Heather Mills, célèbre végétalienne anglaise et fondatrice de la société VBites, a annoncé l’ouverture d’une nouvelle usine de plus de 35000 mètres carrés à Newcastle. Désormais surnommée la  « PlantBased Valley » ( La Vegan Silicon Valley pour son parallèle avec l’industrie de pointe de l’informatique), l’usine appartenait autrefois au géant des biens de consommation Procter & Gamble. Elle a fermé ses portes peu après avoir été rachetée par l’entreprise française de beauté Coty en 2017, entraînant la perte de plus de 400 emplois, selon le journal Chronicle Live.

La décision de Heather Mills d’acheter pour 6 millions de livres sterling pour le développement de sa firme (qui fabrique des alternatives à la viande, au poisson et aux produits laitiers ) pourrait entraîner la création de centaines de nouveaux emplois dans la région.

« C’est maintenant mon troisième achat d’usine dans le nord-est pour aider à créer plus d’emplois et à développer l’industrie alternative aux produits d’origine animale sans allergènes d’origine végétale, ainsi que le maquillage végétalien sans cruauté à base de micro-algues. Cet achat récent d’une usine qui est restée inoccupée pendant près de deux ans signifiera qu’elle créera plus d’emplois dans la région et nous pourrons incuber tous nos investissements dans VBITES Ventures pour les aider à étendre, fabriquer, distribuer et vendre dans 24 pays à travers le monde « a déclaré Mills dans un communiqué.

https://i.dailymail.co.uk/i/pix/2015/06/09/13/29726C5000000578-3116774-image-m-54_1433851340261.jpg

Heather Mills, fondatrice de la société VBites.

Depuis l’été dernier, Mills a acheté des usines vides dans le but de développer les activités de VBites et de redynamiser l’économie locale. Elle a acheté une ancienne usine de céréales Kellogg’s en juillet dernier. En novembre, elle a acheté une usine vide de chips Walkers à Peterlee, ce qui créera 300 nouveaux emplois. Le gouvernement local se félicite de l’achat.

 « C’est une bonne nouvelle qu’un de nos membres, VBites, un fabricant alimentaire innovant, soit le candidat préféré pour l’ancien site de Coty. Cet investissement créera de nouveaux emplois, ce qui est une excellente nouvelle pour notre économie et pour la main-d’œuvre locale qualifiée « , a déclaré Racherl Anderson, directeur adjoint des politiques à la North East England Chamber of Commerce.

 

heather mills

Un produit de la gamme VegiDeli de VBites.

Mills s’est passionné pour aider à soutenir l’économie face à Brexit et est une ardente défenseur des supermarchés qui soutiennent les entreprises britanniques.

« J’espère que les supermarchés et l’industrie des services alimentaires soutiendront l’industrie manufacturière britannique en ces temps difficiles et que la Grande-Bretagne pourra s’unir pour devenir un pays en plein essor dans le secteur des aliments et des boissons « , ajoute M. Mills.

La date d’ouverture de VBites’ PlantBased Valley sera prochainement annoncée par Heather Mills sur les réseaux sociaux.

 

Heather Mills, une femme d’affaire britannique engagée pour le véganisme

Heather Mills est une ex-mannequin britannique, ex-épouse du musicien Paul McCartney (ex-Beatles, célèbre végétarien) et ambassadrice des Nations unies pour la lutte contre les mises anti-personnel. Elle sera victime d’un accident de la route qui lui amènera à être amputée de la jambe gauche en 1993.

Résultat de recherche d'images pour "heather mills vbites"

Copyright (C) EliteBusiness Magazine

 

En 2005, Mills deviens mécène de l’organisation britannique de défense des droits des animaux Viva ! et de la Vegetarian and Vegan Foundation. En 2009, Mills ouvre ensuite son premier restaurant végétalien appelé VBites à Hove Lagoon, dans le Sussex. En mai 2013, elle vend les locaux du restaurant au producteur local Fatboy Slim et ouvre alors un nouveau VBites plus important à Brighton.

En 2009, Mills achète ensuite la société alimentaire végétalienne Redwood Foods qu’elle rebaptisera V’Bites Foods. Ensuite l’entreprise Corby, dans le Northamptonshire, qui vend 50 produits sans viande sous les marques Cheatin’, VegiDeli et Cheezly.

Mills porte de nombreux chapeaux, et le projet VBites n’est qu’un de ces nombreux projets. Elle est une coureuse de ski paralympique, détentrice du record du monde de la « Femme handicapée la plus rapide de la planète », militante pour le droit des animaux, femme d’affaires et entrepreneure prospère.

Résultat de recherche d'images pour "vbites logo"

Le site de l’entreprise : V’Bites

 

Article source par Kat Smith (Kat Smith) pour Livekindly

Article et traduction par Hélène Modrzejewski

Tout le monde a entendu parler de cryptomonnaie. Peut-être même en possédez-vous ? On y retrouve le fameux Bitcoin, Ethereum ou de plus petites monnaies, telles le Monacoin au Japon. Mais saviez-vous qu’il existe désormais une cryptomonnaie végane ?

L’investissements dans une cryptomonnaie peut avoir rebuté certains pour le manque de contrôle éthique liée à celles-ci. En effet, difficile d’y voir clair dans les notions telles le big data ou la blockchain. Avec VeganCoin, la maîtrise des investissements vous revient car elle est la seule cryptomonnaie sans souffrance animale (Cruelty Free Cryptocurrency).

Quelques définitions…

Cryptomonnaie : Une cryptomonnaie, dite aussi crypto actifs, crypto devise ou monnaie cryptographique, est une monnaie utilisable sur un réseau informatique décentralisé, de pair à pair. Elle intègre l’utilisateur dans les processus d’émission et de règlement des transactions.

Big Data : littéralement « grosses données », ou mégadonnées désignent des ensembles de données devenus si volumineux qu’ils dépassent l’intuition et les capacités humaines d’analyse et même celles des outils informatiques classiques de gestion de base de données ou de l’information.

Blockchain : littéralement chaîne de blocs, est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Techniquement, il s’agit d’une base de données distribuée dont les informations envoyées par les utilisateurs et les liens internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de temps réguliers en blocs, l’ensemble étant sécurisé par cryptographie, et formant ainsi une chaîne.

Cryptographie : discipline qui consiste à protéger des messages assurant confidentialité, authenticité et intégrité.

Qu’est-ce que la VeganCoin ?

La VeganCoin est la cryptomonnaie utilisée sur la blockchain VeganNation, basée en Israel mais qui fonctionne dans le monde entier puisque la blockchain offre aucune limite. Dans la blockchain, toutes les transactions sont enregistrées publiquement sur la chaine pour que les autres utilisateurs puissent la voir et la vérifier dans cette pratique que l’on appelle « miner » des cryptomonnaies.

Cela permet donc de s’assurer d’une totale transparence sur ce qui est acheté avec la VeganCoin et que ces achats sont éthiques. Ce système permet aux acheteurs de de s’assurer que leurs achats sont éthiques du début jusqu’à la fin de la transaction. Cela leurs permet d’acheter des produits sur une marketplace vegan et écologique, mais également auprès d’entreprises qui ont les mêmes critères. Il existe déjà des entreprises qui acceptent ces VeganCoin depuis le lancement et avant même d’en connaître la date. La plupart sont basés en Israël mais cela se développe partout dans le monde.

Vidéo publiée par Vegan Nation à propos du Vegan Coin :

Quels sont les autres bénéfices de la VeganCoin ?

VeganNation souhaite jouer un rôle majeur au sein du petit monde des cryptomonnaies. Le but étant de développer un crypto-écosystème complets pour les Véganes, les producteurs et distributeurs agroalimentaires éthiques ainsi que les consommateurs qui souhaite des achats éthiques. C’est pourquoi VeganNation développe en parallèle de cette marketplace en ligne, une plateforme pour commander des plats véganes en ligne, ainsi qu’un réseau social où es utilisateurs peuvent se connecter.

