À l’heure où la maltraitance animale dans l’industrie du lait et de plus en plus probante, des iconoclastes végétaliens ont commencé à se tailler la part du lion sur le marché très traditionnel du fromage. Et parce que les alternatives éthiques sont plus que primordiales de nos jours, VEGAN FRANCE est parti à la rencontre de ces révolutionnaires du 0% lactose.

On les connait, et cela fait de nombreuses années qu’ils sont présents dans le vaste réseau de distribution des produits végétaliens. Vingt cinq années d’expérience pour l’entreprise WHEATY (dont le fondateur fût d’ailleurs le pionner du tofu en Allemagne à partir de 1978), qui commercialise ses produits fromagers 100% végétal au travers de diverses enseignes européennes. Avec plus de cent employés travaillant à la production, la fameuse usine installée dans le Bade-Wurtemberg tourne à plein régime depuis 1993. Commercialisant essentiellement des produits bio et garantis sans huile de palme, WHEATY, propose une large gamme de dérivées végétaliens: « Végé Saucisses », « Végé Tranches », « Végé Poêlées »… Une démarche éthique qui rime avec activité industrielle.

C’est également le cas pour la fameuse marque NATURE ET MOI qui vend ses produits bios (mais aussi sans gluten, et sans soja) dans des chaînes de distribution très communes comme Hyper U et Auchan. Il est à noter que cette marque s’exporte d’ailleurs très bien à l’étranger, dans des pays comme l’Afrique-du-Sud et la Russie. Les produits industriels, presque exclusivement conditionnés sous plastique, ne sont malheureusement pas un modèle de développement durable, et calfeutre un peu l’aspect « biologique » de ses ingrédients… Un petit dommage donc…

Photo : Nature et Moi et Wheaty.

Mais qu’en est-il du marché du fromage végane chez les petits fabricants?

Après enquête minutieuse de notre part, il apparaît clairement que l’audace et la créativité y prennent toute leur ampleur, dans un contexte éthique clairement engagé.

En Moselle

C’est le cas par exemple de LES PETITS VEGANNE, puisque cette petite entreprise familiale basée en Moselle s’est engagé, à travers une charte personnelle, à fournir des produits biologiques, non traités ou raffinés, dont les ingrédients sont majoritairement issus des circuits courts ou équitables. Mais pour cette petite entreprise, l’éthique ne s’arrête pas à son aspect uniquement culinaire, puisque l’engagement s’étend jusqu’à l’utilisation de produit d’entretien bio et non testés sur les animaux. Enfin, les modes de livraison se limitent volontairement à 24 heures maximum, dans un souci de respect de la chaîne du froid. LES PETITS VEGANNE s’engage même à prendre en charge une partie des frais d’expédition puisque ces derniers sont assez onéreux de part leur rapidité et leur conditionnement.

Photo : Les Petits Veganne.

En auvergne

Un engagement que l’on retrouve également chez les auvergnats de LA PETITE FRAWMAGERIE. L’entreprise, basée dans le cœur de Clermont Ferrand (à quelques pas de la station de tram de Gaillard) s’engage également à produire du 100% végétal, biologique, à base d’emballages recyclables, en partie issus de la récupération. Les modes de livraison sont similaires eux aussi, grâce à Chronofresh (qui garanti la livraison d’un produit conditionné entre 0 et 4°… et entièrement gratuite, lorsque la commande dépasse les 100 euros. LA PETITE FRAWMAGERIE, en plus de son site internet, bénéficie d’un petit réseau de distribution non négligeable à travers la France.

photo : La Petite Frawmagerie.

