Selon une nouvelle enquête de VoucherCodes paru le 21 décembre 2018 (voir visuel publié plus ci-dessous), plus de deux millions de Britanniques devraient devenir végétaliens en janvier 2019. L’infographie – qui montrait les résolutions les plus populaires du Nouvel An de 2019 – a révélé que 2 662 900 personnes tenteront de participer à Veganuary cette année ; le même montant s’engagera à éviter l’alcool pour janvier.

Veganuary est une campagne mondiale visant à convaincre les gens d’abandonner la viande et les produits laitiers pendant un mois, pour le bénéfice de l’environnement, des animaux et de leur propre santé. Le défi ne cesse de croître, le nombre de participants doublant chaque année.

Une résolution qui dure

Une fois le mois terminé, beaucoup décident de rester végétaliens. L’an dernier, 62 % des participants ont choisi de continuer à éviter les produits d’origine animale après janvier.

« Partout dans le monde, les gens reconnaissent que chacun d’entre nous peut vraiment faire une différence pour notre santé, pour les animaux et pour l’environnement, et nous pouvons le faire facilement – et délicieusement – trois fois par jour. Les petits changements que nous faisons ont un énorme impact collectif. », a déclaré le directeur général de Veganuary Simon Winch dans un communiqué en 2018.

https://veganuary.com/

Pizza Hut et d’autres partenaires engagés avec Veganuary

Cette année, Veganuary s’est de nouveau développé, avec même la participation de grandes chaînes de restaurants et de supermarchés. Pizza Hut, par exemple, a lancé une nouvelle pizza végétalienne garnie de fruits du jacquier. La nouvelle option de menu est actuellement en édition limitée pour le mois, mais si l’on en croit les succès précédents de la chaîne dans le menu végétalien, il se peut qu’elle devienne un élément permanent.

« Suite aux commentaires extrêmement positifs et aux prix que nous avons remportés pour notre première gamme de pizzas végétaliennes en 2017, nous avons répondu à la demande avec une troisième pizza végétalienne. Nous sommes confiants que la Jack’n’ Cheese Pizza sera tout aussi chaleureusement accueillie ! Nous aimons innover et donner le plus de choix possible à nos clients. Si c’est aussi réussi qu’on l’espère, on le gardera au menu dans un avenir prévisible. » a déclaré Kathryn Austin, directrice des RH et du marketing chez Pizza Hut.

Même McDonald’s a lancé de nouvelles options conviviales pour les végétaliens au début de janvier, y compris son tout premier Happy Meal végétalien. Sainsbury’s, Marks & Spencer, Iceland, Frankie & Benny’s et TGI Fridays ne sont que quelques-unes des autres grandes entreprises anglaises à lancer de nouveaux produits végétaliens en janvier.

Article par Charlotte Pointing , article original https://www.livekindly.co/

Traduit de l’anglais par Hélène Modrzejewski, pour l’association Vegan France Interpro.

Lisbonne est actuellement une des destinations préférées des français. Entre l’histoire de la ville et le tramway 28, en passant par un climat ensoleillé, la ville a tout pour plaire. Et si beaucoup de facteurs rendent la capitale portugaise attractive, c’est surtout la gastronomie qui est séduisante.

Les plats portugais les plus connus sont faits à base de viande ou de poisson, mais récemment, ce sont les plats véganes qui sont apparus et qui séduisent beaucoup de gens.

Le nombre de restaurants véganes a augmenté ces dernières années, et nous partageons dans cet article 4 adresses véganes où vous pourrez découvrir les plats végétaliens portugais à très bon prix.

Jardim dos Sentidos

Le Jardim dos Sentidos propose plusieurs options, dont la principale est un buffet végétarien, avec une majorité de plats véganes. Il demeure l’un des meilleurs rapports qualité prix à Lisbonne.

L’endroit est idéal pour venir se détendre avec vos proches : la décoration est très jolie, et le restaurant possède aussi une terrasse pour manger et prendre le soleil au printemps ou en été.

Le jeudi midi, le restaurant propose un buffet brésilien (toujours végétarien à grande tendance végane) pour moins de 10 euros ! Vous aurez notamment une version de la feijoada (plat brésilien à base de haricots) avec du tofu pour remplacer la viande. Un vrai régal !

Adresse du restaurant: Rua Mãe de D’Agua 3.

 

Jardim das Cerejas

Le Jardim das Cerejas est un restaurant dans le quartier le plus central de la capitale : Chiado. C’est un buffet végétarien, principalement végane, à très bon rapport qualité prix.

Le tofu, le seitan, le tempeh, de la soupe, des fruits, des légumes : c’est le lieu idéal pour se régaler, notamment si vous avez un grand appétit. Ils proposent également plusieurs jus préparés avec des fruits et des légumes frais.

Adresse du restaurant : Calçada do Sacramento 36.

 

Foodprintz

Foodprintz est le restaurant à privilégier si vous aimez manger dans le calme et que vous souhaitez relaxer. Le restaurant est 100% végane, et la plupart des options sont sans gluten.

Si vous aimez le fromage, goûtez leur fromage végane préparé avec des noix de cajou. Vous allez probablement préférer leur version végane au fromage classique !

Adresse du restaurant : Rua Rodrigo da Fonseca 82ª.

 

Ao 26 – Vegan food Project

Le Ao26 propose deux plats du jour à 7.5€. Ils proposent également de la soupe aux légumes, ainsi que plusieurs plats véganes dont une version végétalienne du burger. Le restaurant à beaucoup de succès depuis son ouverture. C’est pourquoi il est très conseillé de réserver à l’avance pour avoir votre place.

Adresse du restaurant : Rua Vitor Cordon 26.

 

Article par Thibaut et Quentin (Blog MerciVegan) pour l’association Vegan France Interpro.

 

 

 

 

 

LIVEKINDLY, entreprise canadienne de média spécialiste du monde végane, est le berceau d’un contenu informatif et stimulant qui met l’accent sur un mode de vie durable et compassionnel. Lancé au printemps 2017, LIVEKINDLY est rapidement devenu un succès mondial en Amérique du Nord et sur d’autres marchés.

