Le véganisme et le recyclage, dans un souci d’éthique et de respect de l’environnement, ont toujours été étroitement liés, dans un souci d’éthique et de respect de l’environnement. C’est avec ce brassage de valeurs que Vegan France est parti à la rencontre de Jennie, créatrice de la marque FANTOME et grande gagnante du concours Vegan Award France organisé par le salon VeggieWorld Paris en octobre dernier. Lumière sur cette jeune femme passionnée par les circuits courts et le recyclage créatif…

Le sac Fantôme lauréat du Vegan Award France 2018 organisé par le salon Veggie World.

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Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel, et ce qui vous a conduit à évoluer dans les matières recyclées?

J’ai initialement suivi une formation en couture et en stylisme. Une formation que je n’ai point fini car cette immersion professionnelle m’a permis de me rendre compte que je n’aimais pas certains aspects de ce métier, à savoir : la rentabilité, et le rythme trop soutenu, qui s’articule principalement autour de l’obsolescence programmée des vêtements. Pour moi cela était tout simplement incompatible avec mon éthique personnelle.

Par la suite, j’ai enchaîné les stages dans l’élaboration de costumes de scène, puis dans le milieu orthopédique, où j’étais chargé de concevoir des sous-vêtements pour femme. Mais mon éthique était toujours bien présente. Du coup, avec le concours de mes parents, nous avons monté notre propre boutique d’articles Made in France en 2010. Cette dernière existe toujours, elle est située à Bordeaux et s’appelle Wan. FANTOME est venu quelques années plus tard, en 2014. De là, je me suis d’avantage positionnée sur des demandes ciblées, comme les sacs à dos par exemple, en renforçant la communication avec l’acheteur. C’est une démarche que j’aime beaucoup, celle d’être à l’écoute, et de réagir selon les réactions et anecdotes des clients. Il y a une vraie démocratie entre nous.

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Remise du Vegan Award France 2018 à Jennie de la marque FANTOME en octobre dernier au salon Veggie World Paris.

Recycler des chambres à air de vélo n’est pas anodin. Qu’est-ce qui vous a amené à vous inscrire dans une telle démarche?

Le recyclage existe depuis longtemps, c’est un fait, mais il est hélas souvent situé loin de chez nous, en Asie par exemple. Ce qui est dommage, car les matériaux de recyclage existent aussi chez nous. Je fais du vélo depuis longtemps, et l’idée de «sur cycler» les chambres à air m’est venue tout naturellement. J’aime beaucoup la couleur noire, et le rendu de ce caoutchouc recyclé donne une gamme de sacs vraiment très élégante. Nous avons d’excellents retours de clients, notamment sur les salons, qui restent persuadés qu’il s’agit de sac en cuir. De plus, la chambre à air est un matériau résistant et étanche, qui dure dans le temps. Son entretien est facile et ne nécessite que de l’eau et du savon de Marseille.

Le mot «FANTOME» en lui-même n’est pas un hasard. Il s’agit d’un mot qui fait référence à une fabrication elle aussi française. De plus, dans la culture populaire le fantôme se déplace sans laisser de trace sur terre. Il y a donc une analogie forte avec une ligne de conduite écologique.

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Les créations de FANTOME sont réalisées à partir de chambres à air recyclées.

Votre circuit de confection est presque exclusivement hexagonal, avec seulement quelques prestataires au sein de l’Union Européenne. Avez-vous rencontré des difficultés pour sa mise en place et son fonctionnement ?

Fort heureusement, il y a encore pas mal d’ateliers de confection en France, et cela n’a pas été trop difficile de trouver un savoir-faire inhérent à notre activité. Le travail de transformation du caoutchouc est, néanmoins, relativement long. Nous avons donc monté notre propre atelier à côté de Bordeaux afin de garder la mainmise sur nos différentes créations. Ca n’a pas été facile car nous n’étions pas maroquinier à la base. Il a fallut nous former, sur une période d’une année environ. Mais nous y sommes arrivés, à force de ténacité. À part quelques pièces, notamment métalliques, notre production est majoritairement hexagonale, ce qui est une bonne chose!

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Photo : Nidimages Works – Photography pour FANTOME.

Où les gens peuvent-ils se procurer vos créations?

Nous vendons sur les foires, mais aussi sur les salons, et bien entendu sur Internet. Nous avons également établi des partenariats, un peu partout en France, avec des revendeurs et des boutiques, dont la liste est consultable sur notre site.

Que souhaiteriez-vous développer à l’avenir pour la marque FANTOME ? Avez-vous des projets annexes?

Parallèlement à nos gammes de sacs et de portefeuilles, nous commercialisons aussi des t-shirts et des chaussettes en coton bio, fabriqués en France. C’est une démarche que j’apprécie beaucoup. J’aimerais, dans l’avenir, pouvoir développer d’autres matières végétales comme le lin et le chanvre, ainsi que des fibres faites à partir de plastique recyclé. J’ajouterais enfin qu’actuellement les feutrines qui composent nos sacs sont recyclées à hauteur de 50%. Nous espérons bien atteindre les 100% dans un futur assez proche. S’inscrire dans un recyclage dynamique est essentiel pour moi !

Photo : T-shirt made in France 100% coton par FANTOME.

Consultez la fiche de la marque FANTOME sur l’Annuaire Végane.

 

Article par Sylvain Bernière pour l’association Vegan France.

Véritable passionnée de la scène, c’est avec le trio des Taupe Models que Céline Ianucci s’est faite connaître du grand public à la fin des années 90 et au début des années 2000. Active au sein des pièces de théâtre Arrête de pleurer Pénélope en 2005, d’Apéro Thérapie en 2014 et de Donne moi ta chance en 2015, la comédienne d’origine lyonnaise ne possède pas moins de quatre one-woman-show à son actif ! Après Elle manque pas d’air en 2007, Sans demi-mesure en 2009, puis C’est pas un peu trop? en 2010, Céline Ianucci nous est revenue en 2017 avec le spectacle V comme Végan. Face à cette éthique subtilement mise en scène, la rédaction de Vegan France est partie à la découverte de cette femme aux convictions bien aiguisées.

Votre carrière théâtrale et artistique met en exergue un éclectisme affirmé. One Man Show, pièces de théâtre, courts-métrages… Était-ce une volonté de votre part de toucher ainsi à différentes disciplines ?

L’éclectisme de mon parcours s’explique en plusieurs points. Le premier vient de l’expérience que j’ai initialement acquise dans le milieu de l’informatique. Déformation professionnelle oblige, j’ai développé ce besoin de développer des choses, de façonner des projets. Deuxièmement, toucher à tout est un précieux atout dans le milieu du spectacle et de la scène. Et comme j’aime jouer dans ce que j’écris, cela tombe plutôt bien d’avoir plusieurs casquettes! Enfin, cela a toujours été important pour moi qu’il y ait un réel propos sur scène, d’où mon investissement dans l’écriture de mes propres spectacles. Je ne regrette rien. C’est un choix personnel, qui demande de la persévérance et un certain goût pour la lutte.

À quand remonte votre histoire avec le véganisme? Et qu’est-ce qui vous poussé à mettre votre propre expérience en scène?