Dois-je investir dans cette cryptomonnaie ?

Pour le moment, il n’y a pas de bonne ou de mauvaises réponses. La communauté autour de la blockchain est toujours très petite et encore à la limite de l’économie générale. Certains pensent que c’est justement son attractivité et les premiers utilisateurs des cryptomonnaies comme le bitcoin étaient des personnes qui souhaitaient sortir du système traditionnel des banques. Ils souhaitaient reprendre le contrôle sur leurs finances, notamment après les crises financières de 2007 – 2008.

De nos jours, de plus en plus de personnes sont intéressées par les cryptomonnaies en y voyant un moyen d’investir plutôt qu’un changement de paradigme sociétal. Si c’est le cas pour vous et que vous pensez qu’il vaut mieux investir dans une entreprise qui a la même vision du monde que vous alors la VeganCoin est faite pour vous. Vous pourrez ainsi soutenir le développement des opportunités dans le monde des affaires véganes, permettre à la communauté de grandir et surtout vous assurer que vos achats soient en accord avec vos valeurs.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous connecter sur le site internet de VeganNation.

https://vegannation.io/?utm_source=cointelligence

Article traduit de l’anglais : https://www.peacefuldumpling.com/vegancoin

Sources définitions : Wikipédia.

Article par Florence Dusseaux, pour l’association Vegan France.

Cela peut paraître un peu effrayant mais vous n’êtes pas obligé d’être un super héros pour faire la différence. Parfois ce sont les petites choses que nous faisons dans la vie de tous les jours qui envoient des ondes de changement à travers le monde.

Jacqui Barnett, rédactrice pour le site TheVeganWoman.

« Je m’appelle Jacqui Barnett, je vis au Royaume-Uni. Je suis végétarienne depuis l’âge d’environ cinq ans, après avoir finalement demandé à mes parents de me dire d’où vient la viande. Je me souviens d’avoir été très curieuse parce que je pouvais comprendre que le lait et les œufs sortaient des animaux, mais il n’ y avait plus de « trous » dont on pouvait « sortir » la viande – et j’ai été désespérée de connaître la vérité. J’ai été végétarienne depuis ce moment-là, jusqu’ à ce que je me rende également compte il y a quelques années (duh!!!!) de la cruauté cachée des produits laitiers et des œufs. Alors le végétalisme est devenu la seule voie à suivre pour moi.

En plus d’écrire pour TheVeganWoman, j’enseigne le yoga, une méthode fantastique pour aider les pratiquants à devenir plus compatissants et plus conscients de toutes les façons – c’est bon pour tous les êtres avec qui nous partageons cette planète incroyable. »

Voici dix choses que VOUS pouvez faire tous les jours pour promouvoir le véganisme et les droits des animaux.

1. Informez-vous

Découvrez en quoi le véganisme aide les humains, les animaux et l’environnement.

Il y a tellement de bonnes raisons de devenir végane que l’on peut se demander pourquoi le reste de la planète n’a pas encore opté pour ce mode de vie. Partager des informations correctes et à jour, de façon créative, est une bonne façon de sensibiliser son entourage. Répondez calmement à toutes les questions, les débats et les inquiétudes que pourraient avoir les non-véganes sur ce mode de vie. De nombreux ouvrages très complets sur la question sont aujourd’hui disponibles dans toutes les bonnes librairies.

2. Restez toujours positif

Les gens sont en général attirés par les personnes positives et souhaitent les imiter.

Si vous êtes équilibré(e), joyeux(se) et en général plutôt agréable, les gens associeront ces qualités au véganisme. Adopter une attitude positive est également très important pour soi puisque nous avons souvent des mauvaises informations concernant l’exploitation animale avec lesquelles nous devons traiter (images violentes, désepoir, dégout, sentiment d’impuissance face aux actes de barbarie, etc). Si vous avez besoin d’un coup de pouce, rappelez-vous que vous avez toutes les raisons d’être heureux(se) et que vous pouvez obtenir de l’aide morale après d’autres végétalistes qui partagent les mêmes sentiments.

3. Soyez actif dans la mesure de vos possibilités et de vos compétences naturelles

Signez des pétitions, allez à des manifestations, envoyez des emails aux associations (poliment !), donnez un coup de main au refuges animaliers de votre région, adoptez des animaux qui ont été recueillis, dirigez un groupe végane, faites des dons aux associations, faites une collecte de fonds ou sensibilisez les gens de toutes les manières positives et efficaces possibles.

Parler aux gens de ces problèmes et leur proposer des alternatives sans cruauté animale est une bonne première approche pour faire rentrer les gens dans le mode de vie végane, de plus vous vous sentirez heureux d’avoir contribué à leur transition. Nous pouvons tous faire la différence, alors soyez actif dès aujourd’hui en faisant ce qui vous rend heureux et fier !

Participez à des événements que vous jugez utile pour l’information et la sensibilisation au respect des animaux.

4. Diffusez l’amour et la philosophie.

Organisez des repas véganes. Pour les grandes occasions, offrez des cadeaux et des sucreries végétaliennes à ceux que vous aimez – ou même pour aucune raison !

Beaucoup de personnes craignent que devenir végane signifie ne manger que des lentilles et de la salade. Il est de notre devoir de leur montrer que le véganisme peut être super et varié. Si quelqu’un vous invite à dîner, proposez de faire le dessert et épatez vos hôtes avec votre pudding végétal ! Présenter le mode de vie végane aux gens est une bonne façon de leur montrer qu’ils ne perdent rien à respecter les animaux.

5. Soyez fier

Essayez de ne pas faire la morale mais il est important d’être honnête et ouvert quant à ses convictions. Trouvez l’équilibre entre sensibiliser et aider les gens à comprendre la vérité sans vous aliéner pour autant. Rappellez-vous que vous n’êtes pas né(e) végane et le chemin que vous avez vous même parcouru pour y arriver, les difficulté rencontrées. Ce n’est pas facile mais vous n’êtes pas seul(e). Partagez vos bons tuyaux avec les autres véganes. Soyez fiers de ce que vous êtes et restez vrai envers vous-même.

Faites découvrir vos créations culinaires véganes à vos proches.

6. Imitez les véganes qui ont réussi.

Faites comme les autres véganes qui ont réussi à faire changer les mentalités.

Que ce soit des athlètes, des célébrités ou des politiciens, tant qu’ils obtiennent des résultats satisfaisants, vous pouvez apprendre de leur façon de communiquer et imiter les actions qu’ils mènent. Prenez pour exemple la dévotion des autres et utilisez-la pour promouvoir le véganisme ainsi que les droits des animaux, à votre façon.

7. Utilisez votre pouvoir de consommateur

Plus le terme « vegan » et les produits véganes seront demandés, plus vite ils seront fournis.

N’hésitez pas à demander poliment et agréablement des produits véganes partout où vous allez (les magasins, les cafés, les restaurants, les boulangeries, les magasins de chaussures, etc.) surtout dans les endroits où vous êtes au courant qu’ils ne proposent rien pour les véganes. Au lieu de demander d’un air confus ou de façon agressive, demandez simplement d’une façon positive et pleine d’espoir, et surtout n’oubliez pas de soutenir les marques véganes.

8. Ignorez les trolls

Ceux qui s’opposent catégoriquement à notre mode de vie ainsi que leurs raisons n’auront pour seul but que de nous blesser et de nous fâcher. Les trolls adorent attaquer les personnes qui selon eux menacent leur identité conditionnée. Cela vient souvent de la peur que leurs croyances soient fausses, donc ils se déchaînent afin de se réaffirmer. Essayer de raisonner ces personnes est hélas une peine perdue puisqu’ils resteront sur un point de vue négatif. Ils se complaisent à recevoir de l’attention et à blesser autrui, les ignorer est donc la pire punition qu’ils puissent avoir. Apprenez à reconnaître un troll et ne dépensez votre énergie ainsi que votre temps précieux à des activités qui en valent vraiment la peine.