VIVRE, c’est « vivre d’une manière qui montre l’appréciation de notre humanité, de notre foyer et de ceux qui le partagent avec nous ». Nous avons interviewé Jodi Monelle, fondatrice et PDG de LIVEKINDLY, qui a fait de sa petite entreprise de blogging un succès international…

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https://www.livekindly.co/

Qu’est-ce qui vous a d’abord inspiré à lancer LIVEKINDLY ?

J’ai remarqué qu’il n’y avait pas de médias positifs et inclusifs qui couvraient le sujet d’un mode de vie basé sur les plantes. Tout ce qui existe dans le paysage médiatique est axé sur les problèmes auxquels nous sommes confrontés plutôt que sur les solutions – qu’il s’agisse de médias grand public ou alternatifs.

Je voulais créer une solution axée sur la communauté qui donnerait aux gens les moyens d’apporter des changements dans leur vie au lieu de les y contraindre. Je crois vraiment que les décisions ainsi prises sont plus durables et, pour être honnête, la plupart d’entre nous sont tellement désabusés par les médias alarmistes d’aujourd’hui… Je veux simplement que les gens se sentent BON pour faire le bien.

Quel est votre lectorat actuel ?

Nos données les plus récentes indiquent 1,5 million de visiteurs par mois. Notre audience sur Facebook a augmenté à un rythme phénoménal, de façon organique au cours des 18 premiers mois et nous avons un lectorat très engagé de plus de 750 000 personnes.

Quel conseil donneriez-vous aux entrepreneurs végétaliens et véganes ou à ceux qui sont intéressés à investir dans le commerce végane ?

Faites-le maintenant ! Nous sommes à la veille de quelque chose d’important qui ne va pas disparaître. Ce n’est pas une tendance, comme l’absence de gluten. C’est l’avenir de l’alimentation tout comme l’électricité est l’avenir du transport. J’encourage toute personne qui songe à investir ou à démarrer une entreprise à devenir un des premiers à adopter le véganisme dans son domaine d’activité.

Selon vous, quelle est la clé de la gestion d’une entreprise de médias végane ?

Je ne peux parler au nom de personne d’autre, mais pour LIVEKINDLY, la chose la plus importante pour nous est de savoir que chaque élément de contenu que nous produisons a un but et s’adresse au public que nous visons. Tout le monde ne s’en rend pas compte, mais LK a été créé pour plaire à un public non végétalien. Alors que 58% de nos lecteurs sont végétaliens et continuent à nous aider à grandir et à étendre la portée de notre message, c’est à ce public non végétalien que nous pensons lorsque nous décidons de notre programme de contenu.

Connaissez votre public (ou public cible), connaissez votre objectif et assurez-vous que le contenu que vous produisez est un moyen efficace d’atteindre ces deux piliers.

Dans quelles régions vos lecteurs sont-ils basés ?

Principalement l’Amérique du Nord, le Royaume-Uni et l’Europe, mais nous avons aussi un nombre significatif d’adeptes en Australie/NZ, en Inde et en Asie !

Vous avez réuni un million de dollars de capital, comment comptez-vous utiliser ces fonds ?

En fait, nous venons juste de commencer à monétiser. Après 19~ mois de croissance de notre trafic et de notre communauté, nous investissons nos fonds pour créer plus de valeur pour nos lecteurs. Bientôt, nous lancerons un service de plans de repas personnalisables et en 2019, nous ferons de la recherche et du développement pour une nouvelle branche de l’entreprise. Il est trop tôt pour dévoiler exactement ce que nous avons prévu, mais… disons simplement que nous utiliserons un ingrédient végétalien très intéressant qui est généralement assez difficile à trouver et très en demande.

Quels sont vos prochains projets pour LIVEKINDLY ?

Nous collecterons à nouveau des fonds dans environ 5 mois, alors je cherche actuellement à continuer d’élargir mon réseau d’investisseurs d’impact. En ce qui concerne l’entreprise elle-même, nous aurons quelques lancements passionnants en 2019 et nous continuerons simplement à créer autant de contenu axé sur les solutions que possible. C’est ma mission d’élargir la communauté de LK et d’avoir un impact exponentiel et positif sur autant de vies (humaines et non humaines) que possible.

Comment le mode de vie végétalien évoluera-t-il au cours des 20 prochaines années ?

Je crois qu’un certain nombre de choses vont probablement se produire. La viande de laboratoire sera assez normale. (Exact, ce n’est pas végétalien, mais je pense que c’est inévitable, et heureusement, cela met fin à la souffrance animale et réduit considérablement les émissions de GES). Je pense que 95% des menus seront d’origine végétale. Nous assisterons également à une transformation incroyable en ce qui concerne les viandes d’origine végétale. Nous n’en sommes qu’aux premiers stades de développement et regardez où nous en sommes avec Beyond Meat et Impossible Foods…. ces entreprises (et d’autres) ont beaucoup plus à offrir.

Je suis persuadé qu’à ce moment-là, nous aurons aussi assisté à la mort des produits laitiers. Il existe tellement d’autres options viables qui sont abordables, plus saines et de meilleur goût. Cela me semble inévitable.

Source : Article original sur https://vegconomist.com/

Traduit par Hélène Modrzejewski pour l’association Vegan France Interpro.

Les produits véganes gagnent rapidement en popularité. Le principal moteur de cette croissance ne vient pas des végétaliens, mais des gens qui aiment acheter et goûter des produits uniquement végétaux de temps en temps, pour quelque raison que ce soit (santé, animaux, environnement, variété… ou simplement parce qu’ils sont là et ont bon goût). Les entreprises qui produisent de la viande et des produits laitiers et qui n’offrent pas de produits 100 %végétaux peuvent répondre à la croissance du marché végétalien (et peut-être au déclin du marché de la viande et des produits laitiers) de plusieurs façons. Ci-dessous, je passe brièvement en revue ces différentes réponses, en commençant par les réponses conservatrices et défensives, puis en passant aux réponses plus progressistes et radicales.