Mon histoire avec le véganisme remonte à environ quatre ou cinq ans. Même si avant cela j’étais déjà un peu végétarienne sur les bords. Depuis longtemps j’avais cette conscience éthique en moi. Il m’était tout bonnement impossible de faire du mal à un être-vivant, pas même à un moucheron! Mon évolution personnelle se poursuivit tout naturellement vers le véganisme, lorsque je me suis rendu compte que ne plus consommer de matières d’origine animale était tout à fait possible.

Au-delà de mon expérience, V comme Vegan résulte surtout de mon envie d’être utile, de présenter le véganisme comme ludique, et de propager un mode de vie que je considère comme du bon sens.

Quels ont été les premiers retours de V comme Vegan? Avez-vous ressenti de l’hostilité? De la sympathie? De la curiosité?

Parler de vérité sur scène n’est pas toujours chose aisée. Certains peuvent parfois se retrouver mal à l’aise, malgré les décalages et le second degré. Dans l’immense majorité des cas, les gens manifestent surtout une satisfaction mêlée de curiosité, ce qui n’est guère étonnant. De mes spectacles, j’ai pu voir des gens pleurer, et quelques prises de conscience parfois. Pour anecdote, un soir une jeune fille est arrivée vers moi en larme, et m’a confié que c’était grâce à moi qu’elle était devenue végétarienne! J’aime me mêler au public après le spectacle… Il en ressort beaucoup de discussions, de débats improvisés. Les retours sont très riches.

Les récents actes de vandalisme commis par des militants anti-spécistes ont cependant été préjudiciables à mes représentations, puisque j’ai constaté une fréquentation diminuée de moitié en l’espace de quelques mois.

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Céline Iannucci, l’auteur et interprète du spectacle V pour Vegan.

Votre One-Man-Show est essentiellement joué à Lyon. Avez-vous pour ambition d’en faire un spectacle à envergure nationale? Que vous manque t-il aujourd’hui pour rendre votre spectacle plus visible aux yeux des spectateurs?

Oui bien sûr! Mais cela s’avère compliqué car je me bats seule afin d’en faire la promotion. À l’heure actuelle certaines salles ont encore du mal à promouvoir un tel spectacle dans leurs programmations. Acquérir de nouvelles dates s’avère donc compliqué. Prospecter, me vendre, n’a jamais été mon fort. Mais n’ayant pas d’agent artistique je suis obligé de le faire moi-même.

Lors de ma participation au festival d’Avignon, j’avais sollicité des subventions et des dons, mais ce n’est désormais plus la priorité. Il me faut renforcer ma communication, car cette dernière finit toujours par payer. Pour preuve, je vais bientôt jouer à Thorigny-sur-Marne le 26 et le 27 octobre 2018, et j’aurais peut-être des dates qui se feront à Marseille en mars de l’année prochaine, mais rien n’est encore confirmé!

À côté de cela, j’aimerais pouvoir organiser une sorte de grand plateau à Paris, où se réuniraient tous les responsables, les «pointures» de la cause animale. Une sorte de Zénith où les débats cruciaux de la cause pourraient bénéficier d’une diffusion digne de ce nom. Cela demande beaucoup d’organisation par contre. À méditer!

Prochaines dates: du mercredi au samedi, jusqu’au 20 octobre, Le Complexe à Lyon.

Réservations: www.lecomplexedurire.com

Site de l’actrice Céline Iannucci : https://www.celineiannucci.com/

Article par Sylvain Bernière pour l’association Vegan France.

Autre article sur le même sujet : World Man Bio

À l’heure où la maltraitance animale dans l’industrie du lait et de plus en plus probante, des iconoclastes végétaliens ont commencé à se tailler la part du lion sur le marché très traditionnel du fromage. Et parce que les alternatives éthiques sont plus que primordiales de nos jours, VEGAN FRANCE est parti à la rencontre de ces révolutionnaires du 0% lactose.

On les connait, et cela fait de nombreuses années qu’ils sont présents dans le vaste réseau de distribution des produits végétaliens. Vingt cinq années d’expérience pour l’entreprise WHEATY (dont le fondateur fût d’ailleurs le pionner du tofu en Allemagne à partir de 1978), qui commercialise ses produits fromagers 100% végétal au travers de diverses enseignes européennes. Avec plus de cent employés travaillant à la production, la fameuse usine installée dans le Bade-Wurtemberg tourne à plein régime depuis 1993. Commercialisant essentiellement des produits bio et garantis sans huile de palme, WHEATY, propose une large gamme de dérivées végétaliens: « Végé Saucisses », « Végé Tranches », « Végé Poêlées »… Une démarche éthique qui rime avec activité industrielle.

C’est également le cas pour la fameuse marque NATURE ET MOI qui vend ses produits bios (mais aussi sans gluten, et sans soja) dans des chaînes de distribution très communes comme Hyper U et Auchan. Il est à noter que cette marque s’exporte d’ailleurs très bien à l’étranger, dans des pays comme l’Afrique-du-Sud et la Russie. Les produits industriels, presque exclusivement conditionnés sous plastique, ne sont malheureusement pas un modèle de développement durable, et calfeutre un peu l’aspect « biologique » de ses ingrédients… Un petit dommage donc…

Photo : Nature et Moi et Wheaty.

Mais qu’en est-il du marché du fromage végane chez les petits fabricants?

Après enquête minutieuse de notre part, il apparaît clairement que l’audace et la créativité y prennent toute leur ampleur, dans un contexte éthique clairement engagé.

En Moselle

C’est le cas par exemple de LES PETITS VEGANNE, puisque cette petite entreprise familiale basée en Moselle s’est engagé, à travers une charte personnelle, à fournir des produits biologiques, non traités ou raffinés, dont les ingrédients sont majoritairement issus des circuits courts ou équitables. Mais pour cette petite entreprise, l’éthique ne s’arrête pas à son aspect uniquement culinaire, puisque l’engagement s’étend jusqu’à l’utilisation de produit d’entretien bio et non testés sur les animaux. Enfin, les modes de livraison se limitent volontairement à 24 heures maximum, dans un souci de respect de la chaîne du froid. LES PETITS VEGANNE s’engage même à prendre en charge une partie des frais d’expédition puisque ces derniers sont assez onéreux de part leur rapidité et leur conditionnement.

Photo : Les Petits Veganne.

En auvergne

Un engagement que l’on retrouve également chez les auvergnats de LA PETITE FRAWMAGERIE. L’entreprise, basée dans le cœur de Clermont Ferrand (à quelques pas de la station de tram de Gaillard) s’engage également à produire du 100% végétal, biologique, à base d’emballages recyclables, en partie issus de la récupération. Les modes de livraison sont similaires eux aussi, grâce à Chronofresh (qui garanti la livraison d’un produit conditionné entre 0 et 4°… et entièrement gratuite, lorsque la commande dépasse les 100 euros. LA PETITE FRAWMAGERIE, en plus de son site internet, bénéficie d’un petit réseau de distribution non négligeable à travers la France.

photo : La Petite Frawmagerie.