En Ile-de-France

Nouveaux venus sur le marché, LES NOUVEAUX AFFINEURS se sont très vite démarqués de leurs principaux concurrents en se spécialisant, comme leur nom l’indique, dans un affinage des plus poussés. Accompagnés de maîtres fromagers talentueux, LES NOUVEAUX AFFINEURS ont été une très belle révélation au We Love Green Festival, ainsi qu’au Veggie World Festival en avril 2018. À l’heure où nous écrivons ses lignes, la marque ne bénéficie d’aucune distribution dans les magasins spécialisés. Il est néanmoins possible de commander leurs fabuleux produits sur le site ulule.com, où un projet de développement de leur activité est en cours. Les trois produits que commercialisent Les Nouveaux Affineurs portent cependant déjà la marque de fabrique de l’entreprise : « L’affiné de Margot », assez doux, ressemble étonnement à du camembert, « l’affiné de Germain », développe au contraire une texture à base de levain, avec une saveur beaucoup plus boisée. Quant à « l’affiné d’Albert », il se caractérise principalement par un goût plus caractériel, plus piquant. Une jolie palette fromagère donc…

Photo : Les Nouveaux Affineurs

Enfin, JAY AND JOY, dont le point de vente est situé dans le onzième arrondissement de Paris, développe des produits dans la même verve que ces deux précédents concurrents. Créé par une vénézuélienne, désireuse d’apporter une saveur supplémentaire dans la gastronomie française, JAY AND JOY propose une impressionnante gamme de fromages, aux recettes étonnantes. Une gamme que les curieux ont d’ailleurs eu l’occasion de déguster, en mai dernier, grâce aux fameux ateliers de dégustation vin et fromage 100% végétal, organisés par Double V (vins et végétal).

Photo : Jay and Joy.

Derrière DOUBLE V se cache en réalité Claire Brachet, une œnologue et gastronome végétalienne qui a décidé de transformer sa passion professionnelle en partage à grande échelle. À travers différents ateliers (découverte de la cuisine grecque, japonaise ou chinoise) avec le vin végétal comme épicentre gustatif, c’est une farandole de mets et de goûts que le participant peut découvrir. Preuve que le développement d’un nouveau gout éthique peut se faire dans la continuité traditionnelle de notre gastronomie.

Que ce soit LES PETITS VEGANNE, LA PETITE FRAWMAGERIE, ou JAY AND JOY, ces artisans passionnées se retrouvent autour de recettes biologiques et de fromages crus, la plupart du temps sans gluten. Les principaux ingrédients que contiennent leurs fromages, sont axés la fermentation de noix de cajou et d’amande, qui donne à leurs produits une saveur quasiment proches des fromages de chèvres laitiers. Des ingrédients naturels, aucun produit chimique, des emballages biodégradables, des conditions de transports idéales… l’industrie fromagère végane a de beaux jours devant elle…

Photo : Tomm’Pousse.

Et pour preuve! 2018 marque un tournant dans le développement des fromages végétaux, puisque deux artisans passionnés (TOMM’POUSSE et LA PETITE FRAWMAGERIE) ont récemment remporté le prix de la sixième édition du Concours National de la Création Agro-Alimentaire Bio, organisée cette année par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Gers. Les prémices d’une belle expansion culinaire! (voir l’article ici : http://campagnesetenvironnement.fr/la-creation-agro-alimentaire-bio-recompense-le-fromage-vegetal/)

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Les marques et entreprises mentionnées dans l’article :
Ateliers Vin et Cuisine végétale : http://doublevvine.com/category/atelier-oenologique/
LA PETITE FRAWMAGERIE : https://www.lapetitefrawmagerie.com/
TOMM’POUSSE : https://tommpousse.fr/
JAY AND JOY : https://www.jay-joy.com/
LES PETITS VEGANNE : http://www.petits-veganne.fr/
NATURE ET MOI : http://www.nature-moi.fr
WHEATY : https://www.wheaty.fr/
LES NOUVEAUX AFFINEURS : https://lesnouveauxaffineurs.wixsite.com/lesnouveauxaffineurs
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Crédit photo principale : Site internet TOMM’POUSSE.
Article par Sylvain Bernière pour l’association Vegan France.

Le tout nouveau guide cuisine végane « Vegan pas à pas » sortira le 6 septembre prochain chez Les Editions Ulmer. A destination des débutants et des curieux, Stéphanie Bartczak, alias La Véganista, à spécialement développé des recettes faciles à réaliser et fait découvrir les produits phares de cette cuisine moderne. Petite entrevue avec une expert qui monte et qui à réussi à transformer sa passion en activité professionnelle à plein temps.