9. Faites-vous des amis qui vous comprennent et qui partagent vos convictions.

Être entouré(e) d’autres personnes qui peuvent comprendre vos frustrations, vos joies et vos exploits en tant que végane est vital pour votre bien-être. Trouvez des rassemblements, allez à des salons et essayez des restaurants véganes. Ensemble, nous sommes plus forts, notre impact est plus grand et nous pouvons nous soutenir les uns les autres dans ce monde qui peut parfois nous paraître rude, insensible et délirant.

10. Prenez soin de vous.

Que ce soit se débarrasser du stress emmagasiné et de la frustration lors d’un cours de kickboxing, aller courir, regarder un film, faire du yoga, apprendre à méditer ou vous plonger dans un livre, faire régulièrement quelque chose qui vous fait du bien fera vraiment la différence sur votre qualité de vie et état d’esprit. Un moyen efficace de nous vider l’esprit peut être un moyen de sensibiliser et d’inspirer les choix consciencieux chez les autres.

Et la bonne nouvelle c’est que ça MARCHE ! La compassion est la force et ensemble nous sommes plus forts que jamais. Les véganes montrent au monde à quel point la bienveillance est la bonne voie à suivre. Si dans tous les cas vous ne choisissez de promouvoir le véganisme et les droits des animaux ne serait-ce que 5 minutes par jour, VOUS faites la différence. Alors continuez ainsi !

Article Par Jacqui Barnett Du Site TheVeganWoman.Com Traduction Par Vegan France.

Que signifie le terme « VEGAN » ? D’où Vient-il ?

Origine du terme « végane » en français : Ce terme officiellement enregistré par le dictionnaire français en 2015 (Le Petit Robert) est adapté de l’anglais « Vegan ». Son usage prédomine aujourd’hui l’utilisation de l’équivalent français « végétalien » par sa plus grande facilité de prononciation (terme plus court) et sa plus grande compatibilité internationale (forte influence d’Internet et des réseaux sociaux). Il est aujourd’hui convenu d’adapter l’orthographe « Vegan » et « Vegans » en Végane et Véganes (toujours au féminin).

Végane (l’individu) : Personne qui exclut, autant que possible en pratique, tout produit d’origine animale (végétalisme) et adopte un mode de vie respectueux des animaux (habillement, cosmétiques, loisirs…). Adj. Le mouvement végane, véganisme. (Définition Le Petit Robert 2015).

On entend par « origine animale » dans cette pratique les substances issues de l’élevage, de l’abattage, de la chasse et de la pêche.

Végane (le produit) : Produit exempt de toute substance d’origine animale, n’ayant fait appel à des agents techniques d’origine animale et n’ayant été testé d’aucune façon sur eux. La fabrication d’un produit explicitement végane impose la cherche d’exclusion, autant que possible, de toute forme de participation au commerce des animaux depuis sa formulation jusqu’à l’emballage.

Le véganisme s’attache à refuser la marchandisation des animaux, à savoir les produits issus de l’abattage, de l’élevage, de la chasse et de la pêche.

Les origines

Le terme anglais « veganism » est un dérivé du mot « vegan »[5] qui résulte quant à lui de la syncope du mot vegetarian[6]. La suppression des lettres centrales a été proposée en 1944 par le cofondateur de la Vegan Society, Donald Watson, après que la Vegetarian Society a refusé de faire la promotion d’un mode de vie sans produits laitiers dans son magazine.

Le mot vegan est ensuite utilisé en 1946 par Fay K. Henderson, qui publie le livre de cuisine Vegan recipes. Il faut attendre 1951 pour que la Vegan Society annonce une définition officielle[10] : « Une philosophie et façon de vivre qui cherche à exclure – autant que faire se peut – toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but, et par extension, faire la promotion du développement et l’usage d’alternatives sans exploitation animale, pour le bénéfice des humains, des animaux et de l’environnement […] » Extrait Wikipedia

Le véganisme, l’opportunité du prochain millénaire

Le véganisme trouve son origine dans des racines extrêmement anciennes; notamment au travers de cultures orientales et extrême-orientales.
Toujours d’actualité, le véganisme s’est peu à peu imposé comme une solution efficace face à des problèmes cruciaux : qu’ils soient éthiques, écologiques ou sanitaires.

Les animaux ne sont pas des objets, nos esclaves ou des déchets. Le véganisme vise à refuser leur marchandisation.

Esclaves et victimes des besoins de nos sociétés, ils sont l’objet d’expériences et d’exploitation massive. Ils assurent au quotidien nos « besoins » alimentaires, notre « confort » ou notre « divertissement ». La consommation organisée des animaux est devenue colossale et la violation de leurs droits fondamentaux systématique.

Une référence pour refaire la connexion : Earthlings, documentaire de Shaun Monson sur l’exploitation des animaux (narration M. Ginolin) : « Terriens » (Earthlings)

Autre référence « Si les abattoirs avaient des vitres, tout le monde deviendrait végétarien » avec Paul McCartney, musicien (The Beatles) pour l’association PETA ».« Si les abattoirs avaient des vitres »

Il existe d’autres avantages à refuser l’exploitation animale

Selon un rapport de l’ONU (Organisation des Nations-Unies) « Un changement global de l’alimentation mondiale vers une alimentation à dominance végétale est absolument vital pour sauver le monde de la faim, de la carence de carburant et le soustraire aux pires impacts du changement climatique. » Assessing the Environmental Impacts of Consumption and Production – Priority Products and Materials – p82 – 2010

« Choisir le véganisme, c’est faire le choix de limiter au quotidien son « empreinte », en adoptant des choix de consommation éthiques, respectueux du vivant et de la durabilité de son habitat. Si vous souhaitez avoir un impact positif pour les ANIMAUX, la préservation de la PLANÈTE et votre SANTÉ, LE VEGANISME EST LA SOLUTION ! »Association VEGAN IMPACT

« L’élevage et la pêche ont aujourd’hui des conséquences dramatiques pour les humains, les animaux et l’environnement. Des solutions existent mais vont à l’encontre d’intérêts économiques. » Association L214

 

Vidéo « Pourquoi ? Parce qu’eux. »

Vidéo de Jihem Doe, avec son aimable autorisation.

En savoir plus avec les Guides en ligne

En savoir plus sur la réalité de l’exploitation animale http://www.viande.info/

En savoir plus sur la philosophie végane http://vegfaq.org

Consultez également notre page Célébrités et véganisme

Consultez également notre page Ils sont végétariens et végétaliens depuis leur naissance.

Article par Blandine Varlez, pour Vegan France.

Quatre astuces qui vous aideront à garder vos relations avec vos amis et proches « non-véganes » par Maria Mooney.

Maria Mooney

« Certains pourront penser que le plus difficile en devenant végane est le changement de mode de vie et d’habitudes alimentaires que quelqu’un entreprend pour éviter la cruauté envers les animaux. Mais avec toutes les alternatives et ressources disponibles aujourd’hui, vous pourriez être surpris d’apprendre que le vrai challenge qu’affrontent les véganes est en fait d’essayer de préserver les relations établies avec des amis et proches non-véganes, et de gérer la peine à les voir soutenir la cruauté envers les animaux. »

Maria Mooney est végane et coach certifié en santé holistique, assistante de recherche/rédaction pour KrisCarr. com et rédactrice pour Ecorazzi & The Vegan Woman.