En Ile-de-France

Nouveaux venus sur le marché, LES NOUVEAUX AFFINEURS se sont très vite démarqués de leurs principaux concurrents en se spécialisant, comme leur nom l’indique, dans un affinage des plus poussés. Accompagnés de maîtres fromagers talentueux, LES NOUVEAUX AFFINEURS ont été une très belle révélation au We Love Green Festival, ainsi qu’au Veggie World Festival en avril 2018. À l’heure où nous écrivons ses lignes, la marque ne bénéficie d’aucune distribution dans les magasins spécialisés. Il est néanmoins possible de commander leurs fabuleux produits sur le site ulule.com, où un projet de développement de leur activité est en cours. Les trois produits que commercialisent Les Nouveaux Affineurs portent cependant déjà la marque de fabrique de l’entreprise : « L’affiné de Margot », assez doux, ressemble étonnement à du camembert, « l’affiné de Germain », développe au contraire une texture à base de levain, avec une saveur beaucoup plus boisée. Quant à « l’affiné d’Albert », il se caractérise principalement par un goût plus caractériel, plus piquant. Une jolie palette fromagère donc…

Photo : Les Nouveaux Affineurs

Enfin, JAY AND JOY, dont le point de vente est situé dans le onzième arrondissement de Paris, développe des produits dans la même verve que ces deux précédents concurrents. Créé par une vénézuélienne, désireuse d’apporter une saveur supplémentaire dans la gastronomie française, JAY AND JOY propose une impressionnante gamme de fromages, aux recettes étonnantes. Une gamme que les curieux ont d’ailleurs eu l’occasion de déguster, en mai dernier, grâce aux fameux ateliers de dégustation vin et fromage 100% végétal, organisés par Double V (vins et végétal).

Photo : Jay and Joy.

Derrière DOUBLE V se cache en réalité Claire Brachet, une œnologue et gastronome végétalienne qui a décidé de transformer sa passion professionnelle en partage à grande échelle. À travers différents ateliers (découverte de la cuisine grecque, japonaise ou chinoise) avec le vin végétal comme épicentre gustatif, c’est une farandole de mets et de goûts que le participant peut découvrir. Preuve que le développement d’un nouveau gout éthique peut se faire dans la continuité traditionnelle de notre gastronomie.

Que ce soit LES PETITS VEGANNE, LA PETITE FRAWMAGERIE, ou JAY AND JOY, ces artisans passionnées se retrouvent autour de recettes biologiques et de fromages crus, la plupart du temps sans gluten. Les principaux ingrédients que contiennent leurs fromages, sont axés la fermentation de noix de cajou et d’amande, qui donne à leurs produits une saveur quasiment proches des fromages de chèvres laitiers. Des ingrédients naturels, aucun produit chimique, des emballages biodégradables, des conditions de transports idéales… l’industrie fromagère végane a de beaux jours devant elle…

Photo : Tomm’Pousse.

Et pour preuve! 2018 marque un tournant dans le développement des fromages végétaux, puisque deux artisans passionnés (TOMM’POUSSE et LA PETITE FRAWMAGERIE) ont récemment remporté le prix de la sixième édition du Concours National de la Création Agro-Alimentaire Bio, organisée cette année par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Gers. Les prémices d’une belle expansion culinaire! (voir l’article ici : http://campagnesetenvironnement.fr/la-creation-agro-alimentaire-bio-recompense-le-fromage-vegetal/)

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Les marques et entreprises mentionnées dans l’article :
Ateliers Vin et Cuisine végétale : http://doublevvine.com/category/atelier-oenologique/
LA PETITE FRAWMAGERIE : https://www.lapetitefrawmagerie.com/
TOMM’POUSSE : https://tommpousse.fr/
JAY AND JOY : https://www.jay-joy.com/
LES PETITS VEGANNE : http://www.petits-veganne.fr/
NATURE ET MOI : http://www.nature-moi.fr
WHEATY : https://www.wheaty.fr/
LES NOUVEAUX AFFINEURS : https://lesnouveauxaffineurs.wixsite.com/lesnouveauxaffineurs
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Crédit photo principale : Site internet TOMM’POUSSE.
Article par Sylvain Bernière pour l’association Vegan France.

Parce qu’être un entrepreneur ambitieux ne suffit pas, le véganisme a toujours eu besoin de ces personnes passionnées qui connectent les gens entre eux, de ces propagateurs d’informations qui enrichissent chaque jour la rubrique éthique de notre quotidien. C’est avec cet état d’esprit que VEGAN FRANCE est parti à la rencontre de Caroline, jeune femme de 27 ans qui contribue à promouvoir le véganisme via son blog : La Coquette Éthique.

Sur votre blog vous vous présentez comme végétalienne. Pouvez-vous nous expliquer votre parcours, et votre évolution vers le «consommer éthique»?

Je n’étais pas végétalienne mais végétarienne lorsque j’ai ouvert mon blog il y a un peu plus de deux ans. Il était cependant déjà important pour moi de ne pas acheter de cuir, ainsi que des produits testés sur les animaux. Progressivement, mes recherches personnelles, et de plus en plus ciblées, m’ont aidé à évoluer vers un végétalisme accessible, celui qui nous correspond car il implique une recherche par soi-même. La conversion fût donc assez simple pour moi.

D’ordinaire beaucoup de bloggeurs se bornent à une seule et même discipline, à un sujet de prédilection en particulier. Mais lorsque l’on regarde attentivement votre blog, on y trouve mille et une rubriques sur le véganisme. Est-ce important pour vous d’être sur tous les fronts?

Cela est important en effet! C’est une manière pour moi de ne pas me bloquer en me mettant des barrières. Il n’y a pas plus salvateur que la diversité des informations. Je n’aime pas la lassitude, ce qui explique pourquoi je me disperse souvent par nature. Cela m’aide!

Cuisine, mode, voyage, lifestyle… comment arrivez-vous à vous organiser au milieu de toutes cette masse d’informations riches en découvertes?

Je m’organise sur mon temps perso bien évidemment, car je ne vis pas de mon blog. J’essaye toujours d’avoir vingt à trente articles à l’avance, que je rédige selon les moments et les saisons. Je poste en moyenne deux articles par semaine lorsque des périodes productives, et environ un article tous les quinze jours lors des périodes plus creuses. J’anticipe beaucoup, tout en restant très imaginative.

Rédiger des articles, et mettre en ligne des liens concernant des informations éthiques constituent déjà un engagement profond de votre part. Mais cela ne semble pas vous contenter entièrement puisque vous n’hésitez pas à vous mettre vous-même en scène dans des vidéos explicatives. Est-il nécessaire selon vous de donner autant de sa personne pour transmettre l’information?

Les vidéos sont axées sur des informations moins complexes que dans mes articles écrits. J’ai choisi ce mode de communication pour toucher un public bien plus large. Le format est simple et touche logiquement beaucoup plus de monde. Personnellement j’aimerais réaliser d’avantage de vidéos, mais la charge de travail est colossale! Cela demande un sens aigu de l’organisation car parallèlement à cela mon blog est déjà assez chronophage.

Quels sont vos souhaits pour l’avenir? Étoffer votre blog? Évoluer vers un procédé d’information plus ambitieux?

