Basée dans la Somme, la société Graine de Choc a su revaloriser une légumineuse oubliée aux propriétés précieuses. La féverole, la spécialité des recettes de Graine de Choc, se révèle être une aide pâtissière végane tout à fait hors du commun. Voici l’histoire de Béatrice Maire, fondatrice de la marque et chocolatière.

La naissance de Graine de Choc

En septembre 2017, Béatrice Maire, chef d’entreprise et chocolatière autodidacte découvre la féverole sur le stand de la coopérative Agora lors d’une manifestation agricole. Après quelques échanges avec un des responsables, elle repart avec 5 kg de graines dans l’idée de les cuisiner.

La féverole est une légumineuse cultivée en France. Cette culture a connu ses heures de gloire dans les années 2000 – 2010 lorsqu’elle était exportée en Egypte pour la consommation humaine. En France, cette légumineuse n’est utilisée que pour l’alimentation animale. Hors depuis quelques années le commerce avec l’Egypte est quasiment réduit à néant, ce qui entraîne la disparition de cette culture faute de déboucher en alimentation humaine.

La féverole, une légumineuse oubliée.

La féverole, une légumineuse oubliée.

Après une première dégustation sous forme de purée salée, Béatrice associe la féverole avec du sucre et une pointe de vanille. Elle obtient une « tartinade » très onctueuse, au goût proche de la crème de marron, qu’elle appelle « crème de féveroles ».

Puis vint ensuite l’idée de l’associer avec du chocolat, Béatrice obtient alors un prémisse de pâte à tartiner : le Tartimouss ! était né. Suivi alors quelques mois de travail afin d’obtenir cette texture onctueuse et légèrement mousseuse, caractéristique de cette pâte à tartiner.

Le développement des premières meringues à base de féverole

Le succès de Tartimouss! dès le début de sa commercialisation a conforté Béatrice Maire dans l’idée d’aller plus loin avec cette graine incroyable.

« J’ai au fur et à mesure des jours, découvert les propriétés techniques et fonctionnelles des féveroles, j’ai essayé, raté, recommencé, innové, inventé, encore raté, ré-essayé, etc… Jusqu’au jour où: « wahou ! ça mousse ! Je vais faire des meringues ! Le plus dur aura été de trouver comment faire mousser de manière régulière la féverole, puis ensuite réussir à stabiliser ce foisonnement pendant la cuisson. » – Béatrice Maire, fondatrice de la société Graine de Choc.

 

Béatrice Maire, fondatrice de Graine de Choc.

Béatrice Maire, fondatrice de Graine de Choc.

Le cahier des charges de Béatrice était strict : pas d’additifs, pas d’ingrédients ultra-transformés ou autres poudres chimiques, et pas d’ingrédients venus de l’autre bout du monde. Aujourd’hui c’est un défi relevé, les Croq’Mouss! Ces « meringues » sont composées de 69% de féveroles, de 29% de sucre et d’un peu de citron.

Graine de choc choisi la féverole locale pour offrir un produit éco-responsable.

Béatrice a contractualisé directement avec 5 agriculteurs de sa région. Les cultures sont conduites en agriculture biologiques et respectent un cahier des charges strict. Après la moisson, les agriculteurs livrent Graine de Choc directement, à tour de rôle.

La féverole a divers intérêts écologiques. La féverole capte l’azote de l’air, et sait le « digérer » pour le rendre utilisable. Ainsi, elle n’a pas besoin d’engrais pour pousser. Mais en plus, elle fait bénéficier les autres cultures de cet engrais naturel. Le rendement du blé cultivé juste derrière la féverole, ainsi que sa teneur en protéines, seront multipliés par 5 tout naturellement. Les agriculteurs réduisent donc leur apport d’engrais de synthèse grâce à la féverole, ce qui limite les gaz à effet de serre. Et cerise sur le gâteau: la féverole est une plante mellifère !