1. Jouer les autruches

Il y a encore pas mal d’entreprises – bien qu’elles soient de moins en moins nombreuses – qui croient que la tendance végane n’est qu’une mode qui va passer. D’autres se rendent compte que la croissance de la viande et des produits laitiers peut stagner en permanence et pourrait davantage décliner dans le monde occidental, mais espèrent profiter de la demande croissante pour leurs produits dans les pays en développement. En effet, à mesure que le revenu par habitant augmente en Chine, en Inde et dans d’autres pays d’Asie et d’Amérique latine, la demande de produits d’origine animale devrait, sauf nouvelle donne, augmenter considérablement (et même doubler d’ici 2050). Les entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers espèrent pouvoir répondre à cette demande internationale croissante. Ces possibilités d’exportation ne sont cependant pas données. Ces pays sont de plus en plus conscients des problèmes posés par la production de produits animaux et les nouvelles technologies, comme la viande propre, risquent de jouer les trouble-fêtes. En outre, à l’avenir, nombre de ces pays répondront probablement de plus en plus à leurs propres besoins et acquerront davantage d’expertise de l’élevage industriel, plutôt que d’importer de la viande et des produits laitiers de l’Ouest.

2. Tenter de la ralentir ou de la stopper.

Certaines entreprises luttent ou tentent de saboter l’intérêt croissant pour les aliments d’origine végétale ou, à cette fin, la sensibilisation croissante aux questions de bien-être animal et de droits des animaux. Un exemple évident est la manière dont l’industrie de la viande et l’industrie laitière en Europe et aux États-Unis ont fait pression pour interdire l’utilisation de noms de viandes et produits laitiers (comme « steak », « hamburger » ou « fromage ») pour désigner des produits végétaux. En Europe, ce lobbying a été couronné de succès et a conduit au fait que le lait de soja ou d’avoine ne peut plus être appelé « lait » mais doit porter d’autres noms (comme « boisson »). En France, il en va déjà de même pour les produits carnés, de sorte qu’un steak végétarien ou végétalien ne peut plus s’appeler ainsi (nota du 06/01/2018, cette loi à été annulée par le gouvernement fin 2018). Aux États-Unis, des initiatives similaires ont échoué jusqu’à présent, mais d’un autre côté, nous avons vu des lois dites « ag-gag » (bâillonnement agricole) dans de nombreux États. Ces lois interdisent de prendre des photos de fermes industrielles, par exemple, afin d’empêcher les défenseurs des animaux d’enquêter sous couverture. D’autres mesures répressives similaires ont été prises, en particulier en Autriche.

3. « Innovation traditionnelle »

Pour continuer à vendre suffisamment de produits, de nombreuses entreprises doivent constamment innover. « L’innovation traditionnelle » – le terme est une sorte d’oxymore intentionnel – désigne pour moi ce que les entreprise font les entreprises de viande et de produits laitiers qui créent des produits innovants mais basés sur produits animaux. Par exemple, le lait sans lactose – un produit laitier que le secteur laitier veut vendre aux personnes intolérantes au lactose – ou le lait avec certaines saveurs.

Beaucoup plus innovant – je le place encore ici mais il pourrait aussi être sous le point suivant – sont les produits hybrides. Ces produits sont composés à la fois de produits animaux et végétaux. Imaginez un « lait » qui est en partie du lait de vache et en partie du lait d’avoine, ou une saucisse qui contient 70 % de viande et 30 % de blé – deux catégories de produits qui existent réellement.

4. Développer des alternatives pour la viande et les produits laitiers

De plus en plus d’entreprises sont encore plus audacieuses et lancent des alternatives sans produits animaux aux produits qu’elles proposent déjà. Les marques de glaces Ben&Jerry’s et Haagen Dazs, par exemple, ont lancé des saveurs 100% végétales. En Allemagne, l’entreprise Ruggenwalder Muhle, implantée depuis longtemps dans le secteur de la viande, a lancé de nombreux produits végétariens ou végétaliens.

 

5. Les entrées dans le capital de sociétés spécialisées dans le végétal

Certaines entreprises se préparent ou se protègent contre le déclin de la demande en produits d’origine animale en investissant dans d’autres entreprises qui produisent des produits de remplacement. Le fonds d’investissement de Tyson Food a acheté une participation dans la société végane Beyond Meat et a également investi dans des startups impliquées dans le développement de la viande propre. General Mills a investi dans Kite Hill (qui offre des fromages à base de plantes), ainsi que dans Beyond Meat. Cargill et Tyson Foods ont investi dans Memphis Meat, une jeune entreprise californienne qui tente de commercialiser de la viande propre, et qui a déjà produit des prototypes propres de boulettes de viande et de canard.

6. L’acquisition d’une société spécialiste du végétal

Les entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers ont également la possibilité, non d’acheter seulement une participation dans une entreprise végane, mais de l’acquérir complètement. Cela peut être une bonne idée lorsque l’entreprise spécialisée dans les produits animaux n’a pas l’expertise ou l’ambition de mettre sur le marché ses propres produits de remplacement assez rapidement. Le géant laitier Danone a acheté Whitewave foods, qui possède des marques comme Silk, Alpro (une entreprise européenne de laits végétaux), ainsi que certaines marques de produits laitiers biologiques. Danone a payé plus de 11 milliards de dollars pour l’acquisition, mais cela lui permet de faire son entrée sur le marché américain – où elle était faible – ainsi que sur le marché végétal et biologique. Il existe de nombreux autres exemples d’acquisitions semblables, comme l’acquisition par la société laitière finlandaise Valio de la société suédoise de lait d’avoine Oddlygood, ou l’acquisition par Saputo Canada de Morningstar, entre autres. Le célèbre fromager végétal Daiya a quant à lui été racheté par la société japonaise Otsuka.

 

Pour les véganes qui n’aiment pas que les spécialistes de la viande s’impliquent dans des entreprises véganes, il est important d’être conscient du fait qu’à travers leurs investissements ou leurs acquisitions, la société qui investit ou la nouvelle société mère peut soutenir la croissance de l’entreprise végane. Outre les fonds destinés au développement de nouveaux produits ou aux budgets publicitaires, une société participant au capital ou une société mère peut également apporter son expertise en matière de recherche et de développement pour améliorer un produit. Un responsable d’Alpro, par exemple, a expliqué comment l’expertise de sa nouvelle maison mère Danone en matière de fermentation serait très utile pour améliorer encore la qualité des yaourts d’Alpro. D’autres déclarent qu’une société mère peut apporter ses contrats avec des chaînes de supermarchés (ou peut-être même de restaurants) pour aider à améliorer la distribution des produits. Il est également important de noter qu’il est très probable qu’une entreprise spécialiste des produits animaux sera beaucoup moins susceptible d’essayer de saboter la croissance du véganisme (option 2 ci-dessus) si elle en tire déjà profit.