D’un point de vue professionnel, j’aimerais d’avantage évoluer autour de la mode éthique. En ce qui concerne mon blog, je souhaite le laisser vivre et s’enrichir tout naturellement. De ce côté-là je pense avoir atteint mes propres limites. Je verrais bien par la suite ce qui se présente à moi. J’adore communiquer et faire ce que je fais. La propagation de l’information est une véritable passion pour moi.

Lien Internet: https://lacoquetteethique.com/

Propos recueillis par Sylvain Bernière pour Vegan France.

C’est une excellente nouvelle qui s’annonce pour les français amateurs de cuisine végane… puisque COPPER BRANCH, la célèbre chaîne de restauration canadienne 100% végétale, débarque en France avec un premier établissement à Brest ! Début de l’aventure prévue pour juin 2018 ! Toujours soucieux d’être au plus près de l’actualité économique végétalienne, VEGAN FRANCE est parti à la rencontre de Martin Ayotte, directeur de COPPER BRANCH pour le marché européen, afin qu’il nous explique plus en détail ce que sera la philosophie culinaire de son enseigne dans notre beau pays.

Pouvez-vous nous expliquer l’origine de Copper Branch, ainsi que les motivations de son fondateur (Rio Infantino), pour les véganes français qui ne vous connaîtraient pas encore?

L’épopée de Copper Branch a démarré à Montréal. À l’origine, Rio Infantino était un multi franchisé qui travaillait pour l’enseigne Subway. Un poste a responsabilité, mais qui ne le satisfaisait pas complètement. Déçu par l’offre peu équilibrée, et le manque d’éthique de l’enseigne, il se dirigea progressivement vers quelque chose de plus naturel, en conformité avec ses valeurs végétaliennes. C’est ainsi qu’il ouvrit ses premiers restaurants Copper Branch durant l’année 2015. Le succès fût, bien évidemment, très vite au rendez-vous. Et les choses s’accélèrent encore aujourd’hui ! Actuellement nous avons 21 restaurants d’ouverts. Mais d’ici 2019, c’est environ une centaine de restaurants qui devraient voir le jour, rien qu’au Canada.

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« Vous êtes plus végétalien que vous ne le pensez! » Devise Copper Branch

«La puissance végétale» apparaît comme le slogan de Copper Branch. Votre site internet met d’ailleurs en avant des menus concoctés à base d’aliments puissants. Un terme assez surprenant pour un consommateur non-averti. Qu’est-ce donc qu’un aliment puissant selon vous?

De part le monde, le véganisme est souvent considéré comme péjoratif, souvent à cause de clichés qui ont la vie dure, mais aussi à cause de produits, proposés dans le commerce, où la qualité n’est pas souvent au rendez-vous. Pour ce slogan nous avons tout simplement fait une traduction littérale de l’anglais. Selon Copper Branch, la puissance est associée à un apport nutritif sain et 100% végétal. C’est un adjectif largement positif, à l’image du véganisme contemporain.

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Sandwichs gourmets, bols énergisants, chili au quinoa, ou encore brownies aux courgettes… les différents menus végétaliens que vous proposez au Canada ne semble pas rencontrer d’obstacle en ce qui concerne la créativité. Comptez-vous adapter, ou proposer, les mêmes menus pour le marché végétalien européen?

Ce seront effectivement les menus déjà servis au Canada qui seront proposés à la clientèle européenne. Tout du moins durant les premiers mois, afin d’étudier le marché français, belge et monégasque. Au Canada ce sont les bols énergisants qui marchent le mieux par exemple. Dans toute entreprise il est nécessaire de prendre la tension et de savoir ce qui pourra le plus plaire aux consommateurs. En ce qui concerne l’adaptation, les quantités servies seront réduites et calibrées pour marché européen. En Amérique du Nord les clients, véganes ou non, ont tendance à manger plus «copieusement».

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Création, nutrition et écologie semblent être les trois piliers fondamentaux de Copper Branch. Une devise encore marginale dans le milieu très concurrentiel des chaînes de restauration. Serait-ce le début d’une révolution alimentaire et éthique selon vous?

C’est vrai! Et nous sommes tout à fait conscients de cela. C’est, initialement, la vision de notre fondateur, Rio Infantino. Une vision à la fois éthique et soucieuse de l’environnement. Une vision désireuse d’offrir la meilleure alimentation possible à chacun, avec la satisfaction de ne pas se nourrir grâce à la souffrance animale.

Le premier COPPER BRANCH français ouvrira ses portes en Bretagne, plus précisément à Brest, en juin 2018. Un événement que VEGAN FRANCE ne manquera pas de couvrir médiatiquement. Avez-vous des objectifs précis concernant le nombre de franchises qui s’installeront dans notre pays ?

À Brest, c’est Thibault Duvivier qui sera le premier franchisé français de Copper Branch (emplacement prévu au 5 rue Kerebecam, à proximité de l’hôpital Morvan). Un entrepreneur passionné que je vous invite à connaître! Au niveau national, nous visons l’ouverture de cinq franchises durant l’année 2018. Cependant, d’ici les cinq prochaines années, ce sont environ cinquante restaurants qui ouvriront leur porte sur le territoire français. Nous sommes très enthousiastes quant à la suite des événements.

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Quel devra être le profil des futurs franchisés qui géreront les restaurants Copper Branch en France?

Chez Copper Branch nous ne cherchons pas nécessairement des restaurateurs. Nous n’avons d’ailleurs pas de chefs dans nos restaurants. Les profils que nous ciblons se doivent d’être passionnés par le contact avec la clientèle, et bien évidemment par le véganisme… qui constitue la valeur sacrée de notre enseigne. Pour conclure : nos futurs franchisés seront des femmes/hommes d’affaire qui porteront avec fierté les piliers fondamentaux qui nous animent.

Un petit mot pour les followers de VEGAN FRANCE?

Nous sommes contents, car jusqu’à présent nous avons été très bien accueillis sur le marché français. Que pourrais-je dire? Copper Branch c’est avant tout l’expérience. L’expérience du goût de la puissance végétale. J’invite tous vos followers à venir prendre du bon temps dans nos futurs restaurants 100% végétaliens!

Site web de l’enseigne : https://copperbranch.ca/fr/

Vous souhaitez ouvrir un restaurant avec Copper Branch ? : http://www.toute-la-franchise.com/franchise-17622-copper-branch.html

Propos recueillis et article par Sylvain Bernière pour l’association VEGAN FRANCE.

Qui a dit que les véganes n’avaient pas d’humour? Si les clichés austères sur le véganisme ont la vie dure, des humoristes comme Jay sont désormais de la partie pour détourner les idées reçues! Vegan France s’est entretenu avec ce jeune comédien plein de talents afin qu’il nous explique plus en détail les fondements mêmes de « l’humour à la végane »… Moteur, action…!!!

Pouvez-vous nous relater votre parcours, et ce qui vous a poussé à fouler les planches du Théâtre Bô Saint-Martin? Une envie de communier avec le public?