Mais alors, pourquoi a-t-on arrêté cette culture si elle est si bénéfique ? Hé bien simplement parce que ses rendements sont très aléatoires et qu’en plus en France il n’y avait pas de déboucher rémunérateur. Béatrice a décidé d’acheter les récoltes de ses producteurs partenaires 1,5 fois le prix du marché, pour les encourager à utiliser les vertus agronomiques de la féverole.

Les meringues véganes de la société Graine de Choc

Les meringues véganes de la société Graine de Choc

Les perspectives de Graine de Choc dans 5 ans…

Après la mise au point de la meringue, la prochaine étape dès 2020, sera la mise au point d’une gamme apéritive d’une part, et d’un substitut d’œuf 100% naturel, à base de féveroles. Le but est de permettre aussi bien au consommateur chez lui, qu’aux professionnels des métiers de bouche, d’avoir une préparation rapide et naturelle pour reproduire aussi bien une mayonnaise, qu’un clafoutis, une crème pâtissière ou des boulettes pour le repas.

« Il est important de travailler avec des produits locaux à faible impact environnemental et de se passer un peu des produits importés tels dérivés de coco, ainsi que des produits ultra-transformés. » – Béatrice Maire, fondatrice de la société Graine de Choc.

Des meringues certifiées véganes

Pour consolider son innovation, Béatrice Maire a reçu le soutien actif de l’organisme de certification EVE VEGAN. Ce label international d’origine française en charge du contrôle de la conformité des produits véganes n’hésite pas à offrir sa certification aux jeunes entrepreneurs qui inventent des solutions véganes à fort impact. Ce label sera à coup sûr un coup de pouce pour Graine de Choc, notamment auprès des distributeurs français et étranger attentifs à proposer des produits certifiés et approuvés. Vous pouvez donc retrouver toute la gamme végane certifiée sur le catalogue du label EVE VEGAN.

Aidez Graine de Choc a grandir

Graine de Choc c’est aussi un projet de financement sur la plateforme Miimosa. Vous êtes séduit par des meringues végétales ?  Alors réalisez des pré-commandes sur la page Miimosa de Graine de Choc et soutenez activement son développement.

https://www.miimosa.com/fr/projects/des-meringues-vegetales-a-base-de-feveroles-locales

Le site web de Graine de Choc

L’association Vegan France Interpro a mené à bien la toute première certification agricole « Standard Biocyclique Végétalien » au vignoble Château La Rayre à Colombier (24) – Dordogne. Ce n’est pas moins de 3 pays qui ont coopéré, France-Allemagne-Grèce, pour réaliser cet évènement historique dans l’histoire de l’agriculture végane en Europe.

Un évènement qui marque l’innovation agricole en France

Le premier audit de certification dit « ABV » a été réalisé le 23 aout dernier dans la propriété de Mr Vincent Vesselle située à Colombier, à 20 minutes de Bergerac. Les vins AOC Bergerac et AOC Monbazillac de Château la Rayre sont actuellement certifiés biologiques depuis 10 ans. Être compatible avec le standard européen « Agriculture Biologique » est un critère indispensable pour remplir les critères de l’Agriculture Biocyclique Végétalienne. Vincent Vesselle, propriétaire et vigneron indépendant certifié HVE (Haute Valeur Environnementale) est personnellement engagé de longue date dans une démarche écologique globale et à tout de suite proposé sa candidature pour devenir le premier opérateur ABV certifié en France.

« Après plus d’un an de préparation, nous avons pu réaliser notre projet de premier audit français Agriculture Biocyclique Végétalienne (ABV). Ce standard révolutionnaire (dans sa technique et sa philosophie) est une fabuleuse opportunité de développement écologique et durable. Les demandes pour ce standard sont déjà au rendez-vous. Des formations verront également le jour en 2019 pour les professionnels. » – Hélène Modrzejewski, présidente de l’association Vegan France Interpro.