7. La transformation complète en une entreprise spécialisée dans le végétal

Enfin, une entreprise spécialisée dans les produits animaux peut devenir une entreprise végane. C’est à ce stade un phénomène très rare, mais il se produit, et on ne peut qu’espérer qu’il se produira de plus en plus. C’est le cas, par exemple, de la laiterie traditionnelle new-yorkaise Elmhurst, qui est aujourd’hui une entreprise spécialiste du végétal. Elle continue à vendre du lait, mais elle est passée des vaches aux noix pour sont approvisionnement.

 

Si nous voulons que le mode de vie végane se répande davantage, il est nécessaire que les entreprises traditionnelles puissent s’engager d’une manière ou d’une autre, et qu’elles aient une plus grande variété d’options que la simple faillite ou le fait de devenir véganes du jour au lendemain – deux situations très rares.

 

Tobias Leenaert de The Vegan Strategist.

Traduit depuis l’article de Seven possible responses of meat and dairy companies to vegan growth du Vegan Strategist.

Traduction par Frédéric Mesguich pour l’association Vegan France Interpro.

 

Cette année avait lieu le premier Marché de Noël Végane de la franchise Veggie World en France. Lille a été choisie pour accueillir cet événement. Plus petite version que ses frères parisiens ou Lyonnais, nous avons participé et découvert de nouvelles entreprises françaises du monde végane.

Une édition aux Halls de la Filature à Saint André lez Lille

Pour cet exercice, nous aurions pu espérer une version à l’extérieur pour avoir le côté festif des marchés de Noël. Mais est-ce que les organisateurs ont eu le nez fin ou non, le samedi a été particulièrement froid alors, nous sommes heureux pour les exposants et les visiteurs que cette première édition ait lieu aux Halls de la Filature à Saint-André-lez-Lille. Superbe vestige de l’ère industrielle et du textile du Nord. Pour les passionnés de tourisme industriel, il y avait de quoi apprécier les lieux.

Le marché de noël Veggie World 2018 à Lille.

Ambiance Festive assurée par un accueil de Bonhomme de Neige géant et de la musique de Noël à l’entrée. Des guirlandes et autres décors été accrochés sur les stands avec quelques sapins de Noël présents pour donner le ton. Quelques exposants proposaient aussi du Vin Chaud ainsi que des burgers thématiques comme le « Rudolph » de l’enseigne Burger Theory. Nous y avons retrouvé des adhérents de notre association comme La Véganista ou encore Arsayo.

Les sacs Arsayo et les vins véganes et biologiques Jean Louis Mourat au marché de noël Veggie World 2018.

Une pause repas avec les burgers de Burger Theory basés à Paris.

Une cinquantaine d’exposants étaient présents. On pouvait également assister aux désormais fameuses conférences et démo culinaires du Veggie World.

Pouvait-on faire des achats de Noël ?

C’est la question que tout le monde se pose et la réponse est : OUI ! Entre les marques de mode (sacs, chaussures, vêtements…), les cosmétiques (avec de la nouveauté comme Le Rouge Français), les thés en vrac ou encore les stands des associations qui vendaient t-shirts, livres et autres badges, il y avait de quoi trouver des cadeaux pour toute la famille.

La marque Le Rouge Français au marché de noël Veggie World 2018.

Mais qu’en était-il de la préparation du repas ? Et bien là, aussi il y avait de quoi satisfaire les envies d’achats éthiques pour le repas : L’Instant Cru et sa Bonne Foi assez bluffant, le Solmon, les Champagnes Legret avec leurs petits derniers, les chocolats au ratafia de champagne réalisés par un artisan chocolatier, ainsi que les si convoités fromages (Les Petits Veganne, Tomm Pousse en autres) que proposaient la Boutique spécialisée Végétal & Vous de Lille.

Les chocolats au « ratafia » par Champagne Legret au marché de noël Veggie World 2018.

La marque Tonnerre de Belt au marché de noël Veggie World 2018.

La marque Odontella proposait le SOLMON (alternative au saumon) au marché de noël Veggie World 2018.

Un peu de douceur…gaufres véganes au marché de noël Veggie World 2018.

Vous aviez de quoi bien préparer les fêtes. Notre seul regret qui aurait ajouté à l’ambiance générale : des marrons chauds et un stand de pain d’épices et biscuits de Noël. Il y a fort à parier que cela sera possible aux prochaines éditions.

Des incontournables du noël végane 2018 : La bonne foi de Marie Sophie L (alternative au foie gras), Les Petits Veganne et Tomm’Pousse (alternatives au fromage).

Qu’en est-il ailleurs en France ?

Nous avons répertorié deux autres marchés de Noël Végane. Nous espérons que ces initiatives vont se développer dans les prochaines années pour que tous puissent passer des Fêtes de Fin d’Année éthiques.

-Marché de Noël Végane – Organisé par Merci Bernard (évènementiel végane) le 15 décembre 2018 à la Ressourcerie à Paris.

-Marché de Noël Végane – Organisé par La Véganille (pâtisserie végane) le 22 décembre 2018 à Lyon.

L’équipe de Vegan France vous souhaite de Bonnes Fêtes de fin d’Année !

 

Article par Florence Dusseaux pour l’association Vegan France.

La Fachhochschule des Mittelstands (FHM) est une école privée fondée en 2000 par des entreprises moyennes pour des entreprises moyennes. Elle prépare les étudiants à des postes de spécialistes et de cadres professionnels dans l’univers agroalimentaire. Elle propose depuis 2016 un cursus végane inédit d’une durée d’études de 3 ans dans trois villes allemandes : Cologne, Bamberg et Berlin.

Après avoir déjà conquis les réfectoires des universités allemandes, les étudiants peuvent désormais acquérir des connaissances scientifiques sur le mode de vie sans animaux dans le cadre du programme Bachelor B.A. Vegan Food Management.

Selon l’institut de recherche sur l’opinion publique IfD Allensbach (2016), environ 850.000 personnes sont végétaliennes en Allemagne.