C’est effectivement une bonne raison oui. Dès mon plus jeune âge j’aimais déjà raconter des histoires aux autres, avoir une position de narrateur. C’était une passion que je comblais également en réalisant des bandes dessinées d’ailleurs. Bien plus tard, je me suis dirigé vers des études de droit, rien de bien passionnant au final… jusqu’à ce fameux stage que j’ai eu l’opportunité d’effectuer à l’ambassade de France en Inde. Ce changement radical de culture et de cadre de vie fut comme un déclic pour moi. Le moment de changer de vie, de vivre mes rêves et de me dépasser…. Je me suis donc mis à voyager, encore et encore. Progressivement, le champ des possibles s’est ouvert à moi, avec cet inexpiable envie d’être le héros de ma propre vie. De là, les projets se sont enchaînés. Aussi divers que variés. J’ai écrit des ouvrages, tenu un blog, réalisé des vidéos pour YouTube, et enfin… je me suis finalement décidé à me rendre sur Paris afin de suivre des cours de comédie dans une école. La suite, on peut la voir tous les mercredis soir à 20 heures au théâtre du Boulevard Saint-Martin. Mon parcours est un long processus que je ne regrette absolument pas. À l’heure d’aujourd’hui tout s’enchaine bien, les représentations fonctionnent et rencontrent un certain succès. Sans compter le plus important : je suis dans mon élément.

Le végétarisme représente l’épicentre de votre spectacle. Ce qui constitue une première dans un pays comme la France. Quelque chose de relativement novateur pour un One Man Show. À quand remonte votre engagement pour une alimentation éthique? Et pourquoi vouloir le mettre ainsi en avant?

Mon amour pour les animaux constitue la base de mon engagement, mais le fait d’inclure un tel sujet dans mes représentations est un peu le fruit du hasard. Pour anecdote, mon tout premier sketch incluait déjà le véganisme, et avait été écrit suite à un challenge entre amis, sans autre but que de nous amuser entre nous. Par la suite, j’ai continué tout naturellement dans cette voie, dans ce genre d’humour où je pointe souvent l’ignorance du doigt.

La principale ambition dans mes représentations et de créer un contexte de discussion entre un végétarien et un omnivore, avec les différents enjeux écologiques et éthiques qui l’accompagnent. Finalement, l’aspect ludique de mon spectacle est spécifiquement dédié à ceux qui souhaiteraient découvrir tous les aspects du végétarisme et du véganisme. L’humour qui s’en dégage est fédérateur par contre, et s’adresse au plus grand nombre. Mes sketchs se veulent profondément humanistes, et cherchent à combattre l’ignorance et le manque d’imagination… qui sont les pires ennemis du végétarisme quand on y regarde de plus près.

Jay sur scène et son fameux « collier carotte ».

Parallèlement au végétarisme, les voyages constituent l’un des piliers centraux de votre spectacle. Est-ce par le biais de votre goût pour le dépaysement que vous avez acquis vos différentes expériences culinaires 100% végétales?

Pas tout à fait, je m’étais forgé ma propre éthique bien avant d’entreprendre des voyages de part le monde. Tout petit déjà, je me considérais comme un véritable héros pour les animaux. Je passais mon temps à défendre les différentes espèces que je croisais (escargots, oiseaux, etc…). D’un point de vue strictement alimentaire, mes débuts dans le végétarisme sont partis d’un challenge (encore un !). L’idée de base était de me passer de viande durant un weekend barbecue avec des amis. Chemin faisant, j’ai tout naturellement perduré dans cette voie. Il m’a fallut un peu de temps, mais aujourd’hui c’est un régime alimentaire que je vis pleinement, avec bonheur. Cependant il est important pour moi de préciser que je suis contre le jugement, et que je ne tiens pas à faire la morale aux omnivores. Chaque individu se doit d’évoluer à son rythme, et de reconnaître les efforts de chacun.

Mon principal leitmotiv? Le positivisme! Mon personnage sur scène est d’ailleurs «végane mais sympa». De nos jours, le véganisme est encore considéré par trop de monde comme l’antithèse de la virilité et du sportif de haut niveau. Je veux briser les clichés, et mettre en exergue les vérités qui fédèrent!

Votre look détonne: cheveux longs… et vêtements de couleur vert! Chose rarissime dans les métiers de scène! N’avez-vous pas peur que votre impétuosité végétarienne ne mette à mal les superstitions théâtrales actuelles (le vert étant sensé porter malheur sur scène)?

(Rires) Je n’ai pris que tardivement connaissance de cette superstition concernant la couleur verte. Soi-disant que Molière serait mort sur scène en portant des habits de cette couleur… de mon propre point de vue je trouve que c’est une des plus belles manières de mourir puisqu’elle intervient dans un contexte scénique et artistique. J’assume donc pleinement le fait d’arborer la couleur du végétarisme!

Jay dans les studio de France Bleu pour la promotion de son spectacle.

Adepte des vidéos trottoirs, confectionneur de colliers de carottes dans le but de les offrir, participation du public à vos spectacles… Votre goût du contact serait-elle sans limite? Et vous pousserait-il vers d’autres projets?

Effectivement! En dehors de mes spectacles je participe régulièrement à des rassemblements en forêt, où j’y ai découvert le goût des autres, et l’audace de la communication. Ce principe du contact est profondément ancré en moi. Idéalement, j’aimerais d’ailleurs que chacune de mes représentations se terminent dans une communion, où tout le monde se tiendrait par la main. Je suis philanthrope!

Pour l’instant je me laisse porter par le moment présent et ce que j’aime faire. Mes projets futurs sont encore assez flous. Je n’aime pas la routine et le train-train quotidien. Sur scène, il n’y a rien de répétitif, je m’éclate et me déconnecte complètement!

Jay est en spectacle tous les mercredis soirs à 20h au Théâtre Bô Saint Martin, 19 Boulevard Saint-Martin – 75003 PARIS.

Réservations: http://www.billetreduc.com/209235/evt.htm

Retrouvez Jay sur Facebook : https://www.facebook.com/Roustan.Jerome

Le véganisme n’a pas de frontières, et c’est dans le domaine du textile équitable que Vegan France est parti à la découverte de Myriam, jeune femme passionnée par la mode et par la culture végane. Une rencontre qui vaut le détour…

Dans un contexte de mondialisation, où le « Made In Asia » a le vent en poupe, proposer des vêtements fabriqués exclusivement en Europe est un pari audacieux. Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à développer un tel concept?

Après des études dans la mode, j’ai eu l’opportunité de travailler plusieurs années dans la mode, en France, mais aussi au Japon. C’est dans ce pays d’ailleurs que j’ai commencé à entendre parler d’éthique. La communication des grandes entreprises textiles était lisse, et couvrait la plupart du temps une autre vérité, beaucoup plus sombre. Le Made In China était déjà très présent à l’époque, et je ne me posais pas de question. C’est l’association Greenpeace qui m’a ouvert les yeux, à travers plusieurs études concernant la toxicité des vêtements de basse, moyenne… et haute gammes! Un problème de conscience de plus en plus probant s’imposait en moi. Au final, comme les perspectives d’emploi dans le textile équitable était peu fructueuses, je me suis décidé à monter ma propre chaîne de vêtements!

Le véganisme est étroitement lié à votre gamme de vêtements, par le biais du Lin Normand. D’où vous vient ce combat pour la promotion des fibres textiles 100% végétales?