Comment est né La Véganista ? Quel à été votre parcours avant le véganisme ?

J’ai créé La Véganista en février 2016 avec une idée simple : vulgariser l’alimentation 100% végétale en essayant de contre-carrer les idées reçues sur le sujet. En rencontrant différents publics, petits et grands, je m’efforce de montrer que le mode de vie végétalien/végane est viable, source de bienfaits pour notre environnement et pour nous-mêmes. Cela prend la forme de conférences, d’ateliers culinaires, d’accompagnement à la transition alimentaire. Et aujourd’hui, d’un livre.

Avant de devenir végane, je suis passée par une phase « végétarienne » car je m’étais beaucoup documentée sur la viande : antibiotiques, graisses de mauvaise qualité et abattage massif. Le bilan était trop lourd à mes yeux, j’en ai donc conclu que la viande n’était pas compatible avec un mode de vie sain. Je continuais à manger du fromage, en bonne Française que je suis, mais j’avais arrêté ma consommation de yaourts et de lait au verre, étant intolérante au lait animal. J’ai, quelques mois plus tard, eu le fameux déclic : je ne pouvais pas me dire « contre » la souffrance animale si je continuais à consommer du fromage. J’ai alors décidé de rester cohérente avec mes idées et de me tourner vers les alternatives végétales qui existent. Aujourd’hui, le fromage n’est plus un sujet pour moi (même si j’adorais en manger !).

Jusqu’à présent vous proposez votre expertise aux professionnels et particuliers à travers des ateliers culinaires véganes. Comment est né l’idée d’écrire un livre de cuisine ? Avec « VEGAN PAS A PAS » quelle est votre approche ?

A la fin de mes cours de cuisine, j’avais presque systématiquement droit à la question : « Vous avez peut-être un livre à nous proposer ? ». D’abord surprise par l’évidence de cette question, je déclinais poliment et renvoyais les personnes vers mon blog ou ma page Facebook. Cette idée a cependant germé dans mon esprit. Il faut dire que les livres sur la cuisine végétale, il n’en manque pas aujourd’hui ! Mais je voulais amener quelque chose de différent, qui reflète mon approche en cours individuel ou collectif : une méthode pédagogique pour qui veut entrer en transition alimentaire, à son rythme.

Comment se familiariser avec les ingrédients typiques de la cuisine végétale ? Comment créer son propre book de recettes, les basiques qu’on saura décliner facilement ? Comment répondre aux questions voire aux railleries de l’entourage ? Comment repenser son organisation à la maison ? Etc. C’est le livre que je cherchais quand j’ai débuté le végétarisme et que j’étais perdue, avec une grande soif de réponses à mes questions.

VEGAN PAS A PAS, Editions ULMER

Stéphanie Bartczak a formé, entre autres, l’équipe API Restauration de l’ensemble scolaire St-Adrien à la cuisine végétale (l’Ensemble Scolaire St-Adrien) Voir son article ici

Vous êtes également l’auteur des photos de cet ouvrage, vous êtes donc une personne touche à tout dans la vie ? Quelles sont vos autres passions ?

Je m’intéresse au bien-être en général, l’alimentation en est une composante. J’adore lire ! Des livres de développement personnel essentiellement mais je me remets à découvrir des romans. Je vous conseille d’ailleurs le fameux « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » d’Annie Barrows ! Le monde ésotérique me fascine également, j’essaie de m’intéresser (et d’appliquer) les principes de la lithothérapie pour une maison saine et chargée en bonnes énergies. Et je pratique le pilates 3 ou 4 fois par semaine.

Lille à récemment été étiquetée ville « la plus vegan friendly » de France. Vous vivez près de Lille, qu’en pensez-vous ?

C’est vrai que le décor lillois a pas mal changé dernièrement ! Plusieurs restaurants se sont ouverts depuis un an, d’autres sont en cours de projets. Je n’ai même pas encore eu le temps de tous les tester !

