Marche pour la fin du spécisme – Genève 2018

L’association PEA – Pour l’Égalité Animale organise le 25 août 2018 à Genève la Marche pour la Fin du Spécisme. Cet événement aura également lieu simultanément dans plusieurs villes du monde notamment en France, Australie, Nouvelle-Zélande, Slovénie, Allemagne, USA, etc. En outre, d’autres actions, tels des stands, des distributions de tracts, des manifestations statiques, auront lieu…

« Dans nos sociétés, notre rapport aux animaux est basé sur le spécisme. Par analogie avec le racisme et le sexisme, le spécisme désigne l’idéologie qui considère que la vie et les intérêts des animaux peuvent être méprisés simplement parce qu’ils sont d’une autre espèce. Le spécisme est indéfendable car les humains ne sont pas les seuls à ressentir des émotions et pour cette raison nous devons respecter la vie et les intérêts des autres êtres sensibles qui partagent cette planète.

Des injustices du passé ont été abolies ou réduites, comme l’esclavage ou le statut inférieur assigné aux femmes. Elles aussi étaient ancrées dans la conscience collective au point qu‘on les croyait éternelles. Mais l’histoire a montré le contraire. On peut facilement imaginer qu‘un jour les abattoirs seront considérés comme un symbole de barbarie. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à refuser l‘injustice envers les animaux, qui devient l‘un des débats de société les plus importants de notre siècle.

La Journée mondiale pour la fin du spécisme se donne pour but de dénoncer l’idéologie injuste qui rend possible cette barbarie. »

 

 

Parmi les revendications de la marche : Nouveau statut juridique – Abolition du statut de propriété

L’éthologie montre que les animaux ressentent des émotions et sont des individus à part entière. Pourtant, à cause de leur statut de propriété, on peut les acheter et les vendre comme s’il s’agissait de simples marchandises. A cause de cette situation, les intérêts futiles du propriétaire ont tendance à être considérés comme plus importants que les intérêts fondamentaux de l’animal, simple propriété. Cette situation est injuste car les animaux ne sont pas des choses et ne doivent donc pas être considérés comme la propriété d’autrui.

Une personnalité juridique est reconnue à des entités abstraites et artificielles comme les entreprises, pourtant les animaux, des êtres sensibles réels et concrets, dotés de préférences, de désirs et d’une personnalité propre ne bénéficient encore pas de ce statut. Une évolution est donc nécessaire.

De plus, les intérêts des animaux doivent pouvoir être représentés devant la justice par des associations de défense des animaux, des procureurs spécialisés s’occupant de la question animale ou des tuteurs pour animaux, autres que les propriétaires.

Nous demandons aux Parlements et aux instances judiciaires de construire et concrétiser un nouveau statut juridique pour les animaux les éloignant du statut de propriété et permettant qu’ils soient considérés comme des êtres sensibles dont les intérêts peuvent être sauvegardés en justice.

Cet événement est organisé en Suisse par PEA – Pour l’Égalité Animale.

En savoir plus sur l’événement : end-of-speciesism.org

Le programme des événements bientôt disponible ici : https://www.asso-pea.ch/fr/agenda/#event-208