Initialement j’avais commencé mon activité en 2013 en proposant une gamme de vêtements confectionnés avec de la laine. Mon exigence était de travailler uniquement avec des éleveurs ne travaillant pas avec des abattoirs. Progressivement, je me suis aperçu qu’un certain nombre d’éleveurs vendaient leurs moutons pour la laine, mais aussi pour la viande! De plus, beaucoup d’entre eux ne se posaient aucune question d’ordre éthique, alors que la production de laine ne nécessite en aucun cas l’abattage d’animaux. Sans compter la quasi-absence de circuits courts dans ce milieu… En tout logique, je me suis donc tout naturellement tournée vers les fibres végétales, et ce fût une révélation. La plupart des coopératives de lin sont d’ailleurs gérées par quantité de personnes qui partagent mes valeurs éthiques! Je me suis tout de suite senti à l’aise, dans mon élément!

Crédit photo : La Révolution Textile

Crédit photo : La Révolution Textile

Les points de vente, en dehors de votre site internet, sont étonnement nombreux. Et surtout variés! On y trouve des cafés, des friperies, des locaux associatifs, ainsi que d’autres sites internet… Une manière pour vous de toucher un large public?

Je vends essentiellement via des circuits alternatifs. Faute de moyens, je ne participe à aucun salon professionnel, et n’effectue aucune prospection commerciale. Les points de vente indépendants ont cet extrême avantage de pouvoir choisir leurs marques ; Et ce principe d’indépendance est indissociable de la mode éthique. C’est aussi une histoire d’organisation et de confiance. À chaque collection il faut que je fasse attention à mes marges, et que le point de vente en question accepte de prendre un risque. L’éthique est un véritable engagement!

Votre site internet consacre une large place à divers interviews et enquêtes qui concernent les vêtements véganes. Est-ce important pour vous d’informer les clients avant tout achat potentiel?

La transparence est très importante pour moi, ce qui explique pourquoi tous mes certificats sont affichés sur mon site. La transparence compte également pour le prix de mes articles, bien entendu. Mon concept se calque strictement sur le local, et sur ce qui peut être tracé. C’est l’aboutissement d’une longue réflexion. En ce qui concerne mes différents interviews et reportages, il m’a fallut presque dix-huit mois pour les réunir sur mon site. L’information n’est pas un vain mot, et nécessite une investigation poussée. C’est également une forme de respect envers le client… que toutes les marques devraient adopter.

Le process de fabrication de vos vêtements passe par la France, la Pologne et le Portugal. Il nécessite également l’intervention de plusieurs prestataires, afin de garantir une traçabilité exclusivement européenne. N’avez-vous pas rencontré trop de difficultés pour mettre en place tous les rouages de votre chaine de production?

Si si, ça a été dur, car d’un point de vue éthique beaucoup de prestataires ne souhaitaient pas communiquer sur l’origine de certains de leurs produits. D’un point de vue organisationnel, je n’ai trouvé personne en France capable de tricoter le lin, alors qu’il s’agit d’une espèce endémique! Mais à force de pugnacité j’ai fini par trouver ce savoir-faire en Pologne et au Portugal… donc sans quitter le continent européen!

Avez-vous d’autres ambitions pour l’avenir? Comme développer une gamme de vêtements pour hommes, ou pour enfants par exemple?

Au début de mon activité je me suis lancé dans la confection d’une gamme de vêtements destinée aux hommes, mais travaillant seule, et uniquement avec des indépendants, j’ai dû provisoirement arrêter cette gamme car cela nécessitait quantité de stylistes et prestataires supplémentaires! Mes moyens humains et financiers ne me le permettaient pas. Lorsque l’embauche d’employés sera possible, je pourrais à nouveau me lancer dans l’élaboration de gammes à destination des hommes, mais également des enfants et des nourrissons. À suivre donc…

J’aimerais également participer acquérir les moyens financiers qui me permettraient de participer à des salons professionnels, et multiplier ainsi mes circuits de vente. En 2017 j’ai été, pour la première fois, en situation de bénéfice. Je suis donc très confiante pour l’avenir. Un avenir que seuls les clients soucieux de l’éthique peuvent rendre radieux!

Lien: http://www.larevolutiontextile.com/fr/

Crédit photo : La Révolution Textile

Propos recueillis par Sylvain Bernière pour Vegan France.

Parce que le Véganisme a toujours attiré des créateurs talentueux au sein de son sillage, Vegan France est parti à la rencontre d’Alice Barousse, jeune femme pleine de spontanéité, qui a décidé de développer le Tourisme Vegan dans notre beau pays. Embarquons tous ensemble sur le Vegan Food Tour, et partons à la découverte des mille-et-une richesses du « véganisme à la française »…

1 – Le tourisme vegan est une activité plutôt novatrice. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à développer ce concept?

De base je connaissais déjà le principe du Food-Tour classique, qui est largement répandu aux États-Unis notamment. Étant végane depuis de nombreuses années, j’ai tout simplement décidé d’apporter ma touche «éthique» au concept, et de développer le tourisme végane. Initialement, mon projet de départ était d’ouvrir un magasin. Mais la complexité des financements étant très grande (un local commercial coûte cher), je me suis tout naturellement tournée vers un développement d’entreprise moins coûteux, et plus conforme à mes valeurs.

2 – À l’heure d’aujourd’hui, trois itinéraires sont disponibles sur votre site. L’un, déjà bien développé (Paris), et deux autres en cours de confection (Bordeaux et Toulouse). En quoi consiste un parcours de découverte « vegan » ?

Les itinéraires s’articulent autour d’une découverte culinaire, mais également culturelle! Pour ce qui est de Paris, mes circuits se concentrent principalement autour du quartier du Marais et de Belleville. Comme c’est moi-même qui organise les itinéraires, je fais en sorte d’emmener le visiteur hors des sentiers battus et de lui fournir moult anecdotes sur le quartier visité. Sur le plan culinaire, la découverte s’oriente tout d’abord sur un petit déjeuner, ensuite sur un déjeuner en deux parties (afin que la pluralité des saveurs soit au rendez-vous), pour finalement être ponctuée par un dessert. Toutes les informations sont disponibles sur mon site, n’hésitez-pas à venir y jeter un coup d’œil: www.veganfoodtours.fr

3 – Comptez-vous ajouter d’autres destinations à votre site?

Proposer d’autres parcours en France afin d’accroître la découverte du véganisme fait en effet partie de mes projets futurs. Car la demande est là! Et au risque de vous surprendre, j’ai actuellement beaucoup de client omnivores, ou flexitariens, qui s’intéressent au mouvement végane ! C’est un engouement qui ne peut que m’encourager à développer le concept un peu partout en France!

4 – En parcourant votre site avec attention, nous avons pu nous rendre compte que celui-ci est entièrement bilingue (anglais et français). Est-ce une manière pour vous d’attirer la curiosité des touristes anglo-saxons?

Le principe du bilinguisme permet surtout d’étendre mon champs d’action afin de promouvoir le véganisme «à la française» en dehors de l’Hexagone! De ce fait, c’est un large éventail de touristes qui se présente à moi lors de nos excursions. Comme je vous le disais précédemment, beaucoup d’entre eux ne sont même pas véganes mais montrent de l’intérêt pour ce mouvement. Ensuite, concernant les touristes étrangers, les américains y sont prédominants, en effet! Une prédominance qui ne surprendra personne compte tenu de l’ancienneté du mouvement végane dans ce pays.