Le programme de baccalauréat B.A. Vegan Food Management veut relever le défi d’une industrie alimentaire avec des références végétaliennes. En tant que « responsable de l’alimentation végétalienne », vous posséderez un savoir-faire commercial associé à des connaissances nutritionnelles et à des aspects de la recherche comportementale. Ils seront familiers avec la production, la transformation et le commerce des aliments ainsi qu’avec les aspects sanitaires importants de la nutrition végétalienne. En tant que diplômé du programme, vous deviendrez un expert en alimentation végétalienne et pourrez mettre en œuvre une stratégie de produit ou d’entreprise durable basée sur des principes sociologiques et éthiques.

« En tant que spécialiste de l’alimentation végétalienne vous travaillerez, par exemple, à l’assortiment végétalien optimal pour vos clients. » – Extrait du dépliant de la formation.

L’école a réalisé selon elle le constat que l’économie a depuis longtemps découvert le potentiel commercial végane des produits et services demandés par les non-véganes. Les cafés, les restaurants, les supermarchés ainsi que l’industrie du tourisme et de l’habillement offrent désormais une variété croissante d’offres véganes. Le véganisme n’est pas seulement une tendance forte. Pour beaucoup, il s’agit d’une attitude indispensable à l’égard de la vie et une alternative viable aux régimes alimentaires conventionnels. Ces évolutions témoignent d’un intérêt grandissant en faveur du bien-être animal et du besoin de garantir la survie globale de l’humanité à long terme.

« En tant que solution pour la protection des animaux, la nutrition végétalienne nous tient particulièrement à cœur. La FHM est le partenaire idéal pour ce programme unique en son genre. L’université est en mesure de réagir aux développements sociaux actuels par des études orientées vers le marché et la pratique. » – Erna Graff Foundation for Animal Welfare et Dr. von Loeper, Président du Conseil d’administration de la Fachhochschule des Mittelstands.

Le baccalauréat en gestion alimentaire de B.A. Vegan Food Management vous permettra d’acquérir des connaissances spécialisées, des compétences en affaires et en gestion, ainsi que des compétences en communication, sociales et personnelles. Cette formation vous préparera spécifiquement à travailler comme spécialiste et gestionnaire dans l’industrie alimentaire avec les particularités du véganisme.

Au programme on retrouve entre-autres : économie des affaires, sciences économiques, gouvernement d’entreprise, marketing et ventes, législation commerciale, sociologie de l’alimentation, diététique, médecine nutritionnelle et effet de la nutrition végétalienne, interprétation des études nutritionnelles, éthique et bien-être des animaux, gestion des aliments et des produits végétaliens, comportement des consommateurs du groupe cible végétalien…

FHM coopère avec ERNA-GRAFF-STIFTUNG FÜR TIERSCHUTZ à Berlin pour le lancement de ce nouveau cursus

La Fachhochschule des Mittelstands (FHM), reconnue par l’Etat, a collaboré avec l’association l’ERNA-GRAFF-STIFTUNG FÜR TIERSCHUTZ pour la création de la formation Bachelor B.A. Vegan Food Management. L’association PETA a également soutenu publiquement cette initiative avec le prix PETA PROGRESS AWARD WINNER 2016.

Bachelor-Studium Vegan Food Management

L’association allemande ERNA-GRAFF-STIFTUNG FÜR TIERSCHUTZ fondée en 1983 par Erna Graff à Berlin lutte pour le renforcement et le renouvellement de la législation en matière de bien-être animal, l’éducation au bien-être animal , la réduction de l’expérimentation animale, l’éducation sociale et la promotion de méthodes alternatives à l’expérimentation animale.

Plus d’information sur la formation universitaire : https://www.fh-mittelstand.de/vegan/

En France, il existe un diplôme d’université en droit animalier

La France n’est pas en reste puisque c’est aussi en 2016 que l’Université de Droits et des Sciences Economiques de Limoges lance le premier diplôme universitaire (DU) en droit animalier en collaboration avec l’association 30 Millions d’Amis. Ce DU s’adresse aux professionnels ou futurs professionnels de la protection animale (vétérinaires, inspecteurs vétérinaires, membres d’associations…), qui ont une connaissance générale des règles applicables à l’animal et souhaiteraient parfaire leur maîtrise de la technique juridique dans ce domaine.

L’objectif du Diplôme d’Université en droit animalier est de permettre à des étudiants en droit ou à des juristes confirmés (avocats, magistrats, juristes au sein d’association de protection animale…) d’acquérir les connaissances dans le domaine du droit applicable à l’animal.
Ce Diplôme d’Université propose un enseignement de spécialité en droit animalier, sur une matière qui n’est jamais enseignée dans le cursus commun de la Licence et du Master en droit (quelle que soit la spécialisation). – Site web de la faculté de droits et sciences économiques de Limoges.

Sous la direction du professeur Jean-Pierre Marguénaud, éminent spécialiste du droit animalier, cette formation permet aux étudiants d’acquérir une connaissance approfondie du droit animalier en prenant conscience de la complexité de la matière et du droit applicable.

Plus d’information sur la formation DU Droit Animalier : http://www.fdse.unilim.fr/article937.html

Article par Hélène Modrzejewski pour l’association Vegan France.

Proveg, la principale organisation internationale de sensibilisation à l’alimentation végétale d’Allemagne, a travaillé au cours de la dernière décennie avec des start-ups et des entreprises établies pour développer le système alimentaire à base de plantes.

Proveg gère désormais un programme d’incubation/accélération de 16 semaines pour construire et développer des startups alimentaires, dans lequel tous les sujets qui font le succès des entreprises sont couverts, et les besoins spécifiques de chaque startup sont pris en compte, en utilisant leur vaste réseau d’experts, de sociétés alimentaires, de distributeurs, d’experts et d’investisseurs. Le premier lot de démarrage aura lieu le 1er novembre et comprendra les éléments suivants :

– Une société d’alternatives végétales aux protéines laitières, fondées par Nicolas Hartmann, Niklas Katte.
– Yeap : produits alimentaires analogues d’origine animale utilisant une nouvelle source de protéines, fondée par Leonardo Marcovitz et Didier Toubia.
– Cheese & Queen : fromage de cajou de culture probiotique, fondé par Vera Tinkova, Hristina Tancheva, et Boyan Tanchev.
– PlantLX : caséine végétale, fondée par Karim Hamdi et Arndt Grossmann.
– Seretonina : fromages artisanaux à base de plantes, fondés par Piotr Poleszczuk, Paula Kowalczyk, Jaroslaw Kulinski et Marzena Gabryk.
– Clear Meat : La première entreprise indienne de viande de poulet « propre » (culture cellulaire in-vitro), fondée par le Dr Pawan Dhar, Kartik Dixit et le Dr Siddharth Manvati.
– Nu Pro : des produits biologiques innovants sans plastique , fondés par Mathias Tholey, Christian Fenner et Thomas Stoffels.
– Cashewbert : camembert végétalien et fromage bleu, fondé par Anderson Santos.
– Innocent Meat : la première entreprise à produire de la viande cultivée en Allemagne, fondée par Patrick Nonnenmacher, Laura Gertenbach et Philipp Wolters.