Vous êtes régulièrement sollicité dans les médias depuis 2017 (TF1, France 5 entre autres) pour parler du véganisme et des alternatives véganes au grand public. Comment interprétez-vous cet engouement ?

Je ne suis pas du tout d’accord avec celles et ceux qui parlent de « mode végane », expression qui ne reflète en rien la prise de conscience globale à laquelle nous assistons aujourd’hui. Comme tous les grands changements significatifs de l’Histoire, la remise en cause de l’industrie de la viande prend du temps … Elle a été initiée dans les années 1970 (quoique les philosophes des Lumières évoquaient déjà le sujet) et prend de l’ampleur aujourd’hui car les gens ont pleinement accès à l’information.

Stéphanie Bartczak sur e plateau de LA QUOTIDIENNE de France 5.

Votre entreprise viens d’obtenir l’agrément EVE VEGAN délivré par l’organisme de certification Expertise Végane Europe. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, et j’en suis fière. Ce label atteste du respect de l’éthique végane : tous les process que j’ai créés pour mes interventions et animations sont officiellement labellisés. C’est un gage de qualité pour mes clients.

Quels sont vos prochains objectifs et évènements avec La Véganista ?

Je serai, en tant que prestataire, sur le salon Natexpo à Lyon en septembre prochain : j’accompagnerai mon client (les Laboratoires Superdiet) dans l’animation de son stand. J’ai travaillé avec les Laboratoires dans le cadre du lancement de leur nouvelle gamme de superfoods : j’aurai le plaisir de les « crusiner » sur le salon.

Je serai présente sur le salon Veggie World de Lille en décembre, sur le thème de Noël. Et bien sûr, le lancement de mon livre « Vegan pas à pas » (Editions Ulmer) le 6 septembre prochain. Je continue par ailleurs mon travail de fond auprès de la restauration collective pour essayer de faire bouger les lignes..

Pour en savoir plus, visitez le site de LA VEGANISTA

Article par Hélène Modrzejewski, pour l’association Vegan France.

Bien souvent, nous pensons que nos décisions ne peuvent pas changer pas le monde. Claire Smith (photo) soutient que nous avons peut-être plus de pouvoir que nous le pensons, notamment par le biais des « investissements verts et durables ». La fondatrice de « Beyond Investing » vous invite dans un voyage éclairant à la découverte des actions véganes, de l’évolution actuelle du marché boursier et du pouvoir puissant qu’il offre au changement.

Vous venez de lancer le « US Vegan Climate Index ». Pourquoi ? (Voir notre article ici : indice boursier végane US)

En tant que végane moi-même, je suis parfaitement consciente qu’il n’existe pas de solutions d’investissement larges ou complètes pour les véganes qui cherchent à investir leur pension ou à faire des économies régulières. C’est quelque chose avec laquelle j’ai directement lutté depuis que j’ai pris en charge l’investissement de mes propres fonds de pension. Sans obtenir la liste complète des avoirs d’un fonds, et en parcourant les actions par actions, aucun végane ne peut être sûr qu’il n’investit pas dans des sociétés dont il déteste les activités. Comment peut-il devenir cohérent pour un végane d’éviter de manger de la viande mais d’investir dans McDonalds, par exemple, par le biais d’un investissement indiciel régulier ? De même que les entreprises d’habillement, ou celles qui s’engagent dans l’expérimentation animale, ou qui produisent des produits chimiques qui tuent les abeilles ?

Photo : Claire Smith, fondatrice de Beyond Investing, entrepreneure végane basée à Genève, en Suisse.

En quoi consiste exactement l’ « US Vegan Climate Index » ?

Le US Vegan Climate Index prend un indice de marché large, le type qui serait utilisé comme référence pour la plupart des investissements traditionnels (comme les 7,3 trillions de dollars qui suivent l’indice S&P500) et passe en revue l’univers des actions en vérifiant si une société a des activités qui vont à l’encontre de nos politiques. Cette politique intègrent tous les aspects de l’élevage et de la mise à mort des animaux, de la production et de la vente de produits animaux, ainsi que l’utilisation des animaux à des fins d’expérimentation animale et d’autres formes d’exploitation, telles que les parcs à thème ou les courses hippiques. Les entreprises pour lesquelles ces activités représentent plus qu’une infime fraction de leurs revenus sont soustraites de la contrepartie de l’investissement.