5 – En faisant découvrir la culture, et les richesses culinaires de notre pays, vous vous êtes imposée, en quelque sorte, comme une ambassadrice du véganisme «à la française» non?

Je n’ai pas cette prétention (rires)! Mais le principe de valoriser l’image gastronomique du véganisme en France va dans ce sens, effectivement! Cependant, il me faut préciser que je tiens à mon indépendance, et que je ne dépends d’aucun syndicat du tourisme. Idem pour les restaurateurs d’ailleurs! Le fait de proposer des circuits touristiques culinaires, ne m’oblige pas à être en partenariat avec la totalité des restaurateurs véganes que je croise sur ma route. Conserver son libre-arbitre est important, surtout dans un domaine aussi riche que le tourisme. Le véganisme rime avec liberté!

6 – Trois piliers semblent être primordiaux pour le Vegan Food Tour : L’écologie, la santé et l’éthique animale. Est-ce une manière pour vous d’élargir le débat face aux traditionnels discours qui ne se concentrent parfois que sur la seule cause animale?

Tout à fait! D’ailleurs au départ, j’étais devenue végétarienne dans un souci écologique. Par la suite, ces trois piliers fondamentaux m’ont grandement accompagné dans ma transition vers le véganisme. Selon mon point de vue, il est nécessaire de conserver une grande part d’honnêteté lorsque l’on devient végane. La plupart des touristes omnivores et flexitariens que je rencontre sont prioritairement sensibles aux enjeux concernant la santé alimentaire! Cela prouve qu’il ne faut surtout pas négliger tous les aspects du véganisme. Ils sont incontournables pour faire évoluer les mentalités.

7 – Actuellement, vous participez au concours La Fabrique Aviva, qui récompense les porteurs de projets d’entreprise. En quoi consiste ce challenge? Et quel en est l’aboutissement?

Il s’agit d’un concours des plus classiques, qui s’articule autour des votes des internautes. L’opiniâtreté faisant partie de mes qualités, j’ai décidé de relever le challenge! Bien que classique de prime abord, l’aboutissement de ce concours est loin d‘être anodin. Jusqu’au 10 avril (date de clôture es votes), 140 participants se démarqueront selon le nombre de suffrages obtenus individuellement. Pour ma part je vise des gains qui peuvent se monter à 25 000€. Une telle somme pourrait me permettre de continuer à développer mon activité, ainsi que la promotion du véganisme dans la France entière! N’hésitez pas à me soutenir en allant voter directement via le site du concours : https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/30-1386,

VEGAN FOOD TOUR : www.veganfoodtours.fr

Propos recueillis par Sylvain Bernière pour Vegan France.

Il existe de ces personnes, au parcours atypiques, qui viennent bouleverser les choses et apporter leur grain de sel dans le monde très sain du véganisme. Claire Vallée fait partie de ces personnes. C’est donc avec joie et un grand intérêt que Vegan France est allé à la rencontre de cette passionnée d’art et de cuisine…

Quand vous est-il venu l’idée d’ouvrir votre propre restaurant? Et quelles sont les raisons qui vous ont poussée à le faire?

Je suis une autodidacte dans l’âme,puisque originellement je possède un doctorat en Archéologie! Cependant, la cuisine faisait déjà partie de mes passions. J’ai commencé à travailler en Suisse afin de devenir chef puis, au gré de mon expérience, j’ai fini par poser mes valises en Thaïlande pendant un an. C’est d’ailleurs dans ce pays que j’ai découvert les mille et une merveilles de la cuisine végétalienne. En tant que végane, j’étais aux anges! Ensuite, je suis revenue en France pour travailler dans la restauration dite «conventionnelle». Mais ne me sentant pas vraiment à ma place, j’ai fini par franchir le pas et ouvrir mon propre restaurant végane, un fameux 22 octobre 2016…

Claire Vallée, fondatrice du restaurant ONA à Arès (33), bassin d’Arcachon.

Cuisine créative, produits inattendus, menus saisonniers, ateliers culinaires, organisation de cafés philo… vous considérez-vous comme un électron libre de la restauration?

Tout à fait! Et je l’assume! En même temps qu’être un restaurant, ONA est aussi un concept… basé sur l’échange. D’une taille humaine, il ne peut accueillir aujourd’hui que 25 couverts maximum. Le côté cosy est volontaire. Je souhaitais véritablement créer un lieu chaleureux, qui favorise les discussions entre les gens. La décoration (coin canapé, livres, expositions de peinture…) va dans ce sens. Et cela fonctionne! La preuve : nous affichons complet la plupart du temps.

Pouvez-vous nous donner plus de précision sur la fameuse campagne «Bulb In Town», qui vous a permis de récolter des fonds nécessaires à l’ouverture de votre établissement?

Originellement, j’avais commencé à démarcher plusieurs organismes afin d’obtenir un prêt, mais toutes mes demandes de crédits étaient restées lettre morte. Cela ne m’a pas découragé pour autant puisque ma conscience me poussait parallèlement à choisir une solution de financement plus éthique. C’est donc avec la spontanéité la plus complète que je me suis tournée vers le principe du «Bulb In Town» qui prône l’entraide et le don participatif. Au bout de quelques temps nous avons réussi à récolter plus de 10 000€ de dons pour l’ouverture du restaurant. De plus, plusieurs dizaines de bénévoles sont venus nous prêter main forte pour l’élaboration des travaux intérieurs. Pour conclure : j’ai été conquise par l’expérience, avec en plus cette fierté de ne pas avoir eu à dépendre des lobbyistes de la grande finance!

Bien que les multiples méfaits des produits d’origine animale soient aujourd’hui établis par la plupart des grandes organisations internationales, la consommation de viande a malheureusement augmenté de 25% ces quinze dernières années. Ne vous sentez-vous pas trop impuissante face à une industrie agro-alimentaire parfois écrasante ?

Je suis optimiste de nature, et je me rends bien compte que les choses sont en train de changer, que les consciences évoluent. Je le remarque lors des nombreuses discussions que je peux avoir avec mes clients. Beaucoup d’entre eux se rendent compte du rôle salvateur des circuits courts et du manger bio par exemple. Certains sont même devenus flexitariens avec le temps. Je pense que l’essentiel est d’éveiller les consciences. L’entreprise est fastidieuse, mais les produits frais, locaux, et de saison sont la clé d’un lendemain plus respectueux de l’environnement et de la santé de chacun.

Depuis février 2018, ONA a fait sont entrée en grandes pompes dans le fameux Guide Rouge de Michelin. Sachant qu’il s’agit d’une première pour un restaurant végane, comment avez-vous appréhendé la nouvelle? Pouvez nous nous en dire plus sur cette extraordinaire épopée culinaire?