La vrai difficulté quand on est végane…

« La difficulté du véganisme ce n’est pas toujours de changer ses habitudes, mais bien souvent de réaliser que probablement la plupart de vos proches resterons volontairement sourds à la réalité des animaux d’exploitation par confort. Que faire lorsque vos amis ou famille ne sont pas intéressés par les conséquences de leur consommation d’animaux ? Comment réagir quand ils refusent d’en apprendre plus sur la manière dont les animaux sont traités à des fins de divertissement, et pourtant qu’ils emmènent leurs enfants au cirque, ou montent à dos d’éléphant durant leurs vacances en Thailande ? Comment conserver les relations importantes quand vos proches ne montrent pas de compassion ou peut-être même vous moquent d’avoir choisi de vivre comme vous vivez ? Que faire quand vous souffrez en pensant aux conséquences de leurs choix ? »

Voici quatre astuces pour garder ses relations avec sa famille et ses amis non-véganes.

Guider par l’exemple

J’ai fait changer plus de personnes vers le véganisme (ou pour un régime à base de végétaux du moins) que je ne peux compter, simplement en étant l’exemple vivant des bénéfices du véganisme, ou en montrant comme la vie végane peut être appréciable et facile.

Ne prêchez pas

Souvenez-vous, le véganisme concerne la non-violence et la compassion, et nous devons essayer au mieux d’exercer notre compassion envers nos amis humains autant qu’envers nos amis animaux non-humains. Utiliser l’offensive met généralement les gens sur la défensive, et au final le résultat peut être une concentration sur la défense de ses choix au lieu d’écouter ce que vous avez à dire.

Invitez vos amis ou vos proches à essayer de super restaurants véganes ou recevez-les pour essayer un délicieux repas végane que vous aurez préparé. Le résultat visé est de diriger les autres vers une vie basée sur le végétal, alors marchez doucement. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre mais avec du miel (mieux encore avec du sirop d’érable!).

Bien souvent défendre les droits des animaux n’est ni drôle ni facile.

Laissez le véganisme en dehors de certaines relations

Si vous voulez garder certaines relations, il vous faudra peut-être simplement faire connaître votre position, puis laisser votre véganisme à la porte en échangeant avec certaines personnes. Essayez peut-être de faire avec eux des activités qui ne tournent pas autour de la nourriture ou d’un potentiel conflit ou débat. Ce n’est peut-être pas idéal, mais certaines relations doivent juste être traitées avec des pincettes si vous tenez à elles. Si vous n’y tenez pas, alors sayonara !

Souvenez-vous que vous n’êtes pas né(e) végane

Je sais que c’est dur d’y repenser, mais il fut un temps où vous n’étiez pas végane. Et si vous avez été végane dès votre naissance, remerciez vos parents pour avoir été les pionniers de ce mode de vie, et considérez-vous chanceux. Nous avançons tous sur notre propre chemin de vie, et certains pourraient se préoccuper un peu tard du fait que le véganisme dans notre société moderne soit la seule vie éthique. On ne peut ni pousser ni tirer ni forcer les autres à se joindre au mouvement végane, mais nous pouvons éduquer paisiblement et montrer l’exemple dans l’espoir que leur temps viendra.

 

Article par Maria Mooney, traduction par Vegan France.

Annette Larkins (Miami, Floride) est en parfaite santé et ne prend pas d’aspirine. En fait, elle ne prend pas de médicaments du tout, du moins au sens classique moderne. Elle est un fanatique de la vraie médecine et de la vie: « Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament soit ta nourriture » dixit Hippocrate.

Sa mère et sa grand-mère sont toutes deux décédées du cancer du sein respectivement à 47 et 36 ans. Les deux sœurs de sa grand-mère sont mortes du cancer à un âge précoce et le diabète est déclaré dans sa famille…

Annette a adopté une alimentation végétalienne en réaction à ces expériences difficiles qui lui ont appris à quel point l’alimentation joue un rôle important pour la santé.

Annette, aujourdhui végétalienne, est d’abord devenue végétarienne dans les années soixante. Ensuite elle a décidé de ne plus consommer aucun produits issus des animaux. Elle fait pousser une pléthore de fruits, de légumes et d’herbes autour et à l’intérieur de sa maison. Elle recueille les eaux pluviales et produit des litres de jus de ce qu’elle génère. Elle mange essentiellement des fruits, des noix, des graines. La culture d’herbe de blé est l’une de ses spécialités. Elle la cultive et en boit le jus régulièrement.

Annette Larkins est aujourd’hui âgée de plus de 70 ans et interviens régulièrement dans les médias pour témoigner de son hygiène alimentaire et de son exceptionnelle conditions physique. Elle partage ses créations culinaire et astuces « raw vegan » sur le net.

Son site web: Annette Larkins

Sa page Facebook : Annette Larkins

Article par Vegan France.

Devenir végane est l’un des meilleurs choix que vous puissiez faire, mais cela peut être également un des choix les plus compliqué. Ajoutez-y votre partenaire et un mini-vous ou deux et vous vous demanderez probablement comment vous allez pouvoir vous en sortir. Alors avant que vous ne décidiez d’abandonner le projet, respirez un bon coup et lisez ces conseils qui vous aideront à devenir végane en famille. Courage !

A propos de l’auteur

Clare Crossan : Les choses les plus importantes que vous devez savoir sur moi sont : je suis végétalienne, et j’ai deux beaux fils végétaliens Alex et Finn.

J’ai suivi une diète végétarienne pendant de nombreuses années, je l’ai abandonnée, j’ y suis retournée et je me suis vite rendu compte que si j’avais à cœur de respecter les animaux, suivre un mode de vie végétalien complet était la seule option viable. Plus j’en apprends sur les bienfaits pour la santé d’un régime végétal et les inconvénients de la consommation de produits d’origine animale, plus je décide que mes deux garçons devraient m’accompagner dans mon voyage. Mon mari nous a suivis peu de temps après, alors nous vivons dans une famille entièrement végétalienne maintenant.

Nous avons eu des réactions intéressantes – certaines incroyablement positives, d’autres moins.

J’ai la chance de travailler à la maison en tant que rédactrice et blogueuse pigiste et j’aime passer tant de temps avec mes garçons et notre lapin Sid. Nous vivons à Glasgow, en Écosse, un endroit fantastique pour les végétaliens. Il y a une scène sociale végétalienne animée et la ville compte de nombreux restaurants et bars végétariens et végétariens.

Voici donc mes conseils :

1. Allez-y pas à pas et assurez-vous que tout le monde soit avec vous.

Tout d’abord, si vous rencontrez de la résistance de la part de votre moitié ou votre descendance, laissez leur du temps, ils ont peut-être besoin de réfléchir un peu plus longtemps au concept. Peut-être ont-ils également besoin de s’assurer qu’ils ne soient pas obligés de faire partie de quelques stéréotypes négatifs du végane pour mener un mode de vie végane. Ils ont peut-être besoin de goûter de délicieux cupcakes végétaliens ! Quoi qu’il en soit, façonnez vos propres plans pour véganiser votre vie et accepter que votre famille mette un petit peu plus de temps que vous pour se faire à cette idée.

Partez du principe que tout le monde est heureux lorsqu’ils prennent la décision de devenir végane, que vous n’avez pas besoin de vous jeter à l’eau d’un seul coup. Si vous pouvez faire la transition du jour au lendemain, tant mieux pour vous ! Mais si vous n’y arrivez pas, ne vous en voulez pas. Certaines personnes arrêtent d’abord la viande, puis les produits laitiers, puis les œufs, certains trient leur nourriture avant de véganiser leur salle de bain ou leurs vêtements. Les enfants en particulier, des petites créatures faites d’habitudes, s’en sortent beaucoup mieux avec des changements progressifs, mais vous connaissez vos enfants mieux que quiconque, faites juste ce qui est le mieux pour eux. Tant que vous visez vos buts, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire les choses.

2. Ayez toujours un arsenal de vos recettes familiales préférées sur vous.

Une des plus grandes peurs de ceux qui se « transitionnent » vers un régime alimentaire végétalien est qu’ils devront abandonner toute la nourriture qu’ils ont toujours adoré. Pas étonnant qu’ils soient embêtés !
Heureusement ce n’est pas le cas ! Les macaronis au fromage, les burgers et les frites, les pizzas, les plats au curry, les saucisses, les gâteaux, les cookies : Tout peut être véganisé, parfois très simplement. Montrez à votre famille que tout n’est pas que quinoa, tofu et chips de chou kale et vous verrez qu’ils appréhenderont un peu moins le changement.