L’ensemble des vins Château La Rayre dispose désormais du label EVE VEGAN et du label STANDARD BIOCYCLIQUE VEGETALIEN

Un standard déjà actif en Grèce et en Allemagne.

Le Standard Biocyclique Végétalien est un standard officiellement enregistré par l’IFOAM et décrit les principes d’une agriculture biologique et durable, circulaire et végétalienne. En Grèce et à Chypre il existe déjà une soixantaine de petites exploitations agricoles familiales. En Allemagne, c’est 6 exploitations adhérentes et la possibilité d’acheter les fruits et légumes sur le marché de Berlin.

C’est depuis février 2017, en collaboration avec l’association Vegan France Interpro, que le standard propose ces contenus et informations en français. Des sessions de formation au standard sont prévues en 2019 grâce à l’association française et au soutien du programme européen SAFE (voir ici) .

IFOAM est l’organisation internationale qui valide les standards officiels de l’agriculture biologique.

Les 4 piliers du Standard Biocyclique Végétalien

Une certification menée par l’organisme officiel français Expertise Végane Europe

Expertise Végane Europe (label EVE VEGAN) est un organisme français de contrôle et labellisation innovant spécialiste de la conformité végane fondé par Hélène Modrzejewski, présidente de l’association Vegan France Interpro. C’est entre autres grâce à l’expérience et aux moyens de cette organisme que la certification à pu avoir lieu.

Pour plus d’informations sur le Standard Biocyclique Végétalien, consultez le site internet : http://www.abv-france.org

Photos officielles de la certification ABV Chateau La Rayre :

Réunion dans les locaux de Château La Rayre avec Vincent Vesselle (prorietaire), Johannes Eisenbach (fondateur du standard) et Axel Anders (responsable développement international du standard)

L’auditeur EVE et Vincent Vesselle sur le domaine de Château La Rayre

Johannes Eisenbach analyse les propriétés du sol du domaine Château La Rayre

L’auditeur EVE et le propriétaire du Château La Rayre

Visite du Domaine Château La Rayre

Johannes Eisenbach validant la grille d’audit ABV

Domaine Château La Rayre

Photo : Château La Rayre

État des lieux : La certification vegan dans le monde

A l’heure actuelle la certification végane n’est ni obligatoire, ni encadrée par la loi. Par conséquent les entreprises ont le droit d’exploiter et créer leur propre pictogramme « VEGAN » pour leurs supports de vente. L’utilisation de l’allégation et termes vegan / végane n’étant pas réglementée, celle-ci peut donner lieu à des abus de langage et à de la publicité mensongère sans recours judiciaire pour les consommateurs abusés.

Les consommateurs doivent donc pour le moment apprendre à reconnaître les logos qui ont une valeur de contrôle (labels) et ceux qui n’ont qu’une valeur de communication (pictogramme). Les associations et entreprises qui proposent la certification travaillent à influencer positivement la réglementation européenne, en espérant qu’avec le développement des produits éthiques une législation incluant des contrôles avant et après la certification se concrétiseront.

Les 17 labels officiels internationaux

La certification des produits véganes est un service proposé par des organismes associatifs ou privés principalement basés en Europe mais aussi aux États-Unis, Canada, Japon ou bien Nouvelle-Zélande pour le plus récent. Ces organismes représentent les seuls experts crédibles en position de statuer sur la conformité des produits, en cela ils sont considérés comme « officiels » et indépendants. Ils représentent une valeur supérieure au simple pictogramme d’information car reconnus par la communauté végane internationale.  Voir schéma ci-dessous (source: http://vegan-labels.info/)

Le label français EVE VEGAN

Expertise Végane Europe, alias le label EVE VEGAN, est un organisme français de contrôle et de labellisation des produits véganes crée par l’association Vegan France Interpro. Ce label est applicable à tout type de produit : alimentation, alcool, cosmétiques , dispositifs médicaux ou bien textile. Ce service permet aux entreprises d’obtenir rapidement une preuve de conformité par un organisme indépendant et d’exploiter les circuits de distribution qui exigent cette certification. Ils existe en effet de nombreux avantages à afficher un label officiel plutôt qu’un pictogramme. En savoir plus

Le label EVE VEGAN, valable à l’international, délivré par l’organisme Expertise Végane Europe.

