sont prédominants, en effet! Une prédominance qui ne surprendra personne compte tenu de l’ancienneté du mouvement végane dans ce pays.

5 – En faisant découvrir la culture, et les richesses culinaires de notre pays, vous vous êtes imposée, en quelque sorte, comme une ambassadrice du véganisme «à la française» non?  

Je n’ai pas cette prétention (rires)! Mais le principe de valoriser l’image gastronomique du véganisme en France va dans ce sens, effectivement! Cependant, il me faut préciser que je tiens à mon indépendance, et que je ne dépends d’aucun syndicat du tourisme. Idem pour les restaurateurs d’ailleurs! Le fait de proposer des circuits touristiques culinaires, ne m’oblige pas à être en partenariat avec la totalité des restaurateurs véganes que je croise sur ma route. Conserver son libre-arbitre est important, surtout dans un domaine aussi riche que le tourisme. Le véganisme rime avec liberté!

6 – Trois piliers semblent être primordiaux pour le Vegan Food Tour : L’écologie, la santé et l’éthique animale. Est-ce une manière pour vous d’élargir le débat face aux traditionnels discours qui ne se concentrent parfois que sur la seule cause animale?

Tout à fait! D’ailleurs au départ, j’étais devenue végétarienne dans un souci écologique. Par la suite, ces trois piliers fondamentaux m’ont grandement accompagné dans ma transition vers le véganisme. Selon mon point de vue, il est nécessaire de conserver une grande part d’honnêteté lorsque l’on devient végane. La plupart des touristes omnivores et flexitariens que je rencontre sont prioritairement sensibles aux enjeux concernant la santé alimentaire! Cela prouve qu’il ne faut surtout pas négliger tous les aspects du véganisme. Ils sont incontournables pour faire évoluer les mentalités.

7 – Actuellement, vous participez au concours La Fabrique Aviva, qui récompense les porteurs de projets d’entreprise. En quoi consiste ce challenge? Et quel en est l’aboutissement?

Il s’agit d’un concours des plus classiques, qui s’articule autour des votes des internautes. L’opiniâtreté faisant partie de mes qualités, j’ai décidé de relever le challenge! Bien que classique de prime abord, l’aboutissement de ce concours est loin d‘être anodin. Jusqu’au 10 avril (date de clôture es votes), 140 participants se démarqueront selon le nombre de suffrages obtenus individuellement. Pour ma part je vise des gains qui peuvent se monter à 25 000€. Une telle somme pourrait me permettre de continuer à développer mon activité, ainsi que la promotion du véganisme dans la France entière! N’hésitez pas à me soutenir en allant voter directement via le site du concours : https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/30-1386,

 

VEGAN FOOD TOUR : www.veganfoodtours.fr

 

Propos recueillis par Sylvain Bernière pour Vegan France.