3. Emmenez les enfants faire les courses avec vous.

Vous le faites probablement déjà selon l’âge de vos enfants (quelle est cette blague qui dit que faire des courses seule est pour une mère aussi bien que d’être en vacances ?) mais il est maintenant temps de vraiment les impliquer dans le processus d’achat des aliments. Laissez les prendre leur temps dans l’exploration des rayons des fruits et légumes et encouragez les à choisir quelque chose de nouveau et essayer. J’ai découvert qu’ils sont plus susceptibles à enquêter sur des nouveaux aliments s’ils sont aidés à choisir.

Pareillement lorsque vous rentrez à la maison, impliquez-les dans la sélection des recettes et à préparer les ingrédients. Mes garçons ont eu cette expérience la dernière fois quand je leur ai fait préparer leur jus vert. Chacun leur tour, ils ajoutaient des épinards, du céleri et d’autres légumes et ils étaient impatients de goûter ce jus quand il était prêt en dépit du fait que mon cadet ne se serait jamais amusé à manger des épinards avant ça.

4. Devenez un mini expert en nutrition.

Il y a 2 raisons pour lesquelles vous devez devenir un je-sais-tout en nutrition.
Premièrement et c’est le plus important vous devez garder en tête que vous abandonnez les groupes d’aliments majeurs quand vous choisissez de faire adopter un régime alimentaire végétalien à vos enfants. Bien sûr, les groupes d’aliments auxquels vous renoncez ne sont pas essentiels mais si comme moi vous avez été élevé dans l’idée que la viande est la meilleure source de protéines et qu’il n’y a rien de mieux que les produits laitiers pour ses apports en calcium, surtout concernant les enfants et leurs os qui grandissent rapidement. Vous vous ferez sans surprise à l’idée que les études actuelles montrent le contraire et qu’il y pleins d’autre sources végétales de calcium. Et saviez-vous que le brocoli contenait des protéines ? Qui l’eut cru, n’est-ce pas ?

Donc oui, vous devez connaître quelques principes de la nutrition végétale pour les enfants afin d’être sûr qu’ils aient tout ce dont ils aient besoin. La Vegan Society au Royaume Uni ou bien l’Association Végétarienne de France en France a quelques bons conseils pour l’éducation des enfants et des ressources nutritionnelles. Nourrir votre nourrisson/jeune enfant avec assurance par la diététicienne Sandra Hood a été ma bible dans les premiers jours. Le Comité des Médecins pour une Médecine Responsable, aux Etats-Unis, a également des bonnes ressources pour les parents souhaitant élever leurs enfants avec un régime végétalien.

Deuxièmement, vous allez faire face à des oppositions. La famille, des amis bienveillants, les médecins (qui s’avèrent ne pas s’y connaître en nutrition. Toutes mes excuses aux docteurs qui eux sont au parfum), tous fronceront les sourcils sur vos décisions ; néanmoins jusqu’à ce qu’ils voient que vos enfants s’épanouissent en étant végétalien, et que leur santé n’est pas plus décadente que les autres enfants (entre nous, avec tous les avantages à adopter un régime végétalien pour les enfants, ils seront probablement même en meilleure santé.) Ça vous aidera (et eux aussi) énormément si vous avez une réponse intelligente toute prête lorsque votre grand tante Peggy demandera  » Mais d’où est-ce qu’ils auront les protéines ?  » ou quand mamie insistera à dire que leur petit cerveau se ratatinera sans les omégas 3  » que l’on ne trouve que dans le poisson « .

5. Trouvez un praticien de santé sympathisant.

Si vous recherchez un pédiatre, contactez des groupes véganes locaux dont certains des membres seront apte à vous conseiller un médecin de famille sympathisant du mode de vie végane. Quand nous avons changé notre régime alimentaire j’étais un peu parano et je me demandais souvent si je faisais ce qu’il fallait. Commencer un journal alimentaire et discuter de l’alimentation des garçons avec ma diététicienne a été réconfortant et elle m’a également rassuré en m’assurant que nous faisions tout bien et évidemment ça m’a donné des bons arguments contre ceux qui tentaient de me questionner sur ma façon de nourrir mes enfants.

6. Notez les changements.

Puisque nous en sommes à parler de la santé des enfants, ça peut être grandement utile de noter tout ce qui change.
Peut-être que certaines personnes remarqueront des changements négatifs (et si cela arrive, allez vite voir un diététicien) mais vous serez plus susceptible de voir des changements positifs dans le comportement ainsi que dans la santé de votre enfant. Notez tout et jetez-y un coup d’œil dès que quelqu’un vous accusera que vous privez vos enfants ou vous traitera de fou/folle car vous ne laisserez pas le petit Joey manger une boite de nuggets de poulet.

Par exemple, avant d’arrêter de consommer des produits animaux, mon petit Alex était TOUJOURS malade, ce qui n’est pas hors du commun pour des jeunes enfants bien sûr. Otites, toux sévère, infections des voies respiratoires, de l’asthme aggravé par des toux constantes et les rhumes, des maux à l’estomac. Il m’est impossible de vous dire avec précision combien de fois cet enfant s’est vu prescrit des antibiotiques durant ses 3 premières années. Quelques semaines seulement après sa transition vers le véganisme, ses maux d’estomac avaient disparus, son eczéma s’était volatilisé et il n’a plus eu besoin de médicaments depuis (je touche du bois !).

Son petit frère (plus ou moins végétalien depuis sa naissance) n’est jamais allé chez le médecin avant ses 3 ans. Lorsque le médecin m’avait demandé à quels antibiotiques Finn était allergique, il était étonné d’apprendre qu’il n’en n’avait jamais pris, qu’il n’avait jamais été malade à ce point. Evidemment, tous deux ont eu des toux et de rhumes ainsi que des petites douleurs à l’estomac mais ils se sont toujours très vite remis, c’est vraiment incroyable. C’est ce qui me permet de continuer malgré les critiques !

7. Expliquer le véganisme de façon à ce que toute la famille comprenne.

Jusqu’à présent, nous n’avions vraiment regardé que la partie santé et alimentaire du véganisme mais lorsque vous faites des changements radicaux, il est également vital de se renseigner sur les effets psychologiques. L’aspect le plus important de tout ça est de vraiment expliquer POURQUOI est-ce que vous faites tous ces changements en famille. Comme nous le savons tous, ce qui nous a fait devenir végane est ce qui nous fait rester végane, et c’est la même chose pour les enfants.

Je ne vous suggère absolument pas de vous asseoir avec vos enfants devant la télévision et de regarder Earthlings pendant que vous grignotez des popcorns (sans beurre). Même si vos enfants sont plus âgés que les miens, vous risquerez de les effrayez à vie avec cette stratégie.
Il est, cependant, important de leur dire ce qu’il se passe dans les industries de viande et de produits laitiers. Vous connaissez votre enfant et vous savez ce qu’ils peuvent supporter ou ce qui peut être trop pour eux.

Pour mon aîné, qui avait 3 ans à l’époque de notre transition, ce fut très simple de lui expliquer que la viande venait des animaux, que les animaux étaient nos amis et que nous ne mangeons pas nos amis. J’allaitais son petit frère à cette époque donc nous avons donc discuté à quel point cela serait triste si des gens venaient prendre mon lait et le boiraient eux à la place de bébé Finn et que c’est ce qu’il se passait avec les mamans vaches. Les enfants un peu plus âgés se documentent très bien tout seuls sur internet ou grâce aux livres. Il y a pleins de ressources et bien entendu vous pouvez les guider dans la bonne direction pour être sûrs qu’ils soient protégés de certaines images choquantes.