Questions à Matthias Rohra de ProVeg

« Avec le Startup Incubator, ProVeg va promouvoir des idées de produits qui visent à changer durablement le marché alimentaire. Nous offrirons aux entreprises en démarrage des bureaux modernes, une grande cuisine, l’accès à notre vaste réseau de partenaires industriels et de commerce équitable, des études de marché et des investisseurs internationaux, ainsi qu’un vaste programme d’ateliers. »

Matthias Rohra, représentant ProVeg International

Qui peut s’inscrire à l’incubateur et à partir de quand ? Quelles conditions doivent être remplies ?

Les jeunes fondateurs d’entreprises, ainsi que ceux qui ont déjà des idées passionnantes pour de nouveaux aliments, peuvent maintenant faire une demande pour le programme d’incubateur à https://provegincubator.com/. Mais l’équipe de ProVeg Incubator recherche également un renforcement professionnel. Les offres d’emploi avec les exigences exactes sont disponibles sur www.proveg.com/jobs.

Combien de membres ProVeg International compte actuellement en Allemagne ?

Rien qu’en Allemagne, nous employons actuellement 63 collaborateurs permanents et nous poursuivons notre croissance. En outre, il y a de nombreux collègues bénévoles et une centaine de groupes régionaux ProVeg, qui travaillent tous pour le mode de vie végétal dans toute l’Allemagne. En outre, plus de 14 000 personnes dans tout le pays soutiennent le travail de ProVeg par le biais de leur adhésion mensuelle à ProVeg.

Dans combien de pays ProVeg International est-elle active et dans quels pays sera-t-elle bientôt implantée ?

ProVeg opère actuellement aux Pays-Bas, en Pologne, en Espagne, en Afrique du Sud, en Allemagne et au Royaume-Uni. D’autres pays, comme la Chine et les États-Unis, sont intéressés à faire partie du mouvement mondial ProVeg et suivront bientôt. Nous travaillons intensivement à l’internationalisation.

Dans cinq ans, nous voulons que ProVeg soit représenté dans tous les pays stratégiquement les plus importants du monde. Outre les pays ProVeg actuels, la Chine, les États-Unis et le Brésil en font également partie. Nous voulons également élargir nos réseaux intersectoriels et collaborer avec les décideurs des organismes et institutions mondiaux. ProVeg encouragera le développement de produits sans animaux, en particulier dans le secteur des entreprises, et offrira aux fabricants de nouvelles possibilités de produire aujourd’hui les aliments de l’avenir. Nous constatons déjà que de plus en plus d’entreprises se tournent vers les produits à base de plantes et qu’un nombre croissant de personnes se tournent aussi vers les produits à base de plantes. L’étude de la viande cultivée se développe tout aussi rapidement. ProVeg participera activement à son développement futur.

Article et traduction par Hélène Modrzejewski pour l’association Vegan France Interpro.

Sources : Vegeconomist 1 / Vegeconomist 2

Selon les dernières recherches de Mintel (célèbre société d’études de marché basée à Londres.), la part des produits sans aucun ingrédient animal a presque doublé entre 2014 et 2017 en Angleterre. Selon la base de données Mintel, la part des nouveaux produits végétaliens ou sans ingrédients d’origine animale sur le marché des aliments sans viande était de 28 % en 2014, alors qu’en 2017, ce chiffre était de 52 %.

La recherche montre que la disponibilité croissante d’aliments végétaliens sur le marché des produits sans viande attire 26 % des consommateurs anglais qui préfèrent que les produits sans viande soient entièrement à base de plantes / végétaliens. Il souligne également que les aliments sans viande plaisent à un éventail beaucoup plus large de consommateurs que les consommateurs végétaliens/végétariens uniquement.

« Bien que le marché sans viande ne soit pas végétalien par définition, il y a eu une augmentation significative du nombre de nouveaux produits qui portent une allégation végétalienne. Le buzz autour du  » Véganuary  » s’est amplifié en janvier 2018 (opération 1 mois sans viande), avec le lancement d’une série de produits végétaliens pour capitaliser sur le mouvement sans viande qui a duré un mois. Les allégations végétaliennes sur le marché couvrent aussi bien les produits sous marque propre que les produits sous marque de distributeur, ce qui indique que les supermarchés sont également désireux de tirer parti de cet intérêt. L’attrait des produits sans viande s’étend également bien au-delà du bassin encore très limité de consommateurs végétaliens. Le profil croissant des produits sans viande et des régimes à base de plantes a été favorisé par l’activité dans le domaine de la restauration et une importante campagne publicitaire en 2018, qui a accru la visibilité et la notoriété de ces produits auprès des consommateurs, ainsi que l’enthousiasme suscité dans cette catégorie. »- Alyson Parkes, analyste de recherche chez Mintel.

Au cours de la période de six mois se terminant en juillet 2018, jusqu’à 56 % des adultes britanniques auraient consommé des préparations sans viande, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux 50 % de la période de six mois se terminant en mars 2017.

Les ventes d’aliments sans viande, y compris les produits végétaliens, ont augmenté de 22 % entre 2013 et 2018 et la valeur des ventes est estimée à 740 millions £ en 2018. Cette valeur des ventes devrait encore augmenter de 44 % d’ici 2023, pour atteindre 1,1 milliard de livres sterling.

L’Angleterre amorce une transition vegan-friendly inattendue

Cette recherche intervient au moment où un tiers des consommateurs britanniques affirment suivre un régime végétalien ou flexitarien.