Nous éliminons également les combustibles fossiles, car les animaux sont tout aussi affectés, sinon plus, par les changements climatiques que les humains, car ils détruisent leur habitat, leur accès à la nourriture et à un abri et modifient même leur capacité de s’accoupler. Pensez par exemple aux ours polaires, aux récifs coralliens, aux tortues qui, en raison des changements de température, émergent de leurs œufs, toutes des femelles. Et je n’ai pas encore rencontré un végane qui s’affirme comme négationniste du changement climatique…..

Le groupe de titres financiers qui restent après la sélection est complété par des titres plus petits qui se situent juste en dehors de l’indice général du marché, mais qui ne se livrent pas à ces activités nuisibles. Cela nous permet d’investir, par exemple, dans des entreprises alimentaires végétaliennes ou des entreprises d’énergies renouvelables une fois qu’elles atteignent une certaine taille.

Le portefeuille total est construit de telle sorte que le profil de risque est proche de l’investissement traditionnel sur le marché et, en tant que tel, il constitue une alternative appropriée pour un investisseur sensible à ces principes éthiques, qu’il s’agisse d’une institution ou de l’investisseur sur le marché de masse, et qui souhaite appliquer une approche large du marché pour son portefeuille d’investissement de base.

Comment s’est passé le lancement (juin 2018) ?

La réaction au lancement de l’US Vegan Climate Index a été extraordinairement positive, de nombreuses personnes nous contactant directement pour savoir comment investir. Il a été partagé et publié par la presse végane, financière et d’investissement durable, et a créé une vague d’activité sur les médias sociaux. Cela nous donne une grande confiance que nous sommes sur la bonne voie et que nous devrions agir rapidement pour créer des produits dans lesquels les véganes et les environnementalistes peuvent investir en toute sérénité.

Quelles sont les prochaines étapes prévues avec l’USVCI et votre entreprise « Beyond Investing » ?

L’indice n’est actuellement pas investissable : il nécessite la structuration de fonds ou de billets dans différentes juridictions. Nous travaillons donc avec des plateformes d’investissement et des banques pour créer des produits d’investissement basés sur cet indice, le premier étant probablement un Exchange Traded Fund (ETF) coté aux États-Unis, qui sortira à l’automne 2018. Nos projections suggèrent une forte demande et nous encourageons tous vos lecteurs à s’inscrire pour recevoir des mises à jour ici (bit.ly/veganETF) afin que nous puissions les tenir informés du lancement d’un produit d’investissement dans leur région ou pays.

L’avantage d’un ETF coté aux États-Unis est qu’il peut être acheté par des investisseurs du monde entier, à condition qu’ils aient accès à un compte de trading d’actions. Au-delà de l’indice US Vegan Climate Index initial, notre plan est d’étendre notre couverture à d’autres marchés et classes d’actifs, et d’incorporer d’autres écrans sociaux, dans le but ultime de construire des portefeuilles multi-classes d’actifs qui sont conformes aux principes du véganisme, à utiliser pour l’épargne à long terme et les plans de retraite. Nous encourageons tout fournisseur de produits existants à nous contacter directement pour voir comment nous pouvons travailler ensemble.

Pourquoi le public devraient-ils examiner de plus près l’USVCI ?

Alors que notre objectif premier n’était pas de créer un portefeuille « surperformant » (Voir article Nouvel indice boursier végane ), mais seulement un portefeuille cohérent sur le plan éthique, nous sommes ravis de voir que, sans aucun bricolage de notre côté nous avons pu obtenir une « surperformance ». L’effet de nos exclusions a été de créer un portefeuille qui a « surperformé » le marché au cours des 5 dernières années, depuis juin 2013. Nous pensons qu’il y a régulièrement des tendances séculaires qui sapent les modèles économiques de nombreuses entreprises que nous avons exclues, et ces tendances sont susceptibles de se poursuivre.