8. Participez à rassemblements de familles véganes.

Ou organisez-en un s’il n’en existe pas près de chez vous. Les enfants ne veulent pas être différents, ils veulent simplement s’intégrer et être comme leurs amis. Malheureusement, à moins que vous n’éduquiez vos enfants à la maison, la plupart de leurs amis sont des mangeurs de viandes donc cela pourrait leur faire du bien de connaître d’autres enfants végétaliens. Grâce à internet, c’est maintenant plus facile d’être en contact avec d’autres familles véganes et même si il n’y en a pas dans votre entourage, vous pouvez toujours trouvez un correspondant végane à votre enfant ou trouver des groupes de partage sur Facebook sur ce thème.

9. Visitez un sanctuaire pour animaux ou adoptez un animal à la SPA

Visiter un sanctuaire animal est particulièrement pratique si vous vivez dans une maison sans animaux de compagnie et que vos enfants n’ont jamais vraiment été en contact avec les animaux. Voir la beauté dans d’autres créatures va les aider à comprendre pourquoi nous ne ferions rien qui ferait souffrir ces animaux, en particulier si le sanctuaire visité accueille des animaux qui finissent généralement dans les assiettes. Avoir un compagnon animal à la maison peut également être bénéfique pour apprendre à vos enfants que les animaux ont aussi des sentiments, et qu’ils, comme nous, veulent être heureux et aimés. Adopter dans un refuge vous gardera dans l’optique que vous pouvez faire la différence pour la vie de quelqu’un, que ce soit par l’adoption ou par les choix de nourriture que vous faites.

10. Détendez-vous. Vous faites quelque chose de merveilleux !

Entre toutes les inquiétudes de la transition vers un nouveau mode de vie, on peut facilement s’éloigner du pourquoi est-ce que nous faisons ça, et qu’est-ce qu’un mode de vie sans cruauté signifie pour vous. Rappelez-vous toujours des raisons pour lesquelles vous êtes devenu végane et pourquoi vous avez décidé d’être honnête avec vos enfants et votre famille. Sachez que vous n’êtes pas les premiers à devenir végane en famille et qu’il y a de nombreuses personnes qui seraient très heureux de partager avec vous leur expérience et de vous conseiller en groupes Facebook, forums, sites internet, blogs ou de partager avec vous des anecdotes personnelles, et que le nombre de familles qui vivent dans un mode de vie sans cruauté augmente chaque année.

Et pour finir, gardez en mémoire que des écarts arriveront. Même les adultes qui sont véganes depuis des dizaines d’années peuvent faire des erreurs, donc bien sûr les enfants aussi feront des erreurs. Ils pourront même décider qu’ils en ont marre d’être végane et tenteront de mordre dans des burgers ou des nuggets, surtout durant les premiers jours. La chose la plus importante est d’éviter de râler et de leur en vouloir pour ça. En faire quelque chose de grave ne va pas améliorer les choses et vos enfants ne vont en être que contrarié ou pourront vous en vouloir. Soyez plutôt patient, recherchez des façons de leur montrer à quel point votre mode de vie peut être amusant et est en adéquation avec leurs convictions.

Souvenez-vous que vous récompensez vos enfants avec des bienfaits inestimables qui les accompagneront pendant les années à venir.

 

Article Par Clare Crossan (TheVeganWoman.Com). Traduction Par Vegan France.

« Cela fait très longtemps que je suis végane, et pour anecdote, au début les gens ignorants du sujet allaient jusqu’à me demander si des produits tels que les bananes ou les avocats étaient véganes. Et je parle de gens sérieux. Bien qu’aujourd’hui beaucoup de choses se sont améliorés en terme de prise de conscience et d’éducation, les véganes constituent toujours une faible minorité et en tant que tels, il n’est pas rare qu’ils se retrouvent dans des situations embarrassantes socialement parlant.

Dans ce genre de situations certains feront au mieux preuve de maladresse et au pire, dans les cas les plus extrêmes, d’autres en arriveront à rompre des liens avec des personnes de leur entourage qui ne sont pas sensible au message délivré par le véganisme. Cependant avec un peu de pratique, il est tout à fait possible d’entretenir de bonnes relations et d’établir un dialogue réfléchi et respectueux avec les autres. »

A propos de Marla Rose

Marla Rose, co-créatrice du site VeganStreet.com

Marla Rose et son mari John Beske ont lancé l’idée de VeganStreet. com en 1997. Ils savaient qu’ils voulaient consacrer leur temps à la promotion du végétalisme. Vegan Street transmettait le sens de la communauté et l’esprit d’optimisme qu’ils ressentaient à l’égard de la compassion. En combinant leurs convictions au sujet du végétalisme avec leurs passions pour l’écriture, la communication et les arts, ils ont commencé à se tailler un véhicule parfait pour l’exprimer avec VeganStreet. com. Ils ont également organisé cinq conférences végétaliennes avant de co-fonder Chicago VeganMania, le plus grand festival végétalien gratuit de la région, qui a lieu chaque année et qui connaît une croissance rapide depuis 2009.

« Si nous sommes sincères dans notre volonté d’aider les gens à prendre conscience que le véganisme est un choix qui leur est accessible et surtout qui leur appartient, nous devons porter une grande attention à notre comportement en société. Les fêtes au bureau, les réunions de famille ou les restaurants entre amis sont autant d’événements quasiment inévitables dans notre société, mais toutes ces occasions ne doivent pas nécessairement mal se passer. En tant que véganes, comment pouvons nous faire en sorte de gérer ces situations avec sérénité, confiance et maîtrise de soi?

Afin de créer les meilleures conditions pour établir des interactions sociales positives avec les autres, j’ai inventé ce petit moyen mémotechnique dont vous pourrez vous souvenir, je l’ai nommé la méthode P.A.S.E pour Politesse, Affabilité, Sincérité, Encouragement. Politesse car personne n’a envie d’être traité grossièrement. Affabilité car amabilité, humour et chaleur auront un impact décisif sur l’attitude que les gens adopteront à votre égard. Sincérité parce que vous vous le devez à vous-même et à votre entourage. Encouragement parce que les gens seront plus enclins à essayer s’ils sentent que leurs efforts sont pris en compte et valorisés.

Que nous décidions d’y mettre du notre ou pas, je pense qu’il nous incombe à nous véganes de montrer l’exemple et de faire de notre mieux pour communiquer aux gens que le véganisme est quelque chose de joyeux et de facilement abordable. En effet, et tout le monde l’aura bien compris, la condition animale ne s’améliorera pas de si tôt si nous présentons le fait d’être végane comme une corvée difficile et ennuyeuse, ou encore si nous présentons les véganes comme des rabat-joies ou des grincheux. Si nous voulons nous montrer sous notre meilleure jour, nous pouvons agir concrètement en montrant aux sceptiques que le mode de vie végane nous réussit et qu’il se situe à mille lieux des préjugés communément admis. En un mot, surprenons les gens par notre charisme et inspirons-les, car la surprise est souvent le premier pas vers l’intérêt. Ne soyez pas un spectateur passif ou le rabat-joie de service que tout le monde cherche à éviter, à la place pratiquez la méthode P.A.S.E. Et pour ce faire voici maintenant mes suggestions concernant les obligations sociales incluant un repas avec des « non-véganes ».

Organisez-vous à l’avance.

Dans ce cas précis, planifier à l’avance impliquera très probablement de s’entretenir directement avec le gérant d’un restaurant, le traiteur, l’organisateur de soirée ou tout simplement l’hôte qui vous recevra, afin de lui expliquer poliment en quoi consiste votre régime alimentaire et ce faisant essayer de trouver un arrangement avec lui. De nos jours la plupart des restaurants, même les plus improbables, n’en sont pas à leur coup d’essai en ce qui concerne la préparation de repas véganes, cependant en dehors de l’industrie de la restauration il vous sera plus difficile des trouver des repas qui vous seront adaptés, en effet si vous êtes invité à une réception organisé par un particulier, le service ne disposera certainement pas de l’expérience d’un restaurant.