La certification agriculture végane dans le monde

Il existe également des labels réservés aux produits et matières premières issues de l’agriculture végétalienne. En France, Expertise Végane Europe dispose d’un agrément pour la certification des produits transformés à partir d’ingrédients issus du Standard Biocyclique Végétalien. C’est un label qui garanti une traçabilité végane depuis le champ jusqu’à l’assiette.

Fruits et légumes issus de l’agriculture biocyclique végétalienne. http://www.abv-france.org

Les produits affichent désormais « vegan » plutôt que « conviens aux végétaliens et véganes »

L’appellation « vegan » tend aujourd’hui à définir une qualité plutôt qu’un individu. Cette stratégie est exploitée par les marques au bénéfice d’une audience plus large qui ne concerne plus nécessairement les véganes mais aussi le public flexitarien (occasionnellement végétarien ou végétalien) En effet, les produits véganes intéressent et intéresseront toutes les tranches de population pour des raisons éthiques, de santé, écologiques.

Les produits estampillés « VEGAN » attirent toute sorte de consommateurs.

Attention aux confusions avec les pictogrammes

Les entreprises ayant la liberté de communiquer via des pictogrammes sans nécessairement obtenir une certification officielle plongent inévitablement les consommateurs dans la confusion. En effet, ces pictogrammes n’ont aucune valeur de garantie sinon de communication. Les consommateurs doivent préférer les produits certifiés afin d’avoir de meilleures garanties et inciter les entreprises à passer le contrôle officiel à défaut de réglementation.

Attention aux logos qui n’ont pas valeur de contrôle par un organisme de certification officiel indépendant.

Attention aux confusions avec les labels « cruelty-free »

L’interdiction de tester les cosmétiques sur les animaux vivants n’est pas une caractéristique propre aux produits véganes, ils sont aujourd’hui totalement interdits dans toute l’Union Européenne depuis la loi du 11 mars 2013. Cependant à la différence des labels VEGAN, les labels « cruelty free » ou « sans cruauté » s’attachent à garantir uniquement que le produits n’a pas engendré d’essais sur les animaux vivants. Paradoxalement ils ne garantissent pas nécessairement que ceux-ci n’utilisent pas d’ingrédients d’origine animale dans leur formulation.

Les différents labels VEGAN et CRUELTY FREE ET VEGAN (PETA) restent, autant que faire ce peut, les meilleurs labels à garantir le respect du « sans cruauté » et du véganisme.

Attention aux logos « cruelty free » ou « sans cruauté », ils ne garantissent pas nécessairement l’absence d’ingrédients d’origine animale.

Un marché en forte progression dans le monde occidental

Le marché des produits véganes est forte progression depuis ces 5 dernières années en Europe. Les industriels et les distributeurs sont de plus en plus nombreux à se lancer dans le marché, à l’image de l’enseigne Carrefour et sa gamme « Veggie » lancée en 2015 qui a vendu 2 millions de produits certifiés véganes et végétariens en 2016. (Source : Le Parisien le 6 juillet 2017) De grandes marques comme E Leclerc, Herta, Le Gaulois, Monoprix ou Super U se sont également lancées sur le marché des simili-carnés en 2016. Les simili-carnés sont des préparations traiteur (frais ou surgelé) qui ressemblent visuellement à de la viande  mais qui sont 100% végétariens ou végétaliens. Ils ont pour but de faciliter la transition des personnes souhaitant adopter une alimentation végétale sans changer leurs habitudes pratiques (aspect visuel, texture, mode de cuisson…). D’après une récente étude publiée par la marque anglaise V Bites, 83% des américains sont ouverts à consommer des plats sans viande en particulier s’ils ont le même gout et la même texture.

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