Alors que 90 % des Britanniques sont des consommateurs de viande rouge et de volaille, les recherches de Mintel soulignent que l’intérêt des consommateurs à limiter/réduire leur consommation de viande reste fort, puisque 34 % des consommateurs de viande ont réduit leur consommation de viande en 2018. Les jeunes Britanniques âgés de 25 à 34 ans sont les plus susceptibles (40 %) d’avoir réduit leur consommation de viande au cours de la dernière année. En outre, 21 % des consommateurs de viande affirment qu’ils seraient intéressés à limiter/réduire leur consommation de viande à l’avenir, ce qui souligne l’attrait croissant de la réduction de la consommation de viande et l’opportunité d’aliments sans viande.

Les trois principaux avantages perçus de manger moins de viande sont l’amélioration de la santé (32 %), les économies (31 %) et l’amélioration de l’environnement (25 %). Bien que l’amélioration de la santé soit considérée comme le principal avantage, beaucoup moins de consommateurs associent la diminution de la consommation de viande à la gestion du poids (25 %) ou à la réduction du risque de maladie (22 %). Qu’en est il de la part liée au respect des animaux ? Nous aurions aimé que Mintel le mentionne … toujours est-il que cette part semble être la plus faible.

Plus de la moitié de tous les nouveaux produits sans viande lancés au Royaume-Uni portaient une mention végétalienne en 2017.

« Plusieurs entreprises ont récemment lancé des hamburgers révolutionnaires à base de plantes qui imitent la même qualité  » saignante » que les hamburgers à base de viande animale lorsqu’ils sont cuits. Cette caractéristique de reproduction de la viande rend certainement le concept d’aliments sans viande plus digne d’intérêt et intriguant pour les consommateurs, ce qui, combiné aux références en matière de santé, aux allégations éthiques et aux considérations environnementales, crée une proposition convaincante. Cet aspect visuel rend également ces produits hautement ‘Instagrammables’, et peut aider à attirer l’attention des gastronomes expérimentaux, ainsi qu’un public plus large. » Conclut Alyson.

Burger végétalien réalisé avec le simili-carné « Beyond Burger ».

Le goût de la viande est le principal facteur d’attrait pour 26 % des personnes qui ne mangent pas ou peu souvent des aliments végétariens ou sans viande. Il y a aussi un certain intérêt pour les produits qui reproduisent la viande d’autres façons, 15 % de ce groupe de consommateurs étant d’accord pour dire que les hamburgers sans viande qui  » saignent  » sont attrayants ; 25 % des 16-34 ans le sont.

Malgré cela, les recherches de Mintel confirment qu’il y a une certaine confusion et préoccupation au sujet des aliments sans viande, 44 % des Britanniques ne sachant pas exactement quels ingrédients sont utilisés dans ces aliments.

Article et traduction par Hélène Modrzejewski pour l’association Vegan France Interpro

Sources : Mintel Press Office / Vegeconomist

Le nouvel « Amazon Végane » démarre avec 4500 références produits et de grandes ambitions de développement. Le site de vente en ligne « Billion Vegans » fondé par deux entrepreneurs de la « Tech » ambitionne de lever 1 million de dollars en financement par actions pour rendre accessible tous les produits sans composants d’origine animale. »

Basé à Bervely Hills le site de vente en ligne « Billion Vegans » (étiqueté comme « l’Amazon pour les Véganes ») a récemment lancé son offre initiale de 4500 références de produits issus de 200 acteurs agroalimentaires comme Daiya Foods (fromages, pizzas, yaourts ou encore des sauces), Clif Bar & Company (barres protéinées) ou Silk (grand choix de lait végétaux). Le site a été lancé par les entrepreneurs Amir Lavi and Alon Hochberg – « devenus véganes en 5 minutes » en 2017 après avoir regardé une vidéo sur le commerce de la viande de chien en Chine.

« Quand je suis devenus végane, j’ai passé plusieurs mois à remplacer toute mon alimentation, les cosmétiques et la nourriture pour chien, en lisant les tous petits caractères sur chaque étiquette de tous les produits, en contactant les vendeurs quand j’avais besoin de plus d’information. Puis, j’ai acheté une paire de chaussures végane sur Amazon et quand elles sont arrivées, je me suis rendu compte que la colle était faite à partir d’os de porc. C’est le jour même où j’ai décidé de fonder « Billion Vegans », raconte Alon Hochberg.

Capture d’écran du site Billion Vegans.

Le début d’un sélection drastique pour satisfaire l’éthique

L’entreprise a rejeté plusieurs produits « labelisés » véganes sur Amazon car ceux-ci ne respectait pas les critères des produits véganes comme la vérification des ingrédients, le sourcing, la transformation ou les bonnes pratiques de fabrication sans cruauté animale. Billion Vegans demande également que les vendeurs signent un accord d’engagement pour l’utilisation d’ingrédients véganes et de respecter les pratiques de fabrications conformes, avec obligation de transmettre tout changement. « Nous donnons également des informations complémentaires essentielles pour beaucoup de véganes comme de savoir si le fournisseur ne vend que des produits véganes ou si les produits inclus de l’huile de palme ou non », indique Hochberg. « A l’avenir, nous souhaitons transmettre de nouvelles informations comme l’impact écologique ou si le produit est issu du commerce équitable ».

L’entreprise a récemment levé 300 000 $ en fonds d’investissement privés et vis les 1 million de fonds par actions grâce à une campagne sur WeFunder campaign pour capter l’industrie des boutiques en ligne véganes, estimée par Hochberg à plus de 30 milliard de dollars rien qu’aux États-Unis. « Ces chiffres montrent qu’il y a de vraies opportunités d’affaires. Nous voyons déjà des acteurs majeurs de l’agroalimentaire et des investisseurs prendre des parts dans la croissance du secteur de l’industrie végane et éthique. Nous souhaitons que la communauté végane puisse également en faire partie.

Dans le même objectif le site de vente en ligne éthique et végane crazy-bean.com a été lancé cette semaine en Grande-Bretagne et Vegan-Place.com l’été dernier en France…

Vous trouverez sur Billion Vegans, par exemple, ce parmesan végane : ce produit n’a nécessité pour sa production ni soja, ni huile de palme, ni gluten, ….ni lait de vache.

