Victoire pour le Veggie-Burger et les produits alternatifs à la viande

UN BREF RAPPEL
Dans nos derniers articles, nous avons fait état d’un vote qui devait avoir lieu en octobre sur la dénomination des produits végétaliens et végétariens. Deux amendements ont été soumis au vote, l’un concernant spécifiquement la dénomination des produits similaires à la viande tels que les steaks et les saucisses à base de plantes (amendement 165), qui, s’il est adopté, interdira l’utilisation de ces termes. Le second (amendement 171) visait à restreindre davantage l’étiquetage des substituts de produits laitiers à base de plantes. Ces amendements s’inscrivaient dans le contexte plus large de la réforme de la politique agricole commune (PAC) et avaient été votés à l’origine par la commission AGRI de la précédente législature du Parlement européen.

LE RÉSULTAT DU VOTE SUR LES BURGERS VÉGÉTARIENS
Vegan France a suivi de près le désormais tristement célèbre dossier du « veggie-burger » depuis le tout début et a participé à l’envoi plusieurs lettres conjointes à la Commission européenne à ce sujet. Le vote final en plénière sur les amendements 165 et 171 a eu lieu le 23 octobre 2020. Alors que l’amendement 165 concernant la dénomination des produits de type viande a été rejeté par le Parlement européen, l’amendement 171 limitant l’utilisation de termes liés au lait pour leurs alternatives végétales a en revanche été adopté par le Parlement européen.

Nous en avions également parlé, la pétition lancée par ProVeg en octobre a réussi à rassembler 276 000 signatures pour un objectif de 150 000, la question de l’interdiction du veggie-burger a semble t’il mobilisé le grand public.

REACTION DE VEGAN FRANCE
Vegan France se félicite vivement du rejet de l’amendement 165, qui constitue une mesure qui protège les consommateurs contre toute tromperie, puisqu’ils peuvent continuer à acheter des produits étiquetés selon des termes qu’ils connaissent bien, et qui montre un soutien clair en faveur de solutions de remplacement plus durables. Vegan France déplore toutefois que l’amendement 171 ait été adopté, restreignant ainsi davantage l’utilisation de termes faisant référence aux produits laitiers sur l’emballage alimentaire des substituts de produits laitiers. Cet amendement entraînera une plus grande confusion et ne protège pas tout un segment des consommateurs européens.

Nous tenons à remercier l’action de notre partenaire SAFE qui a mené à bien la communication de cette question auprès des parlementaires dans sa mission de protection des consommateurs.

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