Les évaluations des entreprises de combustibles fossiles se fondent sur la valeur de leurs réserves de pétrole non exploitées, mais seront-elles autorisées à continuer d’extraire du pétrole pour le brûler, à mesure que les températures continuent d’augmenter ? C’est le problème des « actifs échoués » et nous pensons que la même chose est possible dans l’industrie de l’agriculture animale, car les complexes d’élevage intensif en usine et les usines d’abattage connaissent une baisse des profits et sont fermés. Plus les gens adoptent un régime à base de plantes, moins ils souffrent de maladies chroniques et aiguës, et la demande de produits pharmaceutiques et d’appareils médicaux diminuera. Par conséquent, nous estimons qu’il existe de nombreuses raisons de supposer que cette « surperformance » de notre indice se poursuivra.

Comment pensez-vous que le marché de l’indice va changer dans les 5 à 10 prochaines années en mettant l’accent sur les  » investissements verts  » ?

L’essor de l’investissement indiciel durable, qui intègre l’investissement socialement responsable ainsi que l’investissement environnemental, est lié au fait que le consommateur et l’investisseur deviennent plus conscients de l’influence que son argent et son capital peuvent avoir sur les entreprises.

Mais elle est aussi liée à certains changements qui ont marqué l’industrie de la gestion d’actifs au cours des 15 dernières années. Il y a 15 ou 20 ans, la majorité des actifs étaient gérés activement, chaque gestionnaire de fonds cherchant à justifier ses commissions en « surperformant » le marché. Il ne s’agissait pas seulement d’un jeu à somme nulle, la majorité a même « sous-performé » avant même que les frais ne soient payés. Cela a conduit à une tendance massive dans l’investissement qui était d’investir passivement par le biais de l’indexation. De fait, ces portefeuilles ont très peu de rotation et peuvent donc être offerts avec des frais très bas.

Le flux continu de capitaux dans ce direct avec cet article disant que 500 milliards de dollars se sont déplacés dans cette direction au premier semestre 2017 et commentant certains des aspects négatifs de cette tendance : https://www.cnbc.com/2017/07/10/passive-investment-is-frightening-says-morgan-stanley-strategist.html

L’investissement indiciel passif sur l’ensemble d’un marché est fondamentalement la propriété d’une action simplement parce qu’elle existe, proportionnellement à sa taille, et n’attribue donc effectivement aucune valeur à une évaluation fondamentale, ni à aucune considération si les activités de cette action ont une valeur pour la société ou sont en fait dommageables.

Je crois que l’augmentation de l’investissement durable et éthique, telle que citée dans cette étude http://schroders.com/en/media-relations/newsroom/all_news_releases/schroders-global-investor-study-2017-sustainable-investing on-the-rise/ est en partie une réponse à l’investissement passif dans un marché de référence, ainsi que le reflet des tendances des consommateurs à vouloir plus de transparence et de responsabilité. Comme il a été démontré que l’investissement actif ne fonctionne pas, il n’y a rien d’autre à considérer que le bénéfice d’une entreprise (ou autre) pour la société et, de notre point de vue éthique, pour les gens, les animaux et la planète. D’où la nécessité d’indices basés sur des mesures éthiques, dont les règles intègrent le concept d’investissement durable dans sa réalité sur le terrain.

Si vous voulez changer le monde, il y a un autre avantage à investir de façon éthique. Le prix auquel les actions d’une société se négocient reflète la proportion d’investisseurs qui veulent les détenir. Moins les investisseurs veulent détenir une action, plus elle tombe. Les entreprises qui ont une mauvaise éthique, comme les compagnies de tabac, doivent encourager continuellement les investisseurs à détenir leurs actions en versant des dividendes élevés, ce qui représente un coût non négligeable pour leur entreprise.

Le simple fait de vendre un indice boursier pour passer à notre indice sur une base dollar pour dollar créera une pression important à la vente sur les entreprises qui en sont exclues.