Lorsque j’ai ouvert mon établissement sur le Bassin d’Arcachon fin 2016 j’ai d’abord commencé par solliciter la presse locale. Ainsi, encouragée par l’engouement qui commençait à naître autour de ma cuisine, mon audace m’a suggéré d’aller à la rencontre du fameux guide «Gault et Millaut» pour les inciter à venir découvrir la très grande multiplicité de mes plats. Résultat des courses : ONA Restaurant s’en est sorti avec une note de 13 sur 20 ainsi que deux toques! Le bouche à oreille a ensuite fait son œuvre, et c’est finalement le guide Michelin qui s’est invité à ma table en début d’année 2018. Lorsque j’ai appris le référencement de ONA Restaurant dans leur guide en février je fus très surprise. C’est très encourageant d’obtenir une telle distinction aussi rapidement (au bout d’un peu plus d’un an d’activité!)

Avez-vous l’impression d’avoir ouvert une brèche, au profit de nombreux acteurs désireux de promouvoir la cuisine végane? C’est un beau pied de nez que de s’imposer ainsi dans la gastronomie française, qui est à dominante carnée, non?!

Effectivement! Et j’en suis fière! Lorsque je me suis entretenue avec la directrice du Michelin, cette dernière m’a dit que nous étions actuellement le seul restaurant 100% végane référencé dans le Guide. C’est une belle revanche en effet, et cela me permet de montrer l’exemple. Initialement je souhaitais vraiment rentrer dans le Guide Michelin, avec cette nécessité de faire tomber les barrières et de créer l’ouverture. J’ai vraiment tout mis en œuvre pour y arriver, et j’en suis aujourd’hui très heureuse. Mais mon ambition ne s’arrête pas là!

Parlez-nous justement de vos projets futurs. Quels défis vous-donnez vous pour les années qui viennent?

Avoir une étoile au Guide Michelin serait vraiment un challenge qui me comblerait. Je ferai tout pour en tout cas. Sinon, la perspective d’ouvrir un autre restaurant me plairait bien. Si possible dans une grande ville, afin de porter encore plus haut l’étendard de la cuisine végane.

Restaurant ONA, 3 bis rue Sophie et Paul Wallerstein , 33740 ARES Bassin d’Arcachon

Lien Internet: http://ona.clairevallee.com/ona.html

Article réalisé par Sylvain Bernière pour VEGAN FRANCE.

Cela fait bientôt trois ans que La P’tite Martial a démarré son activité de brasseuse de bières biologiques et véganes au cœur des Chartrons (qui est historiquement le quartier des négociants en vins à Bordeaux!). Pour vous, Vegan France s’est entretenue avec Lidya Servary, une femme passionnée par son métier, afin qu’elle puisse nous parler de son activité et des valeurs qui s’y rattachent…

Pouvez-vous nous raconter votre parcours, et de quelle manière l’aventure de « La P’tite Martial » a commencé?

En 2015 cela faisait environ huit ans que je brassais des bières moi-même en tant que bénévole, au sein d’un petit théâtre, parallèlement à mon métier d’éducatrice spécialisée. Cela m’a permis de me perfectionner et de faire connaitre mon savoir-faire dans mon entourage. Il faut dire que l’idée d’ouvrir un bar à bières me trottait dans la tête depuis une vingtaine d’années. J’ai donc décidé de sauter le pas et d’entamer une reconversion professionnelle à l’âge de 57 ans!

Lydia Servary, créatrice de La P’tite Martial.

Créer une brasserie au cœur même d’une région viticole est un projet ambitieux. Avez-vous rencontré des difficultés pour vous tailler la part du lion et pour commercialiser vos produits?

Je n’ai rencontré aucune difficulté particulière. Le milieu des brasseurs, bien qu’étant essentiellement masculin, est extrêmement familial. Je ne me considère en concurrence avec personne. L’entraide est d’ailleurs de rigueur entre-nous. Lorsque j’ai démarré mon activité en 2015 nous n’étions que neuf en Gironde. Aujourd’hui nous sommes vingt-huit à exercer. C’est bien la preuve que la solidarité et le partage fonctionne! Pour ce qui concerne mes livraisons de produits, j’utilise même mon triporteur électrique pour les courte-distance.

En parcourant le site, on peut tomber sur le Label Eve Vegan, créée par l’association Vegan France. Un label plutôt surprenant pour un produit tel que la bière! Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui vous ont poussée à arborer le Label Eve Vegan? Existe-t-il des différences notoires entre les bières veganes et les bières non véganes?

C’est en fréquentant le Rest’O (un restaurant 100% bio situé sur le Quai de Bacalan à Bordeaux) que le véganisme est venu jusqu’à moi. L’un des clients de l’établissement m’a suggéré d’adopter le label Eve Vegan, étant donné ma grande transparence concernant mes bières, et le 100% bio qui y est étroitement lié. Il faut savoir que bon nombre de marques de la grande distribution utilisent de l’alcool de poisson afin de rendre leur bière plus limpide. La gélatine de porc ou de bovin y est également utilisée comme clarificateur. Caséine, protéine, albumine, etc… la liste est longue. En bref, lorsque ce client m’a suggéré le label Eve Vegan, je me suis rendu compte que je confectionnais des bières 100% véganes sans même le savoir! De plus, Bordeaux est apparemment la deuxième ville végane de France après Paris. Le Label EveVegan s’imposait de lui-même.

Où peut-on se procurer votre gamme de bière à l’heure actuelle? Privilégiez-vous des circuits particuliers pour distribuer vos produits?

Mes bières sont disponibles dans certains restaurants, chez des cavistes, dans des AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), au travers des Biocoop aussi, et avec le concours de la Ruche qui dit oui également. Je privilégie par choix les circuits courts. La grande-distribution ne m’intéresse pas.

Vous semblez très active dans la communication et le partage, à travers le Bordeaux Beer Tour notamment. Pouvez-vous nous expliquer le concept d’un tel événement?

Deux visites sont organisées tous les mois, et se répartissent sur quatre brasseries. Les visiteurs, après s’être inscrits sur Internet, peuvent déguster nos bières et s‘ouvrir à l’histoire ancestrale du métier de brasseur. Les anecdotes ne manquent pas, ce qui est tout à fait normal pour un métier qui existait déjà il y a huit milles ans avant Jésus-Christ! D’ailleurs, saviez-vous qu’à cette époque la brasserie était un domaine essentiellement tenu par… des femmes?! On appelait ça du pain liquide autrefois. C’était une autre manière de faire. Depuis les choses ont bien changé.

Un petit mot pour les 14 000 personnes qui suivent régulièrement notre page Facebook?

N’oubliez pas de vivre vos rêves, et d’aller de l’avant. Ce qui est positif de nos jours, c’est que plus en plus de jeunes s’intéressent à la bière et au métier qui s’y rapporte. Il est important pour ces derniers de se faire le palais, d’entretenir une certaine éducation au goût, et d’éviter les supercheries des grands industriels. Enfin, au-delà de la passion, il ne faut pas oublier le partage également. Pour exemple: Jean-Paul, le parrain actuel de ma brasserie, fût mon formateur lors de mon apprentissage au Musée Français de la Brasserie, à Saint-Nicolas de Port. Sa grande expérience (il est petit fils, fils et ancien brasseur lui-même) m’a été très prolifique.

La P’tite Martial : https://laptitemartial.com/

Propos recueillis par Sylvain Bernière, pour Vegan France.

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