Au restaurant prenez connaissance du menu et demandez ce qui peut être fait : est-ce qu’il est possible d’enlever le fromage, est-ce qu’un plat peut être cuit avec de l’huile ou un bouillon végétal au lieu de beurre ? S’ils n’ont jamais eu à préparer des plats véganes auparavant et se sentent pris à défaut, faites leur part de vos suggestions en fonction de ce dont ils disposent, par exemple des légumes frits au wok avec du riz, ou des fajitas végétariens resteront toujours des alternatives facilement réalisables. Si par contre vous parlez avec l’hôte d’une soirée, en supposant que cette personne ne sait pas que vous êtes végane, tentez une approche calme, simple mais franche. L’hôte aimerait-il que vous rameniez vous-même un plat végane à partager ? Est-ce qu’il préférerait peut-être un plat, une recette, qui s’accommoderait ou compléterait le menu y apportant peut-être même une petite touche d’originalité?

C’est précisément ici qu’interviennent vos qualités humaines qui vous permettront de déterminer à quel moment il vous faudra vous impliquer et à partir de quel moment les choses seront entre de bonnes mains. Il est certain qu’au cours d’un tel repas tout ne sera pas forcément à votre convenance cependant grâce aux solutions que vous aurait apporté, vous ne serez pas obligé d’être dans la suspicion et le contrôle permanent. De par ma propre expérience, je dirais que la meilleure façon de se sentir à l’aise dans ce genre de situations reste la pratique.

Dites ce que vous pensez.

En complément du point précédent qui consistait à s’organiser à l’avance, faites-en sorte que vos besoins soient réellement respectés. En effet, il vous arrive certainement dans d’autres circonstances de la vie de devoir faire semblant par souci de commodité notamment, mais pourquoi feindre le contentement par de ternes considérations? Si votre voisin de table par exemple se voit servir un plat opulent, vous sentirez-vous à l’aise avec dans votre assiette une pomme de terre nature cuite au four? Je n’ai rien contre les pommes de terre cuites au four – pour être sincère les pommes de terre sont même parmi les légumes que je préfère mais alors que tout le monde sera en train de s’empiffrer sous vos yeux, de votre côté vous n’aurez certainement pas fière allure avec votre pomme de terre nature, est-ce réellement l’impression que vous souhaitez donner du véganisme ? Mais au-delà de l’impression que vous donneriez, seriez-vous vous-mêmes, personnellement satisfait d’une telle situation ? Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à exprimer vos besoins. Posez des questions : Pourrais-je avoir des légumes vapeurs avec ? Avez-vous de la sauce salsa ? Etc. De la même façon, si vous êtes invité à manger quelque part où votre régime végane ne sera pas pris en compte, vous vous le devez à vous-même d’expliquer à la personne qui vous invite pourquoi vous ne pouvez pas répondre positivement à son invitation.

Dans certaines situations vous pourrez proposer des alternatives (avec un groupe d’amis par exemple) mais dans d’autres vous ne pourrez pas (lorsque votre chef vous invite dans son restaurant à viandes favori, à l’occasion du repas annuel de votre société). Mais si vous avez la possibilité de proposer une ou des alternatives n’hésitez pas. Cependant n’oubliez surtout pas de rester courtois la politesse est un des piliers de la méthode P.A.S.E, tout comme l’est la sincérité.

Sortez le grand jeu !

Si vous êtes invité à une fête, où ce sont les convives qui ramènent chacun des plats, donnez-vous du mal à préparer et apporter le meilleur plat possible et tant qu’à faire amenez également un dessert! Si vous n’êtes pas un bon cuisinier ou si vous n’aimez pas cuisiner, apportez quelque chose de votre restaurant préféré ou confiez à l’un de vos amis disposant des compétences requises la tâche de vous confectionner des plats délicieux quitte à le payer ou à lui rendre un autre service en échange.

Par contre évitez le traditionnel sachet de chips, ou au moins ne le présentez pas comme végane. Par expérience je suis en mesure de dire que les plats véganes attrayants, colorés et réalisés à partir d’ingrédients peu communs sont les plus enclins à générer de vives discussions et à piquer au vif la curiosité des gens, amenez-en plein et apportez des réponses aux questions (qui ne manqueront pas) des gens.

Ne vous laissez pas faire.

Plaisanter de manière amicale est une chose, mais si les gens se mettent à se moquer de votre choix de vie végane ou sont insensibles à la cause animale vous n’avez pas à le tolérer. Si vous n’êtes pas à l’aise, n’entrez pas dans leur jeu. Mais si votre vivacité d’esprit le permet, recadrer les immédiatement. Dans la mesure où il n’a pas de véritables règles, si vous ne savez pas comment réagir, servez-vous de vos sentiments comme d’un baromètre. Comme je l’ai déjà dit plaisanter est une chose mais en aucun cas vous n’avez à tolérer les moqueries, l’humiliation et l’irrévérence.

Il est vrai que parfois il n’est pas simple de faire la différence, surtout si vous ne connaissez pas la personne. Si vous connaissez la personne et que vous jugez qu’elle a dépassé les bornes, j’ai trouvé qu’un simple contact visuel direct et appuyé, sans rien dire, sans sourire, et sans signe de connivence permet souvent de faire comprendre à celle-ci qu’elle est allée trop loin et elle finit même souvent par se sentir mal à l’aise et par s’excuser. Vous n’avez pas à lui répondre  » ce n’est rien  » si vous vous sentez blessé. Mais il n’est pas nécessaire non plus de vous laisser aller à la colère. Gardez la tête froide.

Exprimer une gratitude sincère pour les efforts fournit pour vous.

Lorsque qu’un hôte s’est véritablement donné du mal pour faire en sorte de vous proposer, un repas, en accord avec votre mode alimentaire, exprimez-lui une gratitude sincère. Même si le brocoli était trop cuit, l’houmous un peu hasardeux, les pâtes un peu trop ci et pas assez cela, dites merci. Soyez cordial et affable.

A EVITER

Prosélytisme et long discours.

En tant que romancière Margaret Atwood écrivait, « La vérité est rarement la bienvenue, et encore moins au cours d’un dîner. «  Il y aura toujours de meilleures opportunités pour parler des choses qui dérangent. Parler d’agriculture à quelqu’un alors qu’il est sur le point de manger un hamburger, n’est et vous l’aurez compris, certainement pas une bonne façon de faire passer vos idées. Même si au cours d’un repas à plusieurs on vous demande pourquoi vous ne consommez pas de viande (ou d’autres produits d’origine animale), ne répondez jamais tout de suite. Lorsque cela m’arrive, je réponds habituellement  » J’adorerais parler de cela avec toi, après le dîner ça te vas ? « . Il n’est bien évidemment pas question ici d’éviter le sujet, mais simplement d’optimiser les chances que votre message soit mieux perçu.

Aller contre ses principes par politesse.

Ne dites jamais que quelque chose est en ordre si ce n’est pas effectivement le cas. Ne mangez par exemple pas le gâteau (contenant des œufs et du lait) préparé par votre grand-mère juste pour lui faire plaisir. Par expérience, je peux vous dire que lorsque vous essayer d’être un végane complaisant et que vous renoncez à vos principes ne serait-ce qu’occasionnellement, les gens vont attendre de vous premièrement, que vous recommenciez à chaque fois et deuxièmement, vont repousser toujours davantage les limites de l’acceptable. Une année ça sera,  » je t’ai commandé les patates au four pour le repas de noël du bureau  » et la suivante vous aurez le droit à  » Peut-être que tu pourrais nous rejoindre prendre un verre après le repas parce que nous irons dans un restaurant à huîtres. » Refusez d’être traité ainsi.

Etre aigri, renfermé, se sentir exclu.