Qui sont les entreprises / actions qui font partie de cet indice actuellement ?

Notre indice se concentre sur les 500 actions les plus importantes du marché américain, qui sont largement détenues. Mais une grande partie de cet argent ne détient ces actions que parce qu’elles se situent dans le top 500 (comme mentionné précédemment, quelque 7,3 billions de dollars suivent l’indice S&P500). Supposons aujourd’hui qu’en vendant les actifs éthiques sélectionnés, ces entreprises tombent sous le top 500 ?…

Il y a eu des recherches universitaires sur l’impact du fait de faire partie ou d’être exclu d’un indice de marché, voir ci-dessous : http://www.nber.org/digest/nov13/w19290.html

Cela a un impact direct sur le cours des actions des entreprises.

Site Beyond Investing : https://www.beyondfundadvisors.com/

Profil LinkedIn Claire Smith : https://www.linkedin.com/in/claire-smith-8a461a1/

Article source : Vegeconomist traduit de l’anglais par l’association Vegan France.

Une partie de la team Vegan France à eu le plaisir de visiter le sanctuaire pour poules pondeuses LA PONDATION DE FELICIE @felicie28 ??? Cette association sauve et soigne les poules pondeuses destinées à l’abattoir.

Un refuge pour les poules envoyées à l’abattoir après 18 mois de servitude

La Pondation de Félicie gère le sauvetage, la protection et le placement en famille d’accueil des poules pondeuses issues de l’élevage agricole. Les poules pondeuses issues d’élevage produisent pendant 18 mois maximum puis sont envoyées à l’abattoir, quand elles pourraient vivre encore 5 ans.

Rencontre avec Lisa, la fondatrice

FELICIE est une des premières poules sauvées par LISA, la fondatrice végane du sanctuaire (voir photo). FELICIE a donc logiquement donné son nom a cette généreuse initiative. Ce sanctuaire se situe à Le Mesnil Thomas près de CHARTRES en Eure et Loir.

Lisa, la fondatrice du sanctuaire avec Felicie, la poule qui a donné son nom à cette initiative.

Quel rôle pourraient encore jouer ces poules ?

Lisa explique que la démarche du refuge s’inscrit dans un cycle de développement durable et d’économie sociale et solidaire. Les poules offrent des intérêts tels que : pondre des œufs, réduire les déchets alimentaires, support pédagogique dans les familles et les écoles, créatrices de liens intergénérationnels dans les maisons de retraite.

Le but principal étant la promotion du bien-être animal, et le maintien dans des conditions de vie optimales. Les bénévoles et adoptants s’engagent à respecter certains principes dans la prise en charge des animaux recueillis par l’association, tel que ne pas atteindre à leur intégrité physique, ne leur donner que les restes alimentaires adéquats, leur apporter les soins nécessaires au maintien d’une bonne santé, ne pas laisser une poule seule sans congénère.

 

Un environnement propice à l’épanouissement des petites protégées

Lors de notre visite nous avons pu constater la richesse de l’espace offert à ces animaux rescapés. Un immense jardin en sous-bois leur est réservé, avec des espaces de soleil pour se rouler dans la poussière (comme apprécient les poules dans l’espace naturel), des reliefs pour grimper et faire de l’exercice, des coins aménagés pour pondre en toute tranquillité. Un potager et verger naturel viens compléter cet environnement bien éloigné des conditions de vie qui leurs sont malheureusement réservées dans les exploitations.

Comment adopter des Poules à la Pondation de Félicie ?

Les adoptants doivent s’engager à respecter une charte de bien-traitance. Les informations pour devenir adhérent et adoptant sont disponibles en cliquant ici

Pondation de Felicie à VeggieWorld Paris les 13 et 14 octobre

Vegan France Interpro hébergera cette année LISA sur son stand au salon VeggieWorld Paris Octobre 2018 pour récolter des dons et adoptions ! Alors venez nous rencontrer ! https://veggieworld.de/fr/

 

Article par Hélène Modrzejewski pour l’association Vegan France.

 

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