Nous ne pouvons qu’encourager ces initiatives. A travers le monde, des nouveaux métiers apparaissent avec une éthique végane. L’intérêt d’une marketplace végane est une réponse à l’augmentation de la population végane à travers le monde occidental et Billion Vegans montre déjà une volonté de développement à l’international pour répondre à la demande croissante. Cela paraît judicieux, à l’instar de sa grande sœur « Amazon ».

Pour le moment, c’est une opportunité de développement pour nos entreprises françaises sur le marché nord-américain, entreprises qui devront tout de même lancer une vraie réflexion sur le développement export mais également choisir la bonne labellisation pour leurs produits car nous voyons ici apparaître des critères de sélection assez drastiques.

Pour les investisseurs qui souhaitent promouvoir une certaine éthique dans les financements, ce type d’initiative est une réelle opportunité d’avenir pour diversifier son portefeuille d’investissements (voir notre article sur Beyond Investing et l’indice boursier végane).

Article original par Anna Starostinetskaya, traduit et complété par Florence Dusseaux pour l’association Vegan France.

Danone est l’un des premiers fournisseurs mondiaux de produits laitiers et s’oriente depuis longtemps vers des alternatives sans animaux et à base de plantes. La société a maintenant annoncé son intention de tripler ses ventes de produits d’origine végétale d’ici 2025.

Le fort potentiel de croissance du marché des produits à base de plantes accélère la disponibilité des boissons et yaourts sans produits laitiers. Selon Danone, l’entreprise a pour objectif d’augmenter ses ventes de produits à base de plantes de 1,7 milliard d’euros à environ 5 milliards d’euros.

En collaboration avec d’autres entreprises d’aliments d’origine végétale, Danone a récemment fondé le groupe de pression Plant-Based Foods of Canada pour représenter les intérêts du secteur des aliments d’origine végétale au Canada. Par ailleurs, le fabricant d’Activia et de Volvic a annoncé lors d’un séminaire investisseurs à Londres qu’il vise des économies de 1 milliard d’euros d’ici 2020.

« Compte tenu de l’environnement de plus en plus volatil, nous sommes très satisfaits de la meilleure résistance de notre modèle opérationnel et nous obtenons de bons résultats. Face aux défis à court terme, y compris dans le secteur de la nutrition de la petite enfance en Chine, le chemin vers 2020 ne sera pas linéaire. Nous continuerons de renforcer et d’accélérer notre modèle d’affaires tout au long de 2019 et de 2020 afin d’atteindre nos objectifs, de réaliser une croissance constante du BPA et de créer une valeur durable pour nos actionnaires. » – Cécile Cabanis pour Danone.

Lancement de l’association Aliments d’origine végétale du Canada (Plant-Based Foods of Canada).

La PBFC est la plus récente division de Produits alimentaires et de consommation du Canada, la plus grande association commerciale du pays représentant les fabricants d’aliments, de boissons et de biens de consommation, et elle jouit d’une base de soutien impressionnante. Daiya Foods, Danone, Earth’s Own Foods, GreenSpace Brands, Pinnacle Foods et The Field Roast Company sont parmi les membres fondateurs de la PBFC.

Le groupe de l’industrie appuiera les intérêts réglementaires et commerciaux des entreprises canadiennes d’aliments d’origine végétale qui travaillent à produire et à commercialiser des versions végétariennes et végétaliennes de produits traditionnels à base de protéines animales. En fin de compte, l’objectif est d’offrir aux consommateurs des choix d’aliments végétaliens qui correspondent le mieux aux tendances contemporaines.

Compte tenu de la croissance récente et de la popularité des protéines végétales dans le pays, la formation de l’association arrive à point nommé. Plus tôt cette année, le gouvernement canadien a même annoncé un investissement de 150 millions de dollars dans l’industrie des protéines végétales du pays.

La demande mondiale de yaourts sans produits laitiers augmentera d’environ 5% par an

Selon l’institut d’études de marché Euromonitor, la demande de produits laitiers conventionnels stagne. Dans le même temps, Future Market Insight indique que la demande mondiale de yaourts sans produits laitiers augmentera d’environ 5% par an, au moins jusqu’en 2017. Comme le rapporte l’entreprise de médias Bloomberg, Danone s’est rendu compte que le véganisme est passé d’un régime de niche à un mouvement dominant.

Le groupe français Danone représente environ 17 % du marché du yaourt, avec une part de 83 milliards de dollars US. En plus d’Activia et d’Actimel, Danone est propriétaire du producteur végétalien d’aliments et de boissons WhiteWave Foods depuis 2016. L’entreprise, que Danone a rachetée pour environ 10 milliards de dollars, a été le premier pas stratégique de Danone vers le véganisme. Francisco Camacho, Vice-Président Exécutif de la Division Produits Laitiers et Plantes de Danone, déclare que le marché du yaourt sans produits laitiers aux Etats-Unis est en croissance de 50% par an.

Danone et ses marques de produits alternatifs d’origine 100% végétale.

En Europe, Danone est déjà très présent sur le marché des produits sans produits laitiers grâce à sa filiale Alpro. Alpro est leader sur le marché européen des produits laitiers végétaliens avec une part de marché de plus de 40%. Elle offre des produits d’origine végétale similaires au lait. Il s’agit notamment de yaourts sans produits laitiers à base de soja, d’amandes, de noix de coco, de riz, d’avoine et de noisettes. De plus en plus d’entreprises décident d’entrer sur le marché végétalien et la concurrence sur le marché des yaourts à base de plantes augmente.

Le nombre croissant de végétaliens permet à des entreprises comme Alpro de croître chaque année. En Grande-Bretagne, le nombre de végétaliens s’est multiplié entre 2006 et 2016. En 2016, il y avait environ un demi-million de végétaliens au Royaume-Uni, 3 fois plus qu’en 2006. Le nombre croissant de personnes qui mènent une vie plus saine ou qui veulent se comporter de manière plus éthique envers l’environnement et les animaux suscite l’intérêt pour les yaourts sans produits laitiers.

Voir aussi notre article sur les fromages véganes français

Article et traduction par Hélène Modrzejewski pour l’association Vegan France Interpro

Sources : Vegeconomist 1 / Vegeconomist 2 / Livekindly

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