Dans des situations sociales comme celles dont j’ai parlé, certaines personnes auront vraisemblablement tendance à être nerveuses et à se sentir jugés. Faîtes de votre mieux pour inspirer un état de calme, de sérénité et de gaieté. Même si vous avez le souvenir de mauvaises expériences passées, faites de votre mieux pour vous montrer sous votre meilleur jour.

Lorsqu’il est question d’interactions sociales, la plupart de nos réussites dépendent du fait de ne pas être un spectateur passif, espérant au petit bonheur la chance que tout s’arrangera de soi même, où alors d’une manière cynique à espérer que non, elles ne s’arrangeront pas. Avec la méthode P.A.S.E, vous augmenter vos chances d’être pris au sérieux et considéré en tant que végane et ce, en ne reniant ni vos valeurs, ni vos principes. Au bout du compte, avec la méthode P.A.S.E, nous avons tous les atouts en main pour donner une impression positive de nous et du véganisme mais aussi de paraître moins intimidant et plus apte à créer des liens amicaux, ce qui est primordial si l’on souhaiter que les gens prennent notre message au sérieux. « 

Article Par Marla Rose Pour Le Site VeganStreet.Com. Traduction Par Vegan France.

Tal Gilboa, une activiste végane remporte la saison 2014 de Big Brother, son opposant en finale l’est aussi !

Tal Gilboa, l’une des plus influentes activistes du droit des animaux en Israël, remporte Big Brother amenant ainsi le véganisme à la lumière du grand public. 2014 est sans conteste l’année qui marque l’apogée du véganisme en Israël, après que des enquêtes auprès de la population aient démontrés de manière récurrente qu’Israël venait de franchir un pas décisif dans l’accession au statut de première nation végétaliste du monde.

L’activiste végane Tal Gilboa, et son opposant en finale, Eldad végane également, ici dans l’attente de la désignation du vainqueur. (Image : capture d’écran, Big Brother Israël.)

Ainsi, en cette soirée du 30 août 2014, une influente activiste végane a remporté la finale de Big Brother en faisant ainsi du véganisme un thème incontournable du grand public. Tout au long de la saison, Tal s’est exprimé clairement et avec conviction au sujet de la souffrance animale dans les différentes industries qui vivent de son exploitation et a invité les téléspectateurs à oser faire le premier pas vers un style de vie végane. Quatre des 18 occupants de la maison l’ont suivi dans sa démarche, l’un deux arrivant même en finale. Quelques instants avant d’annoncer le grand vainqueur de la saison le présentateur de l’émission a déclaré que peu importe lequel des deux serait le grand gagnant, il serait quoi qu’il arrive végane.

60% des téléspectateurs de Big Brother font état d’un changement dans leurs habitudes alimentaires.

Grâce à la participation de Tal à l’émission, le véganisme est devenu pour une grande partie de la population un sujet de premier plan que l’on aborde même désormais devant la machine à café de son lieu de travail.

Une enquête récente parue dans le magazine financier israélien, Globes a révélée que 49% des téléspectateurs de l’émission de télé-réalité Big Brother (qui est considérée comme l’émission de divertissement la plus regardée dans le pays) se sont mis à considérer sous un autre angle la souffrance endurée par les animaux destinés à l’industrie de la viande et cela après avoir été exposé au message de Tal et aux informations qu’elle a délivrée durant la saison de diffusion de l’émission.

Et ce n’est pas tout. Peut-être que le chiffre le plus incroyable qu’a révélé l’enquête était que pas moins d’un impressionnant chiffre de 60% des spectateurs ont déclarés qu’ils comptaient changer ou qu’ils avaient déjà effectués des changements dans leurs habitudes alimentaires, ce qui les rapproche d’autant plus d’un style de vie végane.

Du jamais vu à heure de grande écoute

Pleurant en regardant ce que les animaux endurent dans l’industrie alimentaire : Les occupants de la maison n’ont pu s’empêcher de pleurer lorsqu’ils ont été confrontés à la cruauté de l’industrie de la viande, des œufs et du lait !

Ceux qui ont suivi cette saison de Big Brother ont pu voir venir ce changement intervenir dans l’opinion du public. Dès le tout début de la saison, la production de Big Brother, ayant déclaré qu’elle ne croyait pas que la candidate végane tiendrait plus de quelques semaines dans la maison, a délibérément cherché à la faire craquer en la soumettant à diverses épreuves dans lesquelles elle s’est retrouvée en situation de vulnérabilité.

Les choses ont commencé en fanfare lorsque la production a présenté l’un des participants comme étant un éleveur bovins; sans que ni Tal ni les autres locataires ne soient mis au courant du fait qu’en réalité, c’était un acteur engagé par la production, dont le rôle était de provoquer et de pousser à bout la participante végane, jusqu’à ce que l’un des événements les plus marquants de la saison survint : une conversation à cœur ouvert, yeux dans les yeux avec le soi-disant éleveur. Un des autres moments marquants, qui en bien des façons à définitivement changé ce spectacle de télé-réalité par rapport à ce que nous en connaissions, survint lorsque la production à introduit dans la maison l’ami végane de Tal. L’ami militant de Tal a parlé de véganisme devant les résidents de la maison et leur a projeté une vidéo poignante montrant la vérité se cachant derrière l’industrie des œufs, de la viande et des produits laitiers, après quoi certains des résidents ont littéralement fondu en larmes. Une longue séquence de cette scène, incluant certaines parties de la vidéo projetée aux résidents, fut alors retransmise à des millions de spectateurs de tous âges au cours de l’émission. Ce fut là incontestablement un moment d’une extrême importance pour le mouvement végane.

Le grand gagnant de la saison : Le véganisme

De semaine en semaine, la loyauté de Tal envers ses principes et son dévouement à porter toujours plus avant le message de la compassion, lui ont fait gagné de nombreux supporters. Cependant personne n’aurait pu imaginer, pas même ses plus grands admirateurs au sein de la communauté végane, qu’elle réussirait au niveau où elle l’a fait à se faire  » adopter  » par le grand public, en influençant tant de gens quant à la manière de percevoir les victimes sans voix des industries basées sur l’exploitation animale.

Juste avant que Tal ne sorte de la maison en tant que gagnante de la saison, Yoram Zack, le directeur de la production a prononcé le discours suivant devant des millions de téléspectateurs :  » Tal vous êtes la gagnante de la sixième saison de Big Brother, et la mère de trois filles étonnantes qui comme vous ont été prêtes à sacrifier leurs propres désirs pour aider les autres. Il y a de cela 109 jours vous êtes entrée dans la maison pour accomplir une tâche. Vous êtes venue ici pour servir de voix à ceux qui ne peuvent parler. Dès ce tout premier instant, vous nous avez exposé à un monde d’éthique et de valeurs dont nous n’avions pas conscience jusqu’ici.

Trois mots vous ont guidés durant votre séjour dans la maison de Big Brother : Justice, Compassion, Véganisme. Vous avez poursuivi la justice et à chaque fois que vous avez du faire face à l’injustice vous vous êtes élevée pour lutter contre celle-ci.Votre compassion a été démontrée à tous ceux dans la maison qui nécessitait aide et soutien. Et en ce qui concerne le veganisme, Tal vous n’avez pas même idée de ce qui s’est passé dans le pays pendant que vous étiez dans la maison. Tout ce que vous demandiez était de faire prendre conscience aux gens de la souffrance animale dans l’industrie alimentaire, mais vous avez fait bien plus que cela. Vous avez gagné ce soir, et cela aurait été merveilleux si quelqu’un avait eu la capacité de faire comprendre cela aux animaux, car votre victoire est aussi leur victoire.  »

Félicitations à Tal pour sa victoire. Il ne fait aucun doute qu’elle a fourni un exceptionnel plaidoyer touchant et changeant la vie de beaucoup et ce par l’intermédiaire d’un spectacle télévisé. Elle a fait et continuera indubitablement de faire une différence.

Article TheVeganWoman traduit par Vegan France.

Tapez ce que vous recherchez et appuyez sur